Cafpi plaide pour une réforme des aides à l’accession plus efficace et moins coûteuse Certaines mesures destinées à encourager l’accession ont en fait participé à la hausse des prix.

Alors que le projet gouvernemental de réforme des aides à l’accession sera présenté à la rentrée, les professionnels de l’immobilier livrent au fur et à mesure leurs impressions sur les mesures dévoilées. Alors par exemple que la FNAIM demande le maintien des aides dans l’ancien et notamment du prêt à taux zéro, le courtier en crédit Cafpi aimerait pour sa part en savoir plus sur les évolutions annoncées. Concernant le PEL (Plan Epargne Logement), « pour l’instant, c’est le flou artistique », estime le courtier. Au sujet de la refonte des APL, leur extension « à la sécurisation du parcours résidentiel devrait permettre aux banques de se prémunir contre les risques de défaillance des acquéreurs. Cette mesure les rendra peut-être plus souples vis-à-vis de certains profils mais le financement du logement étant privé, les banques ont depuis longtemps toute liberté pour exclure du crédit les clients qui ne les intéressent pas », souligne Cafpi. Concernant le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, si sa suppression trouve grâce aux yeux du courtier car non pris en compte dans les plans de financement par les banques, la poursuite d’une aide similaire au prêt à taux zéro suscite moins d’enthousiasme : le PTZ « a surtout maintenu artificiellement le pouvoir d’achat logement des primo-accédants et son bénéfice au final est peu probant si ce n’est pour les vendeurs qui ont profité de cette aubaine pour pouvoir vendre leurs biens plus chers », dénonce Cafpi.

Pour le courtier, deux segments de marché sont à ne pas négliger. Tout d’abord l’ancien : « Il est essentiel que le logement ancien soit englobé dans le dispositif. De manière générale, et encore plus aujourd’hui avec la pénurie de logements neufs, le marché de l’ancien est le fer de lance des transactions immobilières », indique Philippe Taboret, Directeur Général de Cafpi. Et ensuite les classes moyennes, les aides ne devant pas être seulement réservées aux plus modestes : « Chaque maillon est important et l’habitat classique qui attire les classes moyennes, ne doit pas être oublié », précise Philippe Taboret. Seule solution pour détendre le marché, « faire baisser les prix en produisant du logement », notamment social, « pour avoir une offre supérieure à la demande, ouvrant l’accession à la propriété au plus grand nombre ». Faute d’une vraie politique de construction, le courtier considère que ce sont les taux et les conditions de crédit qui jouent le rôle d’arbitre. « Ces conditions restent exceptionnelles pour quelques mois encore. C’est vraiment le moment d’acheter, d’autant que la réforme des aides au logement va restreindre le champ des acquéreurs susceptibles d’en bénéficier », estime Philippe Taboret.

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