Voici les interptérations de l’mpact de la crise interntionale sur le Maroc selon le rapport de Bank Al Maghrib de septembre 2008.
Rapport de la banque centrale marocaine sur la monétique de septembre 20O9.
Depuis le dernier Rapport sur la politique monétaire de septembre 2008, les principales institutions internationales ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie mondiale. Ce ralentissement est impulsé par les ays avancés, dont l’économie devrait connaître en 2009 la première contraction annuelle depuis plus de soixante ans. En effet, depuis le mois de septembre 2008, les effets des turbulences financières qui ont éclaté aux Etats-Unis au milieu de l’année 2007 ont été ressentis au niveau de l’ensemble du système financier mondial, et les tensions se sont propagées à l’économie réelle. Les actions massives des gouvernements américains et européens, ainsi que les baisses substantielles de taux décidées par les principales banques centrales, devraient contribuer à stabiliser la situation financière. Au-delà de l’effet direct de la crise financière, l’activité est de plus en plus freinée par la chute de la confiance, les ménages et les entreprises anticipant de plus en plus une période prolo gée de perspectives médiocres en matière d’emplois et de bénéfices.
Dans ces conditions, un ralentissement sensible de la croissance mondiale est prévu pour 2008 et un léger redressement n’apparaîtrait que durant le second semestre de l’année 2009. Les pays avancés seront en récession, ou en seront proches, au deuxième semestre de l’année 2008 et au début de l’année 2009, et le redressement attendu au courant de l’année 2009 sera graduel. Dans la plupart des pays émergents ou en développement, la croissance tomberait en-dessous de son niveau tendanciel. Ainsi, l’OCDE prévoit désormais des taux de croissance en 2008 de 1% pour la zone euro et de 1,4% pour les Etats-Unis, contre 1,3% et 1,8% précédemment, et des taux respectivement de -0,6% et -0,9% pour l’année 2009. Aux Etats-Unis, l’activité devrait ralentir au premier semestre de l’année 2009, puis se redresser progressivement à mesure que l’impact de la crise du crédit s’atténue, que la baisse dans le secteur de l’immobilier prend fin et en relation avec les mesures de relance. Mais la reprise sera probablement lente, car consommation devrait être freinée par la dépréciation des actifs réels et financiers.
Dans le zone Euro, la croissance sera durement touchée par le resserrement des conditions financières et l’effritement de la confiance. En effet, le durcissement des conditions financières, la faible progression des revenus et les effets de richesse négatifs dus à la baisse du prix des actions et des logements devraient freiner la consommation et l’investissement. Ensuite, la 47 reprise devrait être progressive et alimentée par les effets de l’assouplissement monétaire et des plans de relance.
Sur cette base, nous retenons comme scénario central dans le présent Rapport un taux de croissance de nos principaux partenaires (Allemagne, Espagne, France et Italie) de 0,9% en 2008 et de -0,5% en 2009. Ces taux constituent une importante révision à la baisse des hypothèses que nous avions retenues pour le précédent RPM, et qui étaient de 1,1% pour l’année 2008 et de 1,3% pour l’année 2009. Il est à noter que ce taux de croissance est calculé sur la base d’une moyenne pondérée des taux de croissance de nos principaux partenaires.
A l’horizon des deux prochaines années, l’inflation devrait refluer dans tous les pays de l’OCDE. Elle se situerait en-dessous de 1,8% pour l’année 2009, et certains pays seraient même exposés à un faible risque de déflation. Cette baisse devrait résulter de la combinaison d’un affaiblissement de la demande globale et d’un reflux des cours des matières premières. Dans la zone Euro, l’inflation diminuera vraisemblablement de manière significative pour revenir à un niveau conforme à l’objectif d’inflation de la BCE en début d’année prochaine, pour se situer aux alentours de 1,4% sur l’ensemble de l’année 2009.