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Immobilier social Maroc 90.000 logements ont été mis en chantier dans le segment social à fin mai 2011

Plus de 90.000 logements ont été mis en chantier dans le segment social à fin mai 2011, a affirmé jeudi à Paris le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Ahmed Taoufiq Hejira.

Durant les cinq premiers mois de l’année, le Maroc a lancé sur le marché 91.500 nouveaux logements sociaux. «C’est impressionnant. Il faut le comparer à la production en France qui est de l’ordre de 200.000» par an, a souligné Hejira qui présidait l’inauguration du salon de l’immobilier marocain à Paris «SMAP Immo», en présence notamment de l’ambassadeur du Maroc en France, El Mostafa Sahel.

C’est une offre qui «va prendre en charge une bonne partie du déficit en logement au Maroc», a-t-il déclaré à la MAP, soulignant que «le Royaume a choisi une excellente sortie de la période de stagnation de son immobilier en pariant sur l’habitat social».

Evoquant le SMAP Immo dont la 8e édition se tient jusqu’à dimanche au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, le ministre a affirmé que ce salon «a atteint son âge de maturité». Il en veut pour preuves la présence de plus de 120 exposants et une affluence qui va dépasser les 50.000 visiteurs de l’édition 2010. Il s’agit, a-t-il assuré, du «plus grand Salon de l’immobilier marocain hors du Royaume destiné à promouvoir les produits de logement marocains».

«Quand on a un engouement sans précédent de la part de la communauté marocaine en pleine période de crise, je crois qu’on peut parler de pérennité pour un salon qui a gagné sa place d’une manière structurelle», a-t-il ajouté.

Organisée par le ‘SMAP Grou’ en collaboration avec le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, cette édition est la troisième étape après Bruxelles et Milan du road show 2011 des salons destinés à promouvoir l’immobilier marocain.

Sur une superficie d’exposition de 15.000 m2, plus de 120 exposants présentent des produits d’habitat dans près de 64 villes marocaines. Sept banques y sont également présentes pour proposer le financement adéquat aux différents produits exposés.

Des Marocains résidant à l’étranger souhaitant acquérir une résidence secondaire en passant par les retraités Européens attirés par la douceur de vivre du Royaume, le ‘SMAP Immo Paris’ s’adresse à tous et offre une réponse complète à toute personne intéressée par un investissement immobilier au Maroc.

Le salon est aussi une plateforme d’échanges donnant aux professionnels de l’immobilier (promoteurs, constructeurs, architectes, décorateurs et notaires, etc.) l’occasion de s’exprimer sur les sujets faisant l’actualité et les évolutions du secteur au Maroc, et aux visiteurs l’opportunité de s’informer et de poser leurs questions sur les thèmes clés de l’immobilier et aussi relatifs à l’acquisition d’un bien immobilier.

Par ailleurs, Hejira et Sahel ont présidé l’inauguration d’un showroom de la société immobilière marocaine «Alliance Darna» à Clichy, une ville de la banlieue nord de Paris connue pour la forte concentration de la communauté marocaine. Il s’agit du 2e showroom dédié à l’immobilier social en France, après celui inauguré l’année dernière par Al Omrane, et le premier issu du secteur privé.

«D’autres entreprises du secteur privé vont faire de même», a assuré Hejira à la MAP, précisant qu’«il y a au moins deux qui vont ouvrir très bien tôt». «Cet ensemble de showrooms deviendront une sorte de salon permanent de l’immobilier marocain» en France, s’est-il félicité.

Selon le directeur général de cette entreprise, Ahmed Amloul, l’ouverture de ce showroom vise à promouvoir les projets d’habitat social auprès de la communauté marocaine établie en France, une catégorie qui représente entre 20 et 30% des demandeurs de logement de la société.

L’idée c’est aussi de «permettre aux membres de la communauté d’acquérir leur logement au Maroc sans se déplacer pour qu’ils puissent gagner le temps de leurs vacances», a-t-il ajouté à la MAP.

Point sur le Projet Immobilier : ANFAPLACE à Casablanca (corniche)

Le groupe portugais Pestana prend en charge la gestion de la Résidence immobilière de promotion touristique
d’Anfaplace.

Le projet Anfaplace Living Resort attire de nombreux investisseurs étrangers, malgré les perturbations qu’a connues ce chantier au départ. Ainsi, il a réussi à séduire le groupe portugais Pestana qui prendra en charge la gestion de la Résidence immobilière de promotion touristique (RIPT). Aussi, il ne faut pas oublier qu’en dépit de la crise et des perturbations que connaît la région (Maghreb), le Maroc, qui a fait l’exception, continue à séduire les capitaux étrangers vu la stabilité économique et politique du pays et les niches qui restent encore à exploiter.
A travers ce projet, le groupe Pestana, qui bénéficie de 40 ans d’expérience et qui gère 90 hôtels (près de 9.400 chambres) à travers les cinq continents, veut développer ses activités au Maroc. D’ailleurs, le Royaume figure parmi les priorités de son plan de développement stratégique. En effet, après Casablanca, le groupe compte investir dans les  »Resorts » notamment à Marrakech et il serait même intéressé par une implantation à Agadir.
«Nous sommes ravis d’être les précurseurs de ce genre nouveau de propriété locative touristique au Maroc et d’observer que l’engouement suscité n’a pas encore été démenti…», a souligné, mardi 22 mars à Casablanca, José Roquette, administrateur de Pestana, le plus important groupe de tourisme au Portugal. L’investissement global, qui sera injecté par ce groupe dans ce premier projet, est de l’ordre de 280 millions DH.


En effet, selon les représentants de CB Richard Ellis, qui prend en charge le volet commercialisation du projet Anfaplace que développe le groupe Inveravante à Casablanca, sur un total de 102 appartements haut de gamme composant la RIPT gérée par Pestana, 40% de ces derniers ont été déjà vendus. Le prix moyen serait de l’ordre de 2,5 millions DH. Les Résidences Anfaplace se déclinent en appartements de 1 et 2 chambres, avec des superficies et orientations diverses, une place de parking et une terrasse avec vue imprenable sur l´océan. Elles seront dotées d´un traitement paysager de grande qualité et bénéficieront d´un accès direct et sécurisé à la plage. De plus, les appartements seront entièrement meublés et équipés et bénéficieront également d´un service hôtelier de prestige.
«Nous croyons totalement au succès des RIPT d’Anfaplace vu que ces dernières attirent un nombre croissant de clients et représentent une offre complémentaire aux produits purement résidentiels», a précisé, lors de cette rencontre, Karim Beqqali, directeur général de CB Richard Ellis au Maroc. Ces résidences immobilières (apparts-hôtels) qui connaissent déjà un vif succès, selon les gestionnaires, ciblent les touristes qui effectuent des séjours moyens ou longs à Casablanca et qui veulent profiter d’un cadre luxueux pour mieux vivre.


Quant aux modalités d’acquisition, une formule inédite a été concoctée spécialement pour cette première résidence touristique au Maroc répondant aux normes internationales et bénéficiant d’une gestion professionnelle par un opérateur de renom qu’est Pestana. L’acquéreur a donc l’opportunité d’acheter un bien de haut standing au sein d’un projet de référence à Casablanca, tout en lui permettant de bénéficier d’une rentabilité assurée et croissante. Comment cela sera-t-il possible? Le système de la RIPT lie l’acheteur aux sociétés de gestion et de promotion pendant neuf ans en lui assurant la location de son bien dont la gestion est prise en charge par la société Pestana. Un contrat de vente respectant la VEFA est proposé aux clients.
L’avantage d’un tel contrat réside dans la garantie d’obtenir une rentabilité minimale, quel que soit le taux d’occupation dudit appartement. Ainsi, Pestana assure une rentabilité de 3,5% de l’investissement (prix de l’appartement) en plus d’un variable qui sera calculé en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Ainsi, au bout de 9 ans, l’acquéreur récupère son bien qui redevient un appartement résidentiel qu’il pourra garder ou vendre en réalisant une plus-value. De plus, le propriétaire aurait gagné +50% de son investissement de départ, soit l’équivalent de la location de son bien durant les neuf ans (rentabilité du placement).


Par ailleurs, les propriétaires de ces résidences pourront, pendant la durée d’usage personnel annuel spécifiée dans leurs contrats, soit les exploiter pendant 15 jours à Casablanca, soit bénéficier d’un séjour équivalent à cette durée dans l’une des résidences gérées par le groupe à travers le monde.



Anfaplace avance bien
Le projet Anfaplace avance selon le planning préétabli. C’est ce qu’a annoncé Ingrid Salas Siino, directrice commerciale Maroc d’Inveravante Maroc. Selon cette responsable, les travaux de construction seront finalisés fin 2011. Les travaux des gros œuvres sont déjà achevés. C’est la partie finition qui est entamée et qui est bien avancée. «L’engagement de livraison en 2012 sera respectée», a insisté Karim Beqqali, DG de CBRE Maroc. Quant à la commercialisation, 74% de la partie dédiée aux locaux commerciaux sont vendus. Pour ce qui est de la partie résidentielle, 60% du stock sont écoulés (logements proposés entre 35.000 et 40.000 DH/m2). Concernant la RIPT gérée par Pestane, 40% des apparts-hôtels sont vendus. Reste que pour les bureaux, la campagne de commercialisation démarre à peine, sachant que le plus petit des plateaux avoisine les100 m2.



Près de 60 000 logements type social mis en chantiers au Maroc

Plus de 116.000 unités ont fait l’objet de conventions entre les promoteurs privés et l’Etat



L’engouement exprimé pour le logement social à 250.000 DH l’unité est inégalé. En effet, depuis l’adoption du plan de relance, sur Hautes orientations royales, qui s’étale sur la période 2010-2020, les promoteurs immobiliers, grands ou petits, se sont intéressés à ce nouveau produit conçu non seulement pour éradiquer l’habitat insalubre et offrir un logement décent aux couches défavorisées mais aussi pour redynamiser ce secteur qui était agonisant. Actuellement, les chiffres avancés parlent de plus de 116.000 unités ayant fait l’objet de conventions entre les promoteurs privés et l’Etat. Quant aux mises en chantier, près de 60.000 unités sont en cours de construction. Des chiffres qui reflètent le succès de ce plan de relance dont il a fallu un arbitrage royal pour le faire adopter. Finalement, nul ne pourrait nier l’importance de cette offre, que ce soit pour les couches sociales à revenus modestes ou encore pour une classe moyenne contrainte d’y basculer, faute de trouver un logement moyen standing adapté à ses budgets.

Actuellement, tous les grands promoteurs ont orienté une grande partie de leur production vers ce segment très porteur, vu la grande demande exprimée dès 2010. Certains même y ont consacré 80% de leur production. Les logements qui seront livrés qu’en 2012 ont été déjà écoulés à 80% sinon à 100% chez quelques promoteurs.
A l’international, la demande est également très grande. Déjà, les MRE, en été, se sont rués sur ce type de logements. Par ailleurs, lors du Smap Expo Bruxelles qui s’est tenu du 4 au 6 février dans la capitale belge, la diaspora marocaine a manifesté un grand intérêt à ce type de logements. Plusieurs centaines de ventes ont été conclues sur plan, au grand bonheur des promoteurs immobiliers qui se frottent déjà la main quant aux autres salons prévus en Europe. D’ailleurs, Ahmed Taoufiq Hejira a tenu, lors de ce salon, à souligner que les MRE peuvent acquérir un logement social à seulement 250.000 DH l’unité. Ces derniers peuvent profiter de l’exonération de la TVA, au même titre que les Marocains éligibles. Le rush enregistré lors de ce salon a donné de bons signaux aux professionnels et à l’Etat qui en fait son cheval de bataille.


Une chose est sûre avec le rythme actuel: les prévisions arrêtés au départ visant la construction de 300.000 unités d’ici 2020 seront largement dépassées, a affirmé le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace. Faisant état d’un optimisme mesuré, il a également déclaré qu’avec cette cadence, le Maroc pourra d’ici cinq ans rattraper le déficit en logements.

Notons également que le dossier du logement social est suivi personnellement par Sa Majesté le Roi. Des réunions de haut niveau sont organisées entre janvier et février 2011 pour la mise en œuvre des Hautes orientations royales. Au vu des derniers développements, nul ne peut nier que la reprise est déjà là pour le secteur de l’habitat encouragée par les réalisations dans l’immobilier social.



Foncier
Entre promoteurs immobiliers, la bataille est tellement rude que chacun essaye d’innover pour se démarquer. Les plus chanceux sont ceux qui disposent de fonciers disponibles. En effet, l’acquisition de terrains reste le plus grand souci des promoteurs immobiliers, sachant que certaines villes, notamment Casablanca et Rabat, enregistrent une saturation du foncier à l’intérieur, ce qui favorise la flambée des prix. Résultat : les logements à 250.000 DH l’unité sont prévus dans les zones périphériques jouxtant les grandes villes. Quant aux petites villes où le foncier est disponible, les clients seront bien servis.

Décret n° 2-01-108 sur les terrains à vocation agricole au Maroc (VNA)

Décret n° 2-01-108 du 29 joumada II 1427 (25 juillet 2006) pris pour l’application du dahir portant loi n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972) relatif à l’attribution à des agriculteurs de terres agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat.
Le premier ministre,

Vu le dahir portant loi n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972) relatif à l’attribution à des agriculteurs de terres agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat, tel qu’il a été modifié et complété, notamment par la loi n° 06-01 promulguée par le dahir n° 1-04-252 du 25 kaada 1425 (7 janvier 2005) ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 24 joumada II 1427 (20 juillet 2006),

Décrète :
Article premier :Les ventes et locations des lots attribués, leur rétrocession à l’Etat ou reprise par celui-ci, ainsi que les cessions à l’Etat des terrains agricoles et des droits indivis appartenant ou revenant aux attributaires sur des terrains agricoles, sont constatées par actes passés entre les attributaires et le ministre des finances et de la privatisation.

Article 2 :La liste des attributaires bénéficiaires des lots est fixée par décret contresigné par le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, le ministre de l’intérieur et le ministre des finances et de la privatisation.

Article 3 :Les imprimés de demandes d’attribution des lots sont délivrés par les services régionaux du ministère de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes.

Article 4 :Les représentants de l’administration siégeant aux réunions de la commission provinciale ou préfectorale visée à l’article 7 du dahir portant loi n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972) précité, sont désignés ainsi qu’il suit :

- le caïd concerné ;
- le directeur provincial de l’agriculture ou le directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole ou leurs représentants ;
- le chef des services provinciaux des domaines ou son représentant ;
- l’inspecteur des lois sociales en agriculture ou son représentant.

Article 5 :La renonciation par l’Etat à son antériorité d’hypothèque sur les lots attribués, prévue à l’article 13 du dahir portant loi précité n° 1-72-277 du 29 kaada 1392 (29 décembre 1972), est autorisée par le ministre des finances et de la privatisation.

Article 6 :La déchéance des attributaires est prononcée par décret pris sur proposition du ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, du ministre de l’intérieur et du ministre des finances et de la privatisation.

Article 7 :Le ministère des finances et de la privatisation représente l’Etat en matière de fixation de la valeur et du paiement des indemnités visées aux articles 11 et 11 ter du dahir portant loi précité n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972).

Article 8 :La mainlevée visée à l’article trois de la loi précitée n° 06-01 est délivrée conjointement par le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes et le ministre des finances et de la privatisation.

Article 9 :La conservation provisoire du droit des attributaires sur les lots qui leurs sont attribués ou sa radiation, ainsi que l’inscription sur les livres fonciers des actes établis en application du dahir portant loi précité n° 1-72-277 sont requises par le ministre des finances et de la privatisation.

Cette réquisition doit obligatoirement préciser les références foncières des propriétés concernées.

Article 10 :La cession des lots agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat, situés en dehors du périmètre urbain et attribués aux agriculteurs conformément aux dispositions du dahir portant loi précité n° 1-72-277 , tel qu’il a été modifié et complété, notamment par la loi n° 06-01, demeure régie par les dispositions de ce dahir portant loi et des articles 5 et 10 du décret n° 2-04-683 du 16 kaada 1425 (29 décembre 2004) relatif à la commission régionale chargée de certaines opérations foncières, notamment en ce qui concerne la délivrance de l’attestation de vocation non agricole.

Article 11 :En cas d’expropriation pour cause d’utilité publique d’un lot attribué conformément aux dispositions du dahir portant loi précité n° 1-72-277 , et intégré dans un périmètre urbain, le montant de l’indemnité d’expropriation, que cette dernière intervienne avant ou après paiement intégral du prix du lot par l’attributaire, ne pourra excéder la valeur du lot appréciée à la date de publication au « Bulletin officiel » de la loi précitée n° 06-01.

Article 12 : Le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, le ministre des finances et de la privatisation et le ministre de l’intérieur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 29 joumada II 1427 (25 juillet 2006).
Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes,
Mohand Laenser.

Le ministre des finances et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l’intérieur,
Chakib Benmoussa.

Décret n° 2-01-108 du 29 joumada II 1427 (25 juillet 2006) pris pour l’application du dahir portant loi n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972) relatif à l’attribution à des agriculteurs de terres agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat.
Le premier ministre,

Vu le dahir portant loi n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972) relatif à l’attribution à des agriculteurs de terres agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat, tel qu’il a été modifié et complété, notamment par la loi n° 06-01 promulguée par le dahir n° 1-04-252 du 25 kaada 1425 (7 janvier 2005) ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 24 joumada II 1427 (20 juillet 2006),

Décrète :
Article premier :Les ventes et locations des lots attribués, leur rétrocession à l’Etat ou reprise par celui-ci, ainsi que les cessions à l’Etat des terrains agricoles et des droits indivis appartenant ou revenant aux attributaires sur des terrains agricoles, sont constatées par actes passés entre les attributaires et le ministre des finances et de la privatisation.

Article 2 :La liste des attributaires bénéficiaires des lots est fixée par décret contresigné par le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, le ministre de l’intérieur et le ministre des finances et de la privatisation.

Article 3 :Les imprimés de demandes d’attribution des lots sont délivrés par les services régionaux du ministère de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes.

Article 4 :Les représentants de l’administration siégeant aux réunions de la commission provinciale ou préfectorale visée à l’article 7 du dahir portant loi n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972) précité, sont désignés ainsi qu’il suit :

- le caïd concerné ;
- le directeur provincial de l’agriculture ou le directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole ou leurs représentants ;
- le chef des services provinciaux des domaines ou son représentant ;
- l’inspecteur des lois sociales en agriculture ou son représentant.

Article 5 :La renonciation par l’Etat à son antériorité d’hypothèque sur les lots attribués, prévue à l’article 13 du dahir portant loi précité n° 1-72-277 du 29 kaada 1392 (29 décembre 1972), est autorisée par le ministre des finances et de la privatisation.

Article 6 :La déchéance des attributaires est prononcée par décret pris sur proposition du ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, du ministre de l’intérieur et du ministre des finances et de la privatisation.

Article 7 :Le ministère des finances et de la privatisation représente l’Etat en matière de fixation de la valeur et du paiement des indemnités visées aux articles 11 et 11 ter du dahir portant loi précité n° 1-72-277 du 22 kaada 1392 (29 décembre 1972).

Article 8 :La mainlevée visée à l’article trois de la loi précitée n° 06-01 est délivrée conjointement par le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes et le ministre des finances et de la privatisation.

Article 9 :La conservation provisoire du droit des attributaires sur les lots qui leurs sont attribués ou sa radiation, ainsi que l’inscription sur les livres fonciers des actes établis en application du dahir portant loi précité n° 1-72-277 sont requises par le ministre des finances et de la privatisation.

Cette réquisition doit obligatoirement préciser les références foncières des propriétés concernées.

Article 10 :La cession des lots agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat, situés en dehors du périmètre urbain et attribués aux agriculteurs conformément aux dispositions du dahir portant loi précité n° 1-72-277 , tel qu’il a été modifié et complété, notamment par la loi n° 06-01, demeure régie par les dispositions de ce dahir portant loi et des articles 5 et 10 du décret n° 2-04-683 du 16 kaada 1425 (29 décembre 2004) relatif à la commission régionale chargée de certaines opérations foncières, notamment en ce qui concerne la délivrance de l’attestation de vocation non agricole.

Article 11 :En cas d’expropriation pour cause d’utilité publique d’un lot attribué conformément aux dispositions du dahir portant loi précité n° 1-72-277 , et intégré dans un périmètre urbain, le montant de l’indemnité d’expropriation, que cette dernière intervienne avant ou après paiement intégral du prix du lot par l’attributaire, ne pourra excéder la valeur du lot appréciée à la date de publication au « Bulletin officiel » de la loi précitée n° 06-01.

Article 12 : Le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, le ministre des finances et de la privatisation et le ministre de l’intérieur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 29 joumada II 1427 (25 juillet 2006).
Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes,
Mohand Laenser.

Le ministre des finances et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l’intérieur,
Chakib Benmoussa.

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