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Régime général des règlements en devises depuis l’étranger vers le Maroc

Billet de cent dirhams

Billet de cent dirhams

En règle générale, les contrats commerciaux ou financiers doivent être libellés soit en dirhams, soit en l’une des monnaies étrangères cotées par Bank Al Maghrib et figurant sur la liste jointe en annexe.
Des dispositions particulières peuvent cependant être édictées par des textes spécifiques.
Les règlements en provenance des pays étrangers n’autorisent en aucun cas les bénéficiaires, ni les Intermédiaires Agréés, à faire procéder dans ces pays à des arbitrages sur les devises étrangères reçues en paiement. De tels arbitrages ne sont pas permis par la réglementation des changes.
Les règlements réalisés par voie de compensation sont prohibés.

Règlements en provenance des pays étrangers :

Ces règlements sont réalisés :
- soit par voie de rapatriement de devises cotées par Bank Al Maghrib;
- soit par débit d’un compte en devises ou d’un compte étranger en dirhams convertibles ouvert dans les livres d’un Intermédiaire Agréé, au nom du débiteur étranger.

En outre, des règlements peuvent être effectués par mandats poste internationaux ou par crédit ou débit de comptes postaux dans les conditions et limites fixées par l’Administration des P.T.T. en accord avec l’Office des Changes.

Evolution des liquidités au Maroc selon Bank Al Maghrib

Etude de l’évolution des liquidités au Maroc selon la banque centrale marocaine (Bank Al Maghrib) dans son étude du quatrième trimestre 2008 :

Au cours du troisième trimestre de l’année 2008, la tendance expansive des facteurs autonomes s’est inversée principalement sous l’effet de l’augmentation de la demande de billets et de l’accélération des achats de devises par les banques commerciales.

Les facteurs autonomes ont ainsi exercé un effet restrictif de 8 milliards de dirhams sur les trésoreries bancaires tandis que l’accroissement du montant des réserves obligatoires a totalisé 1,4 milliard de dirhams. En conséquence, l’insuffisance des trésoreries bancaires s’est établie en moyenne à 10,4 milliards de dirhams au troisième trimestre 2008 contre 8,4 milliards le trimestre précédent.

Les retraits nets de monnaie fiduciaire ont totalisé 6,4 milliards de dirhams en période estivale et les opérations sur avoirs extérieurs ont induit une contraction des trésoreries bancaires de 5,2 milliards de dirhams. En effet, les opérations d’achats de devises par les banques commerciales ont totalisé un montant de 20,1 milliards de dirhams, principalement attribuable à l’augmentation de la volatilité de l’eurodollar. Toutefois, ces achats de devises ont été partiellement compensés par les cessions de billets de banque étrangers, dont le rythme s’accélère pendant les vacances d’été, et qui ont atteint 14,9 milliards de dirhams. En revanche, les opérations du Trésor ont été à l’origine d’une injection de liquidité de 3,6 milliards de dirhams, principalement attribuable au désendettement du Trésor auprès du système bancaire.

 

 

Evolution des taux d’intérêts selon la banque centrale marocaine

Evolution des taux d’intérêts selon le rapport du quatrième trimestre 2008 de Bank al Maghrib, la banque centrale marocaine

Le Conseil de la Banque a décidé, lors de laréunion tenue le 23 septembre 2008, de relever le taux directeur de 25 points de base, le portant à 3,50%. Dans ces conditions, le taux interbancaire est passé de 3,21% en moyenne au cours du deuxième trimestre à 3,33% au troisième trimestre, puis à 3,65% en octobre et novembre.

Parallèlement, les taux des bons du Trésor à court terme émis par adjudication se sont orientés à la hausse en rupture avec leur tendance baissière observée depuis le début de l’année. Cette évolution a été également constatée au niveau du marché secondaire tant pour les courtes maturités, dont les rendements restent proches de ceux du compartiment primaire, que pour les taux  assortissant les bons à moyen et à long terme.

S’agissant des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et à 12 mois a poursuivi, du troisième trimestre et en octobre 2008, son mouvement haussier du fait principalement de l’augmentation des taux servis sur les dépôts à 12 mois.

Pour leur part, les taux débiteurs se sont globalement établis, au cours du 3ème trimestre, à leur niveau moyen constaté l’exercice précédent. En effet, les résultats de l’enquête trimestrielle de Bank-Al-Maghrib auprès des banques font ressortir une hausse du taux moyen pondéré en liaison avec l’augmentation des taux appliqués aux facilités de trésorerie, aux crédits à l’équipement et, dans une moindre mesure, aux prêts immobiliers. En revanche, les taux des crédits à la consommation ont de nouveau accusé une baisse s’inscrivant dans leur tendance observée depuis le début de l’année.

Impact de la crise interntionale sur le Maroc selon le rapport de Bank Al Maghrib de septembre 2008

Voici les interptérations de l’mpact de la crise interntionale sur le Maroc selon le rapport de Bank Al Maghrib de septembre 2008.

Rapport de la banque centrale marocaine sur la monétique de septembre 20O9.

Depuis le dernier Rapport sur la politique monétaire de septembre 2008, les principales institutions internationales ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie mondiale. Ce ralentissement est impulsé par les ays avancés, dont l’économie devrait connaître en 2009 la première contraction annuelle depuis plus de soixante ans. En effet, depuis le mois de septembre 2008, les effets des turbulences financières qui ont éclaté aux Etats-Unis au milieu de l’année 2007 ont été ressentis au niveau de l’ensemble du système financier mondial, et les tensions se sont propagées à l’économie réelle. Les actions massives des gouvernements américains et européens, ainsi que les baisses substantielles de taux décidées par les principales banques centrales, devraient contribuer à stabiliser la situation financière. Au-delà de l’effet direct de la crise financière, l’activité est de plus en plus freinée par la chute de la confiance, les ménages et les entreprises anticipant de plus en plus une période prolo gée de perspectives médiocres en matière d’emplois et de bénéfices.
Dans ces conditions, un ralentissement sensible de la croissance mondiale est prévu pour 2008 et un léger redressement n’apparaîtrait que durant le second semestre de l’année 2009. Les pays avancés seront en récession, ou en seront proches, au deuxième semestre de l’année 2008 et au début de l’année 2009, et le redressement attendu au courant de l’année 2009 sera graduel. Dans la plupart des pays émergents ou en développement, la croissance tomberait en-dessous de son niveau tendanciel. Ainsi, l’OCDE prévoit désormais des taux de croissance en 2008 de 1% pour la zone euro et de 1,4% pour les Etats-Unis, contre 1,3% et 1,8% précédemment, et des taux respectivement de -0,6% et -0,9% pour l’année 2009. Aux Etats-Unis, l’activité devrait ralentir au premier semestre de l’année 2009, puis se redresser progressivement à mesure que l’impact de la crise du crédit s’atténue, que la baisse dans le secteur de l’immobilier prend fin et en relation avec les mesures de relance. Mais la reprise sera probablement lente, car  consommation devrait être freinée par la dépréciation des actifs réels et financiers.

Dans le zone Euro, la croissance sera durement touchée par le resserrement des conditions financières et l’effritement de la confiance. En effet, le durcissement des conditions financières, la faible progression des revenus et les effets de richesse négatifs dus à la baisse du prix des actions et des logements devraient freiner la consommation et l’investissement. Ensuite, la 47 reprise devrait être progressive et alimentée par les effets de l’assouplissement monétaire et des plans de relance.

Sur cette base, nous retenons comme scénario central dans le présent Rapport un taux de croissance de nos principaux partenaires (Allemagne, Espagne, France et Italie) de 0,9% en 2008 et de -0,5% en 2009. Ces taux constituent une importante révision à la baisse des hypothèses que nous avions retenues pour le précédent RPM, et qui étaient de 1,1% pour l’année 2008 et de 1,3% pour l’année 2009. Il est à noter que ce taux de croissance est calculé sur la base d’une moyenne pondérée des taux de croissance de nos principaux partenaires.

A l’horizon des deux prochaines années, l’inflation devrait refluer dans tous les pays de l’OCDE. Elle se situerait en-dessous de 1,8% pour l’année 2009, et certains pays seraient même exposés à un faible risque de déflation. Cette baisse devrait résulter de la combinaison d’un affaiblissement de la demande globale et d’un reflux des cours des matières premières. Dans la zone Euro, l’inflation diminuera vraisemblablement de manière significative pour revenir à un niveau conforme à l’objectif d’inflation de la BCE en début d’année prochaine, pour se situer aux alentours de 1,4% sur l’ensemble de l’année 2009.

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