Archive pour : ‘Articles sur le crédit au Maroc’ Category

Finance : L’assurance islamique Attakafoul pointe son nez au Maroc

Si l’on en croit une source médiatique (La Nouvelle Tribune), le Code des assurances se prépare à des modifications de certaines dispositions de la Loi 17-99 portant sur sa création. L’objectif des pouvoirs publics serait d’instaurer un dispositif légal régissant l’assurance Attakafoul (ou assurance islamique).

source : nouvelle tribune et infomédiaire

La banque centrale marocaine juge « difficile » l’accès au crédit au Maroc.

L’accès au financement bancaire a été jugé globalement difficile au cours du 3ème trimestre 2012 avec un solde d’opinion de 21%, a relevé aujourd’hui Bank Al-Maghrib dans son enquête de conjoncture. Cette situation a concerné l’ensemble des branches, à l’exception des industries agroalimentaires et les industries mécaniques et métallurgiques, pour lesquelles, l’accès au financement a été jugé respectivement facile et quasi normal, ajoute la même source. Quant au coût du crédit, il a connu une augmentation au cours du 3ème trimestre 2012 dans l’ensemble des branches, essentiellement dans les industries chimiques et para-chimiques, indiquent les entreprises enquêtées. S’agissant de la structure du financement des investissements envisagés à court terme, l’autofinancement vient en 1ère place avec 75%, suivi du crédit bancaire avec 14% et du crédit-bail avec 6%. L’augmentation de capital vient en dernier avec 2%.



source : infomédiaire

Aïe les taux ! En 4 ans, le taux du crédit immobilier au Maroc a augmenté d’un point (et ce n’est pas fini…)

Sur les dernières années, ce sont les particuliers qui ont le plus subi les effets de la hausse. Le taux du crédit immobilier, qu’il soit à moyen ou long terme, à taux fixe ou variable, a augmenté de près d’un point, passant d’une moyenne de 5,24% au second trimestre 2008 à 6,19% au premier trimestre 2012 (+95 points de base). La hausse est même supérieure à un point si l’on remonte au quatrième trimestre 2007 où le taux des crédits immobiliers était descendu à 5,07%, son plus bas historique.

Le taux des crédits à la consommation est, lui, descendu à son niveau le plus bas durant le troisième trimestre 2008, en atteignant 6,66%. Début 2012, ce taux était de 7,46%, soit 80 points de base de plus en presque 4 ans. Bien entendu, cette moyenne de 7,46% cache des taux qui peuvent atteindre plus de 14% (14,19% étant le taux maximum autorisé), en fonction du type du crédit conso, du profil du client, de la nature de l’organisme de crédit et de l’existence ou non d’une offre promotionnelle.


Les taux bancaires avaient atteint leurs plus bas niveaux entre 2007 et 2008


La tendance, quel que soit le type de crédit ou son bénéficiaire, a donc clairement été à la hausse durant ces dernières années, et cela tient à plusieurs facteurs, dont le principal est l’assèchement des liquidités. Avant l’année 2007, le marché bancaire était en effet structurellement excédentaire grâce à un matelas de devises étrangères confortable, ce qui avait favorisé une forte détente des taux débiteurs. Même quand la demande des agents économiques sur les financements augmentait, qu’ils soient particuliers, entreprises ou encore l’Etat à travers le Trésor, l’abondance de liquidités était telle que les taux continuaient de baisser. Ces derniers, qui dépassaient les 10% durant les années 1990, avaient fini par atteindre leurs plus bas niveaux entre 2007 et 2008, étant donné que la transmission de la situation du marché monétaire et obligataire vers les conditions d’octroi des crédits à l’économie dure au moins un semestre.
Et c’est à partir de 2007 que le contexte a complètement changé. La surliquidité du système bancaire s’est transformée en un déficit structurel causé par la baisse des avoirs en devises suite à l’envolée des prix des matières premières importées. En parallèle, l’Etat, afin de pouvoir maintenir les prix des produits de première nécessité inchangés, a dû augmenter ses emprunts sur le marché domestique pour financer son déficit. Résultat : une pression haussière s’est exercée sur les marchés monétaire et obligataire, et avec un différé de quelques mois sur les taux des crédits bancaires. Le coup d’envoi de la hausse avait été donné en 2009 par le relèvement du taux directeur de Bank Al-Maghrib à 3,5% en réaction à un taux d’inflation relativement élevé (3,5%). Suite à cette décision, les banques avaient décidé d’augmenter leurs taux, surtout ceux des crédits immobiliers. L’inflation s’étant assagie, la banque centrale a fini par abaisser son taux directeur à 3,25%, un semestre plus tard. Toutefois, les taux bancaires sont restés inchangés, le déficit du marché monétaire s’aggravant de plus en plus et le Trésor empruntant davantage que par le passé et tirant les taux de référence des crédits vers le haut.


Enfin, en mars de cette année, Bank Al-Maghrib a de nouveau baissé son taux directeur à 3%. Seulement, aucun repli des taux bancaires n’a été constaté, comme l’assurent plusieurs professionnels. Il faut dire que malgré la baisse du niveau d’inflation, la situation monétaire demeure des plus dégradées : le déficit du système monétaire atteint plus de 60 milliards de DH, les emprunts du Trésor doublent chaque année par rapport à la précédente et les impayés détenus par les banques, surtout sur des entreprises, progressent à deux chiffres. Les banques se refinancent certes moins cher, mais le problème de l’effritement des réserves en devises reste entier, de même que les besoins du Trésor grandissent toujours et créent un effet d’éviction. Ce qui laisse penser que les taux des crédits bancaires continueront d’augmenter. Certes, des périodes d’apaisement auront lieu suite à des facteurs conjoncturels, mais la tendance restera à la hausse.


lavieeco.

Le crédit bancaire en hausse au Marocen milieu d’année

Les sociétés de financement ont enregistré un volume d’activité de 90,3 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2011, en hausse de 6,7% contre 4% en 2010, selon Bank Al Maghrib (BAM).

Bénéficiant du redressement du crédit à la consommation et du crédit-bail, ces sociétés ont affiché un encours de crédits de 91,5 MMDH, en progression de 7,3% contre 6,7% en 2010, a indiqué BAM dans son rapport annuel sur le contrôle, l’activité et les résultats des établissements de crédit pour l’exercice 2011.

L’encours des créances en souffrance des sociétés de financement s’est chiffré à 9 MMDH, en hausse de 3,7% contre 13,2% en 2010. Leur part dans le total des crédits a, en revanche, décru de 0,3 point à 9,8%.

Pour leur part, les sociétés de crédit à la consommation ont enregistré un volume d’activité de 43,3 MMDH, en hausse de 6,2% contre une baisse de 1,2% en 2010, a noté BAM.

Le rapport relève également que l’expansion des opérations de location avec option d’achat a eu un effet positif sur la croissance des crédits de ces sociétés, dont l’encours a marqué une hausse de 6,4% à 45,3 MMDH contre 3,4% observée en 2010.

Concernant les sociétés de crédit-bail, elles ont enregistré un volume d’activité de 41,6 MMDH, en hausse de 7,4% contre 7,6% enregistrée en 2010.

Leur encours brut de crédits a totalisé 42 MMDH, en progression de 7,8%, au même rythme que celui de l’année 2010.


Ainsi, les opérations de crédit-bail mobilier ont représenté 70% du total, en hausse de 7% contre 8,2% en 2010. Celles relatives au crédit-bail immobilier ont, quant à elles, augmenté de 11,7% en 2011 contre 8,8% en 2010, précise la même source.


Au terme de 2011, les sociétés de financement ont affiché un bénéfice net cumulé de 1,3 MMDH, en hausse de 17,6% contre une baisse de 14,3% en 2010, a expliqué BAM qui relève que cette performance est due à la hausse du produit net bancaire, conjuguée à la maîtrise du coût du risque.


Quant à leur produit net bancaire (PNB), il s’est chiffré à 4,9 MMDH, soit une hausse de 6,8% contre 4% en 2010, traduisant une amélioration de la marge d’intérêt de 3% contre 6%, de la marge sur commissions de 15,2% contre 5,2% et du résultat des opérations de crédit-bail de 6,2% contre 3,3%.


source : map

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