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Pourquoi utiliser un courtier pour votre crédit (au Maroc!) ?

Les courtier en crédit sont ce que l’on appelle dans le milieu financier des IOB, c’est à dire des intermédiaires en opérations bancaires. Mais quel est l’intérêt de se servir des services d’un courtier en crédit pour financer eu mieux vos projets ? Pourquoi auriez vous plutôt intérêt de demander l’aide d’un courtier pour choisir votre crédit ?

Le courtier a des contacts et des partenariats qui lui donnent la possibilité d’obtenir des tarifs vraiment avantageux pour ses clients. Seul, vous ne pourrez jamais espérer pouvoir négocier des taux aussi avantageux que ceux proposés par ces experts du crédit.

Le courtier va vite et c’est normal c’est son métier. Il sait qui contacter pour obtenir les meilleurs taux du moment. Quand il vous faudrait des semaines pour vous renseigner sur les offres de organismes bancaires et le comparer, il ne faudrait qu’une demi-journée. Un vrai gain de temps pour avoir un crédit rapidement ! Son expérience et ses connaissances du milieu bancaire lui donnent toutes les cartes pour obtenir les meilleures conditions pour votre dossier de crédit. Les banques se sont engagés à donner une réponse rapide aux courtier pour traiter les dossiers de demande de prêt au plus vite et le courtier n’aura aucune crainte harceler les banques pour obtenir une réponse rapidement.

Les banques s’engagent également à répondre rapidement à un courtier, et un courtier n’hésitera pas à insister pour obtenir des réponses rapidement.

Le courtier défendra votre dossier, même si celui-ci n’est pas parfait il saura trouver les arguments pour convaincre les banques. Vous aurez beaucoup plus de mal à soutenir votre dossier, surtout si vous manquez de confiance en vous !

Le courtier est indépendant, son objectif sera donc tourné vers le client et non de servir les intérêts des banques. Son avis neutre et objectif pourra être rassurant pour un emprunteur qui n’a pas confiance dans les paroles des banquiers.

Les courtiers en ligne sont très accessibles et c’est extrêmement simple de les solliciter. Il proposent souvent de nombreux services en ligne gratuits pour vous accompagner dans vos démarches.

En ce qui concerne les services annexes comme les assurances, c’est lui aussi qui vous dénichera les meilleurs plan. Que demander de plus ?

Mais attentions tous les courtiers ne se valent pas. Notre avis est de se fier aux retours des internautes et les meilleurs courtiers sont sans nul doute : Empruntis, Meilleur taux, ACE, Cafpi,…
(source : avis crédit )


Et au Maroc ?
Le seul “vrais” courtier crédible et multi-banque implanté est CAFPI Maroc, avec des agences à Casablanca et Marrakech et des courtiers dispo sur l’ensemble du territoire ( www.cafpi.ma ).


Le Trésor marocain renoue avec le financement à long terme après 3 ans d’absence, en lançant des emprunts long termes pour se financer

Une nouvelle peut-être un peu surprenant, désolé si elle est trop technique….

Il a levé le 9 février 100 MDH sur 10 ans à 4,14%. Une première opération test.

Jusque-là, il refusait de le faire pour ne pas impacter à la hausse les taux variables des crédits immobiliers aux particuliers.

Un arrêté signé par le ministre des finances pour déconnecter les taux variables des taux des Bons du Trésor à long terme.


Cela n’était pas arrivé depuis presque trois ans : le Trésor vient de lever 100 MDH sur 10 ans, lors de la séance d’adjudication des bons du Trésor du 9 février. Dans l’absolu, une telle opération relève du fonctionnement normal du marché. Mais dans le cas d’espèce, il s’agit bel et bien d’un fait marquant pour la simple raison que, depuis mars 2007, le Trésor s’abstenait d’emprunter sur les maturités longues dans le but de ne pas impacter à la hausse les taux des crédits à l’économie, notamment les crédits immobiliers à taux variable. Auprès de la direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE), on reconnaît, en effet, qu’on «ne voulait pas lever des fonds à maturité longue pour ne pas impacter les taux variables d’autant plus que les investisseurs nous proposaient des taux anormalement élevés». Cela aurait mathématiquement et immédiatement engendré une hausse des taux variables appliqués par les banques aux crédits immobiliers accordés aux particuliers pour la simple raison que ces taux étaient jusque-là indexés sur les taux moyens pondérés (TMP) des bons du Trésor à 10 et 15 ans sur les six derniers mois. Du coup, le Trésor était devant un choix difficile : soit lever des fonds à des taux élevés et faire flamber les mensualités des crédits immobiliers, soit s’abstenir.


Or, cette récente levée de fonds s’est traduite par l’augmentation de 74 points de base du taux des bons du Trésor à 10 ans, qui est désormais de 4,14%. Va-t-on donc assister à une hausse mécanique des traites mensuelles des prêts immobiliers le semestre prochain ? Heureusement non. Car parallèlement à la levée du Trésor, le ministre de l’économie et des finances vient de signer un arrêté modifiant justement le mode d’indexation des taux des crédits immobiliers et qui sera soumis début mars au Conseil de la monnaie et du crédit. La nouvelle formule n’a pas encore été rendue publique, mais l’on sait déjà que les taux des crédits auront très prochainement une nouvelle référence monétaire indépendante de la politique de financement de l’Etat, et que le Trésor retrouvera, à travers la désindexation des taux aux bons du Trésor, sa liberté pour financer ses besoins longs avec les lignes de financement appropriées. Pour comprendre toute la problématique qui entourait le financement du Trésor, un retour en arrière s’impose.

En 2006, le circuit monétaire national était toujours structurellement liquide, avec un excédent permanent de plusieurs milliards de DH. Cette situation, qui durait depuis l’année 2000, a favorisé une détente des taux des bons du Trésor et a permis à ce dernier de se financer, même à long terme, avec des conditions de taux très avantageuses. Cette baisse a d’ailleurs automatiquement profité aux crédits à l’économie, notamment les crédits immobiliers, dont les taux ont également fortement baissé.



Le niveau des taux primaires était dépassé

Ainsi, à son point le plus bas, qui est d’ailleurs toujours en vigueur, le taux d’intérêt plancher des crédits immobiliers à long terme (qui représentent plus de 90% de l’encours global des crédits immobiliers aux particuliers) était de 5,07% hors taxe (ce taux n’est plus accordé systématiquement, les banques ayant décidé de leur propre chef de le relever de quelques points de base selon le profil du client). Ce taux plancher est composé du TMP des bons du Trésor à 10 et 15 ans, soit 3,57%, et d’une marge commerciale minimale appliquée par les banques de 1,5%.


Jusqu’à fin 2006, il n’y avait donc rien à craindre. Or, à l’entame de l’année 2007, le circuit monétaire a connu un bouleversement majeur. Le marché est passé d’une situation structurellement excédentaire à une situation structurellement déficitaire, conséquence d’un assèchement de liquidités intervenu suite à l’aggravation du déficit de la balance commerciale. Du coup, les taux d’intérêt sur le marché secondaire des bons du Trésor (compartiment d’échanges entre investisseurs) ont subi une forte correction à la hausse. Une hausse qui s’est poursuivie jusqu’à fin 2008 et qui a poussé le taux de la maturité 10 ans jusqu’à 4,48%. Ceci alors que sur le marché primaire (celui des adjudications), le taux de la même maturité est resté à son niveau de mars 2007, 3,40%, soit un écart de 108 points de base. En effet, en constatant la hausse des taux sur le marché secondaire, le Trésor ne voulait plus lever sur les maturités longues pour ne pas impacter à la hausse les taux des crédits immobiliers.



Une nouvelle formule plus rationnelle pour les taux

Dans cette situation, le Trésor se trouvait bloqué. Il était en effet contraint de financer ses besoins par des émissions courtes, alors qu’une bonne partie de ses dépenses étaient de long terme. En 2007, ses levées à long terme représentaient près de 20% du montant total des adjudications, sachant qu’il n’a agi sur les échéances longues que durant les deux premiers mois de l’année. Depuis, il a laissé de côté les maturités longues, si bien qu’en 2008, par exemple, 95% de ses levées concernaient le court terme. En parallèle, les besoins du Trésor se sont accentués pour passer de 39 milliards de DH en 2007 à plus de 55 milliards en 2009, soit une évolution de 42% due essentiellement à l’augmentation des dépenses d’investissement de l’Etat (elles ont grimpé de 37% en 2007, de 16% en 2008 et de 25% en 2009).



Des ressources à long terme mais pas à n’importe quel prix !

Mais ce n’est pas tout. A la direction du Trésor, on explique aussi que ses besoins ne sont pas le seul facteur explicatif de ce retour sur les longues maturités : «Beaucoup d’acteurs institutionnels, notamment les gestionnaires de régimes de retraites, cherchent aujourd’hui des placements sûrs à long terme qu’ils ne trouvent pas sur le marché. Les bons du Trésor à 10 ans et plus répondent à leurs besoins». Certes, pour le moment, il n’a fait que tester le marché avec sa levée de 100 MDH. Ce qui est normal vu son absence prolongée au cours des dernières années qui a suscité la prudence et le manque de visibilité des investisseurs. Mais selon certains opérateurs financiers, le Trésor ne va pas tarder à marquer son retour sur les maturités longues, compte tenu de l’importance de ses besoins et des remboursements de dette qu’il sera amené à effectuer cette année (estimés à 70 milliards de DH). A la DTFE, on confirme que le Trésor reviendra progressivement sur le long terme mais, prévient-on, «pas à n’importe quel prix !». Un haut responsable de la direction espère en tout cas que les acteurs joueront le jeu et que les taux proposés resteront dans «des limites raisonnables». Avis donc aux investisseurs institutionnels et aux banques.


FOCUS :D es échéances de remboursement de plus en plus courtes

Le refus du Trésor de se financer sur les maturités longues, dans le but de ne pas impacter à la hausse les taux des crédits immobiliers, s’est traduit par la baisse de la duration de sa dette intérieure qui peut être définie comme étant le terme moyen pondéré des échéances qui restent à couvrir.

Celle-ci est passée de 4,58 ans en 2008 à 4,21 ans en 2009.

Ce qui est normal vu que le Trésor a concentré ses levées sur les maturités courtes durant les trois dernières années.

Les opérateurs financiers estiment que dans ces conditions, le Trésor se trouve dans une situation d’étranglement. En effet, la duration de sa dette ne correspond pas à la nature de ses dépenses dont une bonne partie est orientée vers l’investissement, donc à long terme. De plus, cette situation se traduit par la nécessité de rembourser plus rapidement les montants levés compte tenu de la courte durée des emprunts. Rien qu’en 2010, les remboursements que doit effectuer le Trésor sont estimés à plus de 70 milliards de DH, concentrés principalement sur le court et le moyen terme.

Regrouper ses crédits pour alléger la traite mensuelle : mode d’emploi du regroupement (ou rachat) de crédit au Maroc

Un très bonne article de la vie éco sur al partie crédit / prêt qui explique les modalités pour racheter ou regrouper des crédits, avec quelques partis pris mais excellent quand même !

Autrefois utilisé pour les clients en difficulté de paiement, le regroupement devient un outil marketing utilisé par les établissements de crédit.
La mensualité peut être réduite de moitié dans certains cas.
Même si vous n’avez qu’un seul prêt, vous pouvez le faire racheter pour bénéficier de conditions plus avantageuses.


regroupement credit rachat maroc

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La loi de l’offre et de la demande est génératrice de miracles ! Il y a tout juste quelques années, les établissements de crédit n’acceptaient de regrouper les prêts d’un particulier que pour éviter la procédure judiciaire quand ce dernier était dans l’incapacité d’honorer ses échéances. Aujourd’hui, la technique est devenue un outil marketing pour attirer la clientèle. C’est que la concurrence est devenue rude entre les sociétés de financement, et la production de crédits n’affiche plus les mêmes taux de croissance qu’auparavant. Même les banques qui étaient les plus réticentes en la matière ont fini par assouplir leurs conditions et investir ce créneau. «Attirer de nouveaux clients en leur proposant de racheter ou de regrouper leurs crédits avec des conditions avantageuses fait depuis plusieurs mois partie de notre stratégie commerciale et de celles de toutes les banques de la place», affirme un directeur d’agence BMCE Bank.
Dans ce contexte, le regroupement de crédits a pris la forme d’un véritable produit commercial. Wafasalaf, par exemple, lui a donné un nom : «Salaf Ouahed».


La mensualité baisse avec le regroupement mais la durée augmente

A travers cette formule, la société de financement propose aux personnes ayant plusieurs crédits, même s’ils ont été tous contractés auprès d’autres organismes, de les regrouper pour aboutir à une seule mensualité inférieure de moitié à la somme de toutes les mensualités actuelles ! Elle offre même un complément de prêt pour financer de nouveaux projets qu’elle intègre dans le nouveau crédit.
Exemple pratique : une personne ayant un crédit auto, un prêt personnel, un revolving et un crédit d’équipement doit à différents organismes financiers un total de 109 864 DH (montant restant dû global). Elle supporte chaque mois des mensualités totalisant 4 577 DH, et souhaite en plus bénéficier d’un complément de 20 000 DH pour financer un nouveau projet. A travers son offre «Salaf Ouahed», l’organimse de crédit regroupera tous ces prêts et accordera le complément pour une nouvelle mensualité de 2 566 DH, soit 44% de moins que le total des anciennes traites. Bien entendu, pour que la mensualité baisse, la durée du nouveau crédit a été fixée à un niveau assez élevé (84 mois dans notre exemple), ce qui fait augmenter le coût global du prêt. Mais pour une personne qui a pour souci majeur de réduire le niveau de ses mensualités, la formule reste très avantageuse.
Toutes les autres sociétés de financement proposent le regroupement de crédits, même quand leurs formules n’ont pas de nom commercial. Les caractéristiques et les conditions peuvent changer d’un organisme à l’autre, mais le mécanisme reste le même.
A titre d’exemple, Acred peut relever la durée du crédit destiné au regroupement jusqu’à 120 mois, c’est-à-dire 10 ans. «C’est la seule formule où la durée peut atteindre ce niveau, sachant que pour tous les autres types de crédit la durée maximale est de 84 mois», précise un chargé de clientèle de la société de financement. Ce dernier nous livre une simulation pour montrer l’attrait de son offre : une personne ayant deux crédits dont le montant restant dû s’élève à 120 000 DH paie chaque mois deux mensualités d’un total de 4 000 DH. En regroupant ses crédits en un seul prêt, sur une durée de 120 mois, elle paiera une nouvelle mensualité de 2 043 DH, frais de dossier et d’assurance inclus. Ce qui constitue une économie de près de 50% par rapport à l’ancienne traite. Cela dit, l’offre de la société Acred est soumise à une condition un peu particulière : l’emprunteur doit signer l’engagement de ne contracter aucun crédit supplémentaire auprès des autres organismes financiers pendant toute la durée du contrat, de même que son conjoint le cas échéant !
Chez d’autres sociétés de financement, la durée ne peut dépasser les 84 mois. C’est le cas notamment chez Eqdom, et uniquement si l’entreprise dans laquelle travaille l’emprunteur est conventionnée. Si ce n’est pas le cas, la durée du crédit de regroupement ne dépasse pas les 60 mois. «Nous pouvons toutefois relever la durée à 84 mois, même en l’absence de convention, si l’entreprise accepte un prélèvement à la source de la mensualité», indique un commercial chez Eqdom.


La consolidation de dettes est différente du regroupement de crédits

Le montant du crédit de regroupement est censé être au moins égal à la somme de l’encours restant des anciens prêts. Cela dit, il faut que la capacité d’endettement du client le permette. Cette dernière varie de 35% à 50% du revenu mensuel, selon la société de financement et le niveau du salaire.
Notons que ces nouvelles formules de regroupement de crédits sont différentes du mécanisme de consolidation de dettes. Même si le principe reste le même, celui de regrouper les anciens prêts en un seul avec de nouvelles conditions, la consolidation est réservée aux personnes ayant cumulé des impayés. De plus, un regroupement de crédits n’est valable que pour les prêts à la consommation. Alors que la consolidation concerne tous les types de crédits. Il est en effet possible, si par exemple vous avez un prêt immobilier, un crédit auto et un découvert, de négocier avec votre banque leur regroupement en un nouvel emprunt dont la catégorie sera celle de la dette la plus dominante. Son montant comprendra les capitaux restant à rembourser, les impayés et les soldes débiteurs, les intérêts et les pénalités relatives aux retards de paiement.
Une consolidation de dettes est plus difficile à obtenir qu’un regroupement de crédit, compte tenu de l’existence d’impayés. Si tous les prêts ont été contractés auprès du même organisme, cela peut faciliter les choses car ce dernier supporte depuis le début et tout seul le risque d’insolvabilité, et donc n’hésitera pas à recourir à cette solution à l’amiable plutôt que d’engager une procédure judiciaire. Seulement, si les crédits ont été octroyés par différents établissements, la procédure se complique. Dans ce cas, il faut avoir au moins une position saine chez l’un des organismes prêteurs pour lui demander de racheter les autres crédits et procéder à la consolidation.


Le rachat de crédit est intéressant si le différentiel de taux est important

Sachez par ailleurs que même si vous n’avez qu’un seul crédit, vous pouvez faire baisser votre mensualité en le faisant racheter par un autre établissement financier. Par exemple, si vous avez contracté il y a deux ou trois ans un prêt logement ou à la consommation, il faut savoir que les taux d’intérêt ont considérablement baissé (nonobstant la petite hausse intervenue en 2009) et que les durées des crédits peuvent atteindre désormais des plafonds plus élevés qu’auparavant. Compte tenu de la course à laquelle se livent banques et sociétés de financement pour attirer de nouveaux clients, vous pouvez facilement faire racheter vos crédits et obtenir de nouvelles conditions plus avantageuses.
Mais attention, un rachat n’est pas avantageux à tous les coups, même avec un nouveau taux d’intérêt plus bas. Certains paramètres doivent être bien étudiés.
Le premier est la durée écoulée du crédit en cours. «Pour un crédit immobilier, le rachat n’est vraiment intéressant que pendant les sept premières années», explique le chargé de clientèle d’une banque de la place. En effet, la mensualité d’un crédit se compose d’une grosse part d’intérêts au début qui s’amenuise au fur et à mesure des remboursements. Une personne ayant honoré ses échéances pendant la première moitié de la durée de son crédit n’a donc aucune raison de le faire racheter, car l’économie sur le différentiel de taux ne permettra pas de couvrir les frais du rachat, surtout quand il s’agit d’un crédit immobilier.
Le deuxième paramètre réside dans le différentiel de taux. Pour que le gain financier soit suffisant, pour couvrir les frais et réaliser une économie, les professionnels estiment que le différentiel de taux d’intérêt doit être au minimum de 1,5 point. Enfin, le troisième élément est le coût de l’opération. Il faut savoir que le rachat de crédit donne lieu à un nouveau prêt, et donc à de nouveaux frais annexes. Dans le cas d’un crédit immobilier, il faudra payer une seconde fois les frais d’hypothèque, la taxe notariale, les honoraires du notaire et les frais de dossier et d’assurance du nouveau crédit. Il faut donc faire une simulation de l’opération de rachat avec tous ses paramètres avant de franchir le pas.


Procédure :Les pièces à founir et la marche à suivre pour regrouper vos crédits

Les pièces à fournir pour regrouper vos crédits sont les mêmes que celles exigées dans le cadre d’un crédit à la consommation normal, à un ou deux documents près. En plus d’une copie de la carte d’identité nationale (CIN) et d’un justificatif de résidence (certificat de résidence ou quittance de téléphone ou d’électricité), il faut présenter un spécimen de chèque, les trois derniers relevés bancaires et les trois derniers bulletins de paie. Il faudra ajouter à ces documents les tableaux d’amortissement des crédits en cours pour que l’organisme prêteur puisse déterminer avec précision le montant restant dû et vérifier s’il y a des impayés. Et si l’organisme prêteur est une banque, il vous demandera une domiciliation de salaire à obtenir de votre employeur.

Après simulation et négociation des conditions du prêt destiné au regroupement, il faut constituer le dossier de crédit avec l’ensemble des documents précités. Ce dossier sera étudié par le comité de crédit de l’établissement. Après acceptation, deux options s’offriront à vous : soit récupérer des chèques certifiés aux noms des organismes ayant accordé les anciens crédits pour le montant restant dû et récupérer les mainlevées, soit opter pour des virements qui s’effectueront automatiquement entre le nouvel organisme prêteur et les anciens. L’idéal est d’opter pour l’option des chèques pour plus de rapidité dans la procédure. S’il y a complément de crédit, il sera débloqué dès l’obtention des mainlevées.

Le système bancaire marocain est solide, fiable et déjà très concentré

Les banques françaises n’ont pas souffert excessivement de la crise financière mondiale. Elles ont remboursé les prêts accordés par l’Etat
Après la crise de croissance, le problème de la dette publique. Une action coordonnée des Etats est nécessaire pour s’en sortir sans dégâts.
Pour le Maroc, malgré une décélération, le potentiel de croissance du crédit reste important.

Figure mondialement connue du monde de la Finance, dirigeant de banques depuis 27 ans, artisan de la privatisation du Crédit Commercial de France en 1987 et de la fusion entre BNP et Paribas, en 1993, président de la commission en charge de l’étude sur la dette de la France, en 2005, Michel Pébereau, diplômé de Polytechnique et de l’ENA et qui préside le conseil d’administration de BNP Paribas depuis 2004, était de passage au Maroc le 22 janvier dernier à l’occasion du lancement de la banque privée de la BMCI, filiale du groupe. Il nous livre ses impressions sur le système bancaire mondial et les répercussions de la crise internationale.


L’année 2009 a été marquée par le redressement des agrégats de plusieurs banques mondiales qui avaient souffert de la crise. Comment BNP Paribas a-t-elle terminé cet exercice ?
BNP Paribas publiera ses résultats annuels le 17 février. Il faudra donc patienter jusqu’à cette date pour les connaître. Le groupe a résisté, trimestre après trimestre, mieux que la plupart de ses concurrents. Il est resté à l’écart des produits toxiques. Il a une gestion des risques rigoureuse. Le modèle de BNP Paribas, qui repose sur un équilibre stable des métiers associé à une gestion des risques professionnelle et prudente, a bien joué son rôle d’amortisseur depuis le début de la crise.
En 2009, nous avons fait une grande opération de croissance externe, avec l’acquisition de Fortis. C’est la seule opération transfrontière de cette envergure qui ait été réalisée en Europe pendant cette crise. BNP Paribas est désormais la première banque de la zone euro par le niveau des dépôts, avec quatre marchés domestiques en Europe : la Belgique, la France, l’Italie et le Luxembourg.

Quelques chiffres… ?
Sur les 9 premiers mois de l’année, nous avons réalisé un bénéfice net de 4,5 milliards d’euros, à peu près comme sur la même période de 2007. Il faut rappeler qu’au plus fort de la crise financière, en 2008, nous avons gagné de l’argent : 3 milliards d’euros.


Qu’est-ce qui a alimenté la croissance du secteur bancaire en 2009 ?
Les activités de banque de financement et d’investissement ont recommencé à générer des bénéfices de façon normale, alors qu’en 2008 elles avaient été en perte. Les activités de banque de détail ont en revanche été affectées par les effets de la crise économique. Le coût du risque est plus élevé. Mais globalement la banque de détail reste largement profitable.

Un coût du risque qui augmente finalement de combien ?
Pour le groupe, le coût du risque a doublé sur les 9 premiers mois de 2009 par rapport à la même période 2008, pour atteindre 6,5 milliards d’euros, ce qui représente un taux annualisé de 1,4% des encours pondérés Bâle I, contre 0,8% sur la même période de l’année 2008. Cette hausse est le résultat d’une dégradation dans l’ensemble de nos métiers. Le coût du risque annualisé dépasse 3% des encours pondérés pour nos activités de banque de détail aux Etats-Unis et dans certains pays émergents comme l’Ukraine, ainsi que pour nos activités de crédits spécialisés aux particuliers. Il est plus modéré, autour de 1%, pour nos activités de banque de financement et d’investissement. Il est inférieur à 1% pour nos marchés domestiques.

Après la crise du crédit et les plans de relance massifs, ne doit-on pas craindre une crise de dette publique ?
La crise de confiance provoquée, au niveau mondial, par la faillite de Lehman Brothers, n’a pas de précédent. Elle a failli provoquer une crise systémique du monde financier et une récession très profonde de l’économie. L’intervention des Etats et des banques centrales était indispensable pour éviter des enchaînements catastrophiques. Elle a eu lieu, de façon coordonnée, au niveau européen et au niveau international.
On ne peut donc que s’en féliciter. C’est vrai que l’ampleur des déficits publics qui en résulte pose, dans plusieurs pays, de très sérieux problèmes de dette publique. Il faudra que chacun s’attaque à ces problèmes, avec ses moyens et son calendrier, dès que les perspectives de croissance seront assurées.

Il y a un dilemme entre la nécessité de continuer à relancer l’économie et le risque de tomber dans le surendettement. Beaucoup de pays craignent de stopper leurs plans de relance trop tôt…
Il était indispensable que les banques centrales assurent la liquidité du système financier. Et il est incontestable que les Etats ont eu raison d’augmenter les déficits publics pour freiner la récession, tant la crise de confiance était importante et générale. Nous étions dans une situation où les ménages freinaient leur consommation, et les entreprises leurs embauches, les uns et les autres gelant leurs investissements. Grâce à cet effort considérable des Etats, la chute de la production a été interrompue dans la plupart des pays de l’OCDE au 3e trimestre 2009 sauf au Royaume-Uni et en Espagne. Mais cela a conduit dans plusieurs pays à des niveaux préoccupants de déficits et d’endettement public, et à une création monétaire considérable. A quel moment faudra-t-il commencer la remise en ordre ? J’ai le sentiment que, là aussi, il faudra une coordination entre Etats et banques centrales, d’une part, et entre Etats eux-mêmes, d’autre part, pour que l’on agisse, pour chaque pays, au bon moment.

Et tout cela prendrait combien de temps ?
Il va falloir engager des politiques rigoureuses de gestion monétaire et budgétaire avant la fin de l’année. La remise en ordre prendra certainement plusieurs années, sous peine de freiner la croissance.


Ne craignez-vous pas d’autres surprises liées aux subprimes ?
BNP Paribas n’a jamais fait de crédits subprimes. Pourtant nous avons une importante activité de banque de détail aux Etats-Unis, sur la côte ouest avec Bank of the West, dont le siège est en Californie, l’un des Etats américains les plus affectés par cette crise. Notre exposition au risque «subprime» est restée très marginale.

Vous avez bien perdu des sous au titre de l’affaire Madoff…
Nous avons effectivement perdu de l’argent du fait de la faillite des fonds Madoff. Toutefois, BNP Paribas n’a fait aucun investissement pour compte propre dans les hedge funds dont les actifs étaient gérés par Bernard Madoff Investment Securities. Les pertes proviennent de nos activités de marchés et de prêts collatéralisés à certains fonds qui ont investi dans les hedge funds en question. Nous avions donné ces indications au marché dès que l’affaire Madoff a été connue.
Nos métiers de gestion et de conseil en épargne n’ont pas prescrit de ces fonds Madoff ou de fonds contenant du Madoff à leurs clients.

Quels enseignements avez-vous tirés de la crise ? Avez-vous opéré des changements dans vos orientations stratégiques ?
Nous considérons que rien ne sera jamais comme avant la crise. Les banques françaises ne sont pas responsables de cette crise. La France est d’ailleurs, avec l’Italie et le Canada, l’un des rares grands pays industrialisés dont le système bancaire a traversé la crise sans que l’une de ses grandes banques soit en perte, mais nous reconnaissons bien sûr que nous avons, avec tous nos confrères, une responsabilité collective dans la crise qu’ont provoquée les dérives de certains.
Pour ce qui concerne BNP Paribas en particulier, nous n’avons pas changé nos orientations stratégiques : notre modèle a montré sa résistance durant la crise, puisque nous sommes restés bénéficiaires chaque année, y compris en 2008. Notre banque de financement et d’investissement a même dégagé un résultat cumulé depuis le 1er juillet 2007, point de départ de la crise, toujours bénéficiaire pendant cette période. Cependant, nous avons réduit ou recentré un certain nombre d’activités dans notre pôle de banque de financement et d’investissement.

Plusieurs banques et grandes sociétés se sont retirées des marchés étrangers pour faire face à la crise. Qu’en est-il de vos participations stratégiques à l’international ?
Plusieurs banques, qui ont bénéficié d’aides massives et spécifiques de l’Etat, sont ou seront en effet contraintes de fermer ou de vendre certaines de leurs activités hors de leur marché domestique. C’est tout à fait souhaitable pour que la concurrence entre établissements s’exerce de façon équitable. Je voudrais ouvrir, ici, une parenthèse, pour préciser que les concours que l’Etat a faits aux banques françaises sont aujourd’hui presque intégralement remboursés et ils ont même rapporté aux contribuables deux milliards d’euros, in fine.
Pour en revenir aux participations à l’international, notre situation est très différente. Nous avons réussi à réaliser une opération de croissance externe d’envergure durant cette crise. L’acquisition de Fortis nous apporte notamment deux nouveaux marchés domestiques en Europe : la Belgique et le Luxembourg. Dans la banque de détail, nous avons des positions stratégiques dans le Bassin méditerranéen, avec une forte présence en Turquie. Nous sommes également présents en Ukraine. Et avec Fortis, nous avons désormais une base solide en Pologne. Nous adaptons notre dispositif à la crise, mais nous n’avons pas l’intention de nous retirer.

Si bien que votre processus de croissance externe n’est pas remis en cause…
BNP Paribas est une très grande entreprise avec 200 000 personnes dans plus de 80 pays, avec trois grands domaines d’activité. Nos revenus se répartissent dans des proportions à peu près stables depuis la création de BNP Paribas : plus de 50% pour la banque de détail, un peu moins d’un tiers pour la banque de financement et d’investissement et un sixième pour la gestion d’actifs. Notre projet c’est de continuer à développer nos activités par croissance interne, sans exclure quelques croissances externes opportunistes. Mais nous n’avons pas l’intention de faire à nouveau un grand saut comme celui de Fortis dans un proche avenir.


Peut-on dire que les pays émergents dans lesquels vous êtes présents se sont bien tirés de la crise ? Quid du Maroc ?
Concernant le Maroc et de manière générale pour plusieurs pays émergents dont les économies sont très liées aux économies européenne et américaine, on peut dire que les effets de la crise internationale se sont fait sentir un peu plus tard que dans les pays développés et qu’ils perdurent encore aujourd’hui. Cette crise a aussi impacté l’économie marocaine. Cependant, ses effets négatifs ont été certainement amoindris par la bonne année agricole qu’a connue le Maroc en 2009, et qui a été favorable à la croissance. Celle-ci a été maintenue à un niveau remarquable, plus de 5%, grâce également aux mesures prises par l’Etat pour soutenir les investissements, l’emploi et la demande intérieure. Le Maroc a des finances publiques saines.

Que pensez-vous du secteur bancaire marocain ?
C’est un des plus avancés et structurés de la région. C’est un bon système, solide et fiable, peu exposé aux risques internationaux, et déjà très concentré autour de sept à huit opérateurs qui font le marché. Il s’est beaucoup développé et modernisé ces dernières années grâce notamment à la politique menée par la banque centrale et son gouverneur, M. Jouahri. Les mesures de régulation qui ont été prises, notamment l’instauration de ratios prudentiels forts montrent bien leur rôle efficace en termes de supervision et de contrôle du marché. Un des axes majeurs d’amélioration serait, à mon sens, le développement de l’épargne à long terme, à l’instar des autres grands pays.

Pas de place pour de nouveaux entrants sur le marché !
Il y a toujours de la place pour des banques dans un pays déterminé à condition qu’elles se spécialisent bien, lorsqu’elles sont de petite taille. Il y a des niches dans lesquelles de petits établissements, gérés avec professionnalisme et prudence, peuvent trouver leur marché.

A quelle hauteur contribue la BMCI dans les résultats de BNP Paribas ?
Dans la zone «Europe-Méditerranée», la BMCI occupe une place de choix. Elle a été l’un des deux premiers contributeurs en termes de résultats en 2008 et 2009.
Le groupe BNP Paribas est actionnaire à plus de 66% de la BMCI, et nous comptons continuer et confirmer à l’avenir notre soutien à cette filiale importante. Preuve de notre engagement, la récente augmentation du capital de la BMCI l’année dernière et la conversion intégrale de nos dividendes en actions.

On assiste actuellement à une décélération du rythme de croissance du crédit au Maroc. Quel est, selon vous, le potentiel encore existant ?
En 2007 et 2008, années exceptionnelles, une grande partie des nouveaux engagements concernait l’immobilier. Il est donc normal que la décélération du marché immobilier, plus fortement affecté par la crise, ait influé directement sur le rythme de croissance des crédits.
Mais l’accroissement des encours totaux de crédits se situe autour de 10% pour 2009, ce qui représente un taux élevé, inconnu en Europe depuis longtemps. Le potentiel reste important, compte tenu du déficit en logements, de la proximité stratégique du Maroc avec l’Europe qui crée des opportunités d’investissements industriels, et des efforts déployés par l’Etat en termes d’infrastructures et grands projets.

Quel regard porte le président de BNP Paribas sur le Maroc en tant que pays ?
Le Maroc est un pays essentiel dans notre stratégie méditerranéenne. La BMCI est au demeurant la seule filiale du Groupe BNP Paribas dont je suis membre du Conseil de surveillance.
Nous avons une grande confiance dans ce pays qui récolte les fruits d’une politique économique avisée, dirigée avec un remarquable professionnalisme. Mais, surtout, ce que je voudrais souligner, c’est que le Maroc tire sa force tout à la fois de l’esprit entrepreneurial qui anime ses hommes et ses femmes, de la stabilité et de la qualité de ses institutions et aussi de sa cohésion sociale avec un fort consensus et une vision partagée de l’ensemble des Marocains sur leur avenir. Peu de pays rassemblent autant d’atouts.

Montant des mensualités de Crédit