juillet 14th, 2011 in Articles sur le crédit au Maroc, Crédit Immobilier Maroc prêt | Pas de Commentaires »
Les taux des bons du Trésor devraient entamer une hausse à partir de ce semestre en raison de la charge de compensation et du coût du dialogue social. Les taux bancaires étant indexés sur ceux du Trésor, les conditions d’octroi du crédit seront plus serrées pour les particuliers et les entreprises.
Quel impact aurait une hausse des taux des bons du Trésor sur les épargnants et les emprunteurs marocains ? La question mérite largement d’être posée actuellement tellement la menace d’une hausse des taux obligataires pèse lourd. Pour l’instant, la tendance est certes stable, confortée par plusieurs facteurs liés au marché de la dette et à la situation financière du Trésor. Mais selon plusieurs spécialistes, la pression sur les taux commencera à se faire sentir avant la fin de l’année. Et si la tendance haussière se confirme, les conséquences pourraient être sérieuses. D’une part, l’épargne du public investie en bons du Trésor, que ce soit à travers les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), les compagnies d’assurance et les caisses de retraite, se dépréciera. De l’autre, les conditions d’octroi du crédit seront plus serrées, à la fois pour les entreprises et les particuliers, car si l’Etat commence à emprunter à des taux plus élevés, les établissements de crédit appliqueront quasi-mécaniquement des taux en hausse à leur clientèle. Sans oublier le fait que la charge des intérêts de l’Etat sera plus conséquente, aussi bien par un effet volume (augmentation des levées) que par un effet taux, ce qui représente en quelque sorte un poids supplémentaire qui pèsera sur les contribuables.
Durant le premier semestre de cette année, les taux des bons du Trésor émis par adjudication n’ont subi que de faibles variations. Hormis les bons à 13 semaines, plus sensibles aux tensions du marché monétaire, les autres maturités ont même enregistré des baisses de taux de quelques points de base.
Une stabilité momentanée des taux confortée par des recettes fiscales en hausse
Cette situation s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, le Trésor a levé moins de fonds durant les six premiers mois de 2011 par rapport à la même période en 2010. Il a en effet emprunté un montant (net des remboursements) de 10 milliards de DH, contre 16,6 milliards une année plus tôt, profitant notamment d’une bonne progression des recettes ordinaires (+14% à fin mai, intégrant une hausse de 5,5% des recettes fiscales et l’encaissement de 5,3 milliards de DH relatifs à la cession d’une partie du capital de la BCP aux banques populaires régionales), et de dépenses qui n’ont pas encore été impactées par le surcoût lié à la Caisse de compensation (+10%). Du coup, le déficit du Trésor a été réduit de plus de 30%, passant de 18 milliards en mai 2010 à 12,5 milliards actuellement, ce qui a naturellement limité son recours au marché de la dette.
D’autre part, les prêteurs au Trésor que sont principalement les banques, les compagnies d’assurances et les caisses de retraite, ont manifesté un engouement grandissant pour les titres de l’Etat. Celui-ci traduit l’importance des besoins de placement et des liquidités dont disposent ces investisseurs, compte tenu notamment de la collecte de primes d’assurance et de cotisations de retraite en progression, et de l’importance de l’encours des bons du Trésor qui arrive à échéance et qui doit être réinvesti (plus de 30 milliards de DH au premier semestre).
Tous ces facteurs, ajoutés à la morosité du marché actions, ont permis de maintenir stables les taux obligataires, mais selon nombre d’opérateurs, la situation devrait bientôt changer. Le Trésor, qui a budgétisé dans la Loi de finances 2011 un endettement net de l’ordre de 30 milliards de DH pour cette année (dont près des deux tiers à lever sur le marché domestique), devrait en effet recourir à la dette de façon plus soutenue.
soruce : la vie eco
juillet 13th, 2011 in Articles sur le crédit au Maroc | Pas de Commentaires »
Taux variables / fixes pour crédit au Maroc : Pourquoi les taux variables risquent d’augmenter au Maroc.
La nouvelle indexation des crédits immobiliers sur le taux du marché interbancaire présente un inconvénient de taille : la volatilité. Si le taux du marché interbancaire gravite naturellement autour du taux directeur de BAM, qui est actuellement de 3,25%, il lui arrive de se décaler fortement de ce dernier, en fonction de plusieurs éléments. Le 22 juin dernier, par exemple, le taux du marché interbancaire a culminé à 3,8 %, en raison d’une pression sur les liquidités induite par la nécessité pour les banques de combler leur retard en matière de réserves obligatoires. Qui plus est, quand on sait que le marché interbancaire est structurellement déficitaire, et que le taux de la réserve obligatoire est désormais à son niveau le plus bas historiquement, il y a lieu de craindre davantage de tensions sur le taux interbancaire, et par conséquent une hausse des taux variables des crédits immobiliers ?
Un autre facteur de risque pèse sur le taux du marché interbancaire : l’inflation. En effet, le niveau du taux directeur de BAM est décidé en fonction des pressions inflationnistes. Si l’inflation devait repartir, ce qui selon les prévisions de BAM devrait intervenir inévitablement dès la mi-2012, le taux directeur devrait être révisé et l’indice de référence des taux variables des crédits immobiliers suivra.
source : la vie eco
janvier 25th, 2011 in Articles sur le crédit au Maroc, Crédit Immobilier Maroc prêt | Pas de Commentaires »
° Le Règlement des opérations immobilières au Maroc
Dans le cadre de son activité, le notaire est appelé à dresser des actes relatifs à des opérations de cession de biens immeubles sis au Maroc et appartenant à des personnes étrangères, la réglementation applicable dans ce domaine est la circulaire de l’Office des changes n° 1507 du 14 mars 1988, selon laquelle ne sont plus soumises à autorisation de l’Office des changes :
1°) Les cessions intervenues entre des personnes de nationalité étrangère quel que soit leur lieu de résidence.
?2°) Les cessions effectuées par des personnes étrangères au profit de ressortissants marocains établis à l’étranger.
3°) Les cessions effectuées par des personnes étrangères au profit de résidents de nationalité marocaine en respectant les conditions relatives aux modalités de paiement.
?Les cessions dont il s’agit peuvent être soit des cessions à titre onéreux, soit des cessions à titre gratuit.
En règle générale, les cessions de biens immeubles et appartenant à des personnes étrangères doivent donner lieu à un règlement en dirhams au Maroc. Cependant pour certains cas dûment justifiés, le règlement en devises à l’étranger peut être toléré.
Par dérogation, les opérations de cessions ci après peuvent donner lieu à un règlement direct à l’étranger, s’il s’agit :
- Des cessions intervenues entre personnes de nationalité étrangère quel que soit leur lieu de résidence.?
- Des cessions effectuées par des étrangers au profit de ressortissants marocains établis à l’étranger.??
Au cas ou la cession du bien est réglée en devises directement à l’étranger par un étranger non résident, les frais inhérents à la transaction tels les frais d’enregistrement, d’inscription sur les livres fonciers etc…doivent faire l’objet d’un rapatriement de devises au Maroc ou prélevés sur un compte en devises ou compte en dirhams convertibles.
Si l’acquéreur est un ressortissant marocain établi à l’étranger, l’opération doit être effectuée pour son compte personnel et financée par prélèvement sur ses ressources propres. L’intéressé doit être en mesure de justifier à l’administration de l’existence de revenus ou de ressources d’origine étrangère.
Toutes les opérations réalisées selon les dispositions ci-dessus doivent faire l’objet d’un compte rendu adressé à l’Office des changes dans un délai de trois mois à compter de la date de réalisation de l’opération.
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janvier 18th, 2011 in Articles sur le crédit au Maroc | 1 Commentaire »
L’agence de notation Moody’s a réservé, hier, une bien mauvaise surprise au secteur bancaire marocain. Les ratings réservés aux dépôts de 3 banques majeures de la place ont été dégradés. Ainsi, pour Attijariwafa Bank, la note est passée de Baa1/P-2 à Baa2/P-2. BMCE Bank et Crédit du Maroc ont eu droit à une évaluation encore plus sévère. Pour le même critère, leurs notations sont passées de Baa1/P-2 à Baa3/P-3. A noter que le marché, à l’unanimité, a été surpris par cette décision, surtout que Moody’s n’a fourni aucune explication convaincante justifiant sa décision.