Entreprises : pourquoi le Maghreb monte en puissance

Casablanca

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Le classement des 500 premières sociétés du continent que vient de publier Jeune Afrique confirme une tendance de fond : les champions de la région contestent de plus en plus le leadership sud-africain. Une performance qui doit être consolidée par l’essor du secteur privé.
Affrontement Nord-Sud. La bagarre s’intensifie avec l’Afrique comme seul terrain de confrontation. Le onzième palmarès annuel de Jeune Afrique sur les 500 premières entreprises du continent, en kiosque depuis le 7 décembre, confirme une tendance de fond : le Maghreb et l’Afrique du Sud se livrent un bras de fer pour s’assurer le leadership économique du continent.
Avec 278 entreprises sur 500 qui évoluent sous le pavillon de la première économie d’Afrique ou d’un des pays du Maghreb, leur domination ne cesse de progresser. Elles n’étaient en effet « que » 260 l’an dernier. Dans l’édition 2010, 155 sociétés appartiennent à la locomotive économique du sud du continent, contre 123 pour le Maghreb : le Maroc (75 entreprises), la Tunisie (26) et l’Algérie (22). Un très bon résultat pour l’Afrique du Nord, qui place 21 entreprises supplémentaires dans le Top 500. Une percée qui est surtout le fait du Maroc, avec 19 nouveaux représentants. Pour les autres pays de la région, la Société nationale industrielle et minière (Snim) opère une remarquable ascension, passant de la 198e à la 140e place, mais demeure l’unique représentant de la Mauritanie dans le classement. Quant aux Libyens, ils sont adeptes, à la manière suisse, du culte du secret.
Malgré un plongeon dans la récession, le pays de Zuma compte toujours 57 compagnies parmi les 100 premières africaines (16 pour le Maghreb). Et les entreprises classées de la pointe australe totalisent 44 % des 567 milliards de dollars de chiffre d’affaires cumulé par les sociétés du Top 500 (51 % l’année écoulée). Contre près d’un tiers pour le Maghreb. Les algériennes représentent 15,5 % du chiffre d’affaires cumulé, pour 9,4 % pour les marocaines et 2,5 % pour les tunisiennes.


source : jeune afrique

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