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Casa ma ‘’vieille’’ ville… Histoire de Casablanca

plan de la medina de casablanca 1900

plan de la medina de casablanca 1900


Le Casablanca du XXème siècle est décrit comme une ville moderne, avant-gardiste, véritable laboratoire expérimental d’architecture et d’urbanisme, exemple pour de nombreuses métropoles européennes.
Ce Casablanca-là, est né suite à l’évolution qu’a connue la ville d’alors, celle que l’on appelle la Médina et qu’aujourd’hui nous affublons souvent du qualificatif ‘’ancienne’’. L’ancienne médina de Casablanca est unique: elle ne ressemble à
aucune autre. C’est une version moderne de la classique médina marocaine. Elle a des particularités architecturales et urbanistiques spécifiques qui lui ont été imprimées par les nombreuses communautés qui y ont vécu.
De nos jours, la vieille ville compte près de 11 000 familles, soit environ 47 000 habitants qui logent dans des bâtiments datant à 80% de plus de 50 ans. Ces chiffres sont plus bas que ceux d’il y a dix ans mais l’état des structures et infrastructures de la ville est dans un état de délabrement flagrant. L’insécurité menace chaque famille et des maisons s’effondrent quand le vent souffle plus fort que d’habitude ou que la pluie est plus abondante que de coutume. Situation en totale contradiction avec le gigantesque et ambitieux projet de la marina qui est en cours à proximité et qui devrait être livré en 2011, contradiction à tous les niveaux et notamment budgétaire avec une enveloppe allouée de cinq milliards de dirhams. Ayant pour vocation d’être le ‘’Manhattan de Casablanca’’, ce projet est un complexe immobilier, hôtelier, touristique, administratif et commercial
associé à un port de plaisance, qui serait censé ‘’embellir’’ et moderniser la côte casablancaise mais qui risque de jurer avec les caractéristiques architecturaux environnants.

Découverte de Casablanca : La villa Blanche, la villa des arts

Villa des arts Casablanca

Villa des arts Casablanca

Un petit tour à Casablanca encore dans la découverte de cette belle ville. J’ai envie de me consacrer aux activités artistiques et culturelles. Certains vous diront que Casablanca est assez pauvre à ce niveau (en terme d’exposition, de théatre, etc.) Ce n’est pas faux, ce serait mentir que de dire le contraire, mais on ne peut pas dire que ça ne bouge pas et surtout que ça ne s’améliore pas de jour en jour. Toujours de nouveau festivals (cinéma, jazz, musique), de nouveaux artistes qui viennent se produire, des pièces de théâtres. Ce n’est pas une grande cité artistique en déclin, c’est une cité artistique en construction; et c’est à ça que je veux rendre homage. Un petit texte sur la villa des arts à suivre, pour montrer ces premiers piliers posés il y a un moment et qui ont ouvert la brèche pour la suite !

“La villa des arts de la fondation ONA, la villa d’art contemporain et d’architecture, vous impressionne dès votre entrée, juste après être passé par son magnifique jardin. Elle est le premier musée privé de la ville, et a pour mission, la conservation de 800 œuvres issues du fonds de la fondation ONA. Des expositions d’arts contemporains de grands noms de la peinture marocaine se voient passer souvent que ce soit pour des peintures d’ “Ahmed Cherkaoui”, ou “Jilali Gharbaoui”, des précurseurs dans ce domaine, ou leurs successeurs “Mohammed Serghini”, “Mohammed Chebaa”, etc. – mais aussi pour des artistes venant de par le monde, de différentes cultures.”

Promenade dans Casablanca, 2ème

La suite du retour de la découverte du Maroc à travers le deuxième volet des ballades dans Casablanca.

 Au nord , en direction du port, le boulevard Félix Houphouët boigny offre de nombreux magasins de souvenirs.
On gagne l’ancienne médina en traversant l’avenue des F.A.R. en arrière de l’ hôtel Hyatt Regency, afin de rejoindre le boulevard Tahar el Alaoui qui suit le tracé de l’ancienne muraille. Il s’agit en fait d’une artère le plus souvent étroite, très passante et bordée de nombreux petits magasins vendant toutes sorte d’articles.
L’ancienne médina est partiellement ceinte de remparts du XVI et de nouveaux, construits pour en masquer la vue aux clients du Hyatt. Elle forme un lacis de ruelles enchevêtrées qui contrastent avec le modernisme des constructions de la ville actuelle. Pour qui a déjà vu d’autre médinas, celle ci n’es pas la plus intéressante. Il faut absolument éviter de s’y promener la nuit ; le jour, il faut être prudent si l’on est seul.
On parvient ainsi à la nouvelle porte, Bâb Jédid, dite aussi Bâb Marrakech, qui s’ouvre sur une petite place ombragée et ornée de fontaines.
De là, la rue el Afia pénètre dans la médina par le quartier du Tnaker. On tournera à gauche à l’extrémité de celle ci pour s’engager dans la rue Sidi Fatah qui croise la rue du Tnaker. On peut y voir sur la droite, l’église Buenaventura, fondé par les Espagnols en 1891.
On aboutit face à un jardin public, à hauteur duquel on prend sur la droite la rue de Sour Jédid qui atteint bientôt la petite place de Sidi el Kairouani. Là se situe le santuaire de Sidi el Kairouani érigé au début du XIX en l’honneur de ce saint personnage du XIV ,originaire de Kairouan, le premier patron de la cité.
A gauche  de la place Sqala est un ancien bastion du XVIII. d’ou l’on découvre les bassins du port de plaisance et du port de pêche.
Poursuivant au delà par la rue de la marine, qui passe devant  la mosquée Ould el Hamra, puis tout droit par la rue de la Douane qui se maintient parallèle au remparts et au boulevard des Almohades, on aboutit au square de Sidi Bou Smara où se trouve la Koubba de ce marabout et un petit cimetière, à l’ombre d’un beau figuier banian qui en fait l’un des coins les plus charmants de la médina.
Traversant cette placette pour en sortir par une arcade, on débouche rue Dar el Makhzen où l’on remarque la mosquée Dar el Makhzen ou Grande Mosquée, construite par le sultan Sidi Mohammed ben Abdallah.
Passant entre la mosquée Dar el Makhzen et le square de Sidi Bou Smara, on rejoint, vers l’este le boulevard Félix Houphouët boigny.

Promenades dans Casablanca 1ère

Je continue d’alimenter la découverte du Maroc que j’ai commencé avec Casablanca où j’habite. Voici doncun exemple de déambulation dans ce grand poumon économique qu’est Casablanca. Savez vous qu’il y a 100 ans, Casablanca n’était qu’une bourgade d’à peine 50 000 habitants. Dar El Beida (nom arabe de Casablanca) a été choisie par Lyautey (militaire en charge de la zone) pour devenir un grand ort de commerce. Et la grande aventure de Casablanca a commencé. Aujourd’hui la ville concentre plus de 5 millions d’habitants et est devenue une des principales capitales économiques d’afrique de l’ouest.

Agité et bruyant, le centre de Casablanca offre une remarquable unité architecturale. On s’en apercevra dès le début de cette promenade en contemplant la place des Nations Unies conçue par Joseph Marrast. Au fil des rues et des avenues, on lèvera systématiquement la tête pour apercevoir de-ci, de là, une colonne, un encorbellement, une frise. Pas vraiment d’immeubles qui se détachent du lot, mais une succession de battisses qui font de Casablanca l’un des ensembles Art Dèco les mieux conservés du monde.

Sur la place des Nations unies, centre administratif de Casablanca, s’élève l’ensemble architectural le plus harmonieux de la ville. Il a été conçu en 1920 par l’architecte Joseph Marrast. Les volumes sont rythmés par des séries d’arcades et rehaussés par l’emploi d’une pierre blonde qui apporte une nuance colorée sur les façades blanches. Une fontaine lumineuse, sur le coté ouest, fonctionnes le week-end.
Le coté est de la place est bordé par le palais de Justice, auquel un perron donne accès. Sur la droite, le consulat de France est précède de la statue du maréchal Lyautey, par Fr. Cogné 1933. Elle se trouvait autrefois à centre de la place. Au sud se trouve la préfecture, au nord le bâtiment des Postes (dessiné par Adrien Laforgue)

Au fond de la place des Nations Unies, la rue Abderrahman Sehraoui conduit directement au parc de la ligue Arabe.
Le parc de la ligue Arabe, aménagé en 1918, continue une agréable zone de verdure. On y verra surtout au nord les flèches de l’ancienne cathédrale du Sacré coeur qu’éclairent des claustras de béton. Construite en 1930 par Paul Tournon, elle ne sert plus aujourd’hui de lieu de culte.

Le Casablanca Art déco.

Art déco - Centre de Casablanca

Art déco - Centre de Casablanca

Un grand nombre de bâtiments de cette période se trouvent dans un périmètre compris entre l’avenue Hassan II, le boulevard El Meskini et le boulevard Mohammed V.
De l’ancienne cathédrale du Sacré coeur, traverser le parc de la ligue Arabe pour prendre sur la gauche l’avenue Moulay Youssef. De beaux bâtiments Art déco s’élèvent sur l’avenue Hassan II en bordure du parc. Poursuivre sur le boulevard Alber Reitzer, que prolonge le boulevard du 11 janvier. Parvenu au croisement avec l’avenue Lalla Yacout, on pourra prendre à droite pour tourner ensuite à gauche dans le boulevard Hassan el Seghir. A nouveau sur la gauche suivre le boulevard Mohammed V avec le marché central où se trouvent de nombreux fleuristes. On verra encore de nombreux bâtiments de cette période tout au long de ce boulevard qui regroupe, avec l’avenue de l’armée Royale, les magasins, hôtels, restaurant et cafés les plus luxueux de la ville. Juste avant d’arriver place des Nations Unies, la rue du Prince Moulay Abdallah comporte, elle aussi de nombreuses battisses Art Déco.
La place Mohammed V, à la lisière de l’ancienne médina et de la ville moderne, constitue le centre névralgique de la ville autour duquel les principales artères s’ordonnent suivant un plan radioconcentrique. Un passage souterrain coiffé d’une coupole, due à l’architecte Zevaco, en facilité la traversée. La plupart des grand hôtels et des compagnies aériennes se trouvent dans le secteur, en particulier dans l’av des F.A.R .

Au nord , en direction du port, le boulevard Félix Houphouët boigny offre de nombreux magasins de souvenirs.

Montant des mensualités de Crédit