Le client reprend le pouvoir : les crédits continuent leur croissance, même ralentie

Jai lu un article particulièrement intéressant dans l’économiste de la semaine dernière.
On y parle des tendances actuelles pendant la crise : ici au Maroc ou les biens immobiliers même de luxe s’arrachaient comme des petits pains, on se retrouve aujourd’hui avec des promoteurs qui ont plus de mal à vendre. Donc on n’impose plus ses prix ni ses conditions : le pouvoir revient un peu dans les mains des acheteurs qui peuvent prendre le temps de négoicier et surtout d’étudier la qualité des offres de promotions immobilière au Maroc.

 » Le marché de la résidence de luxe est particulièrement vulnérable à la crise internationale car ses débouchés proviennent, pour une large part, de la clientèle européenne. Résultat, il devient de plus en plus dur de vendre et en tous les cas, la durée moyenne pour écouler un programme s’est rallongée, affirment des promoteurs à Marrakech.

Qu’ils soient intermédiaires ou investisseurs, la plupart des professionnels interrogés confirment la contagion de la crise en Europe: «Les transactions sont au ralenti même si l’on observe une petite reprise depuis la mi-janvier», relève Bernard Charrière, gestionnaire de patrimoine et directeur général de MC Groupe Connexion. A Marrakech, vitrine marocaine de la résidence de très grand luxe, l’euphorie dans laquelle baignait le marché ces dernières années est en train de s’estomper peu à peu. Malgré tout, les opérateurs se veulent optimistes pariant sur un passage à vide momentané en s’appuyant sur le comportement des investisseurs qui viennent de partout, et qui entendent saisir la «bonne» affaire.

Selon les spécialistes, le marché du très haut standing (la profession ne s’est pas encore accordée sur les critères de catégorisation) est aujourd’hui en surcapacité. La question taboue de la bonne fin de certains projets se pose désormais (certes, à voix basse). Il y a un net retournement des rapports de force. Le contexte est aujourd’hui nettement favorable à l’acheteur, mais pour autant il n’a pas été relevé de grosse décote sur le prix du mètre carré. Du moins, officiellement. Ce «paradoxe» tient au fait que beaucoup de promoteurs se sont peu endettés pour financer leur programme. Ils ont massivement recouru aux fonds propres et peuvent donc temporiser en attendant des jours meilleurs.
« Le marché est en train de s’assainir et la référence du prix au mètre carré devient moins importante, puisqu’il faut de plus en plus comparer des biens comparables en standing, en services offerts, en qualité de syndic également. De grands programmes moins avancés ont de plus en plus de mal à vendre sur plans malgré des spéculateurs qui restent à l’affût. C’est peut-être d’eux que viendra le grand redémarrage. »


Je pense aussi que ce passage est un mal pour un bien : tout le monde s’était jeté dans le bain sans grande compétence particulière et avec des business models parfois approximatifs, pariant sur le fait que ça allait se vendre. La relative difficulté du marché actuelle va recentrer sur la qualité et les promesses tenue, et mettre en avant les promoteurs sérieux. L’accès au crédit n’en sera que facilité, car les montages un peu bizarres des promoteurs wanabee n’auront plus place (tout ce qui est des fausses VEFA : vente en l’Etat Futur d’Achèvement seront remplacées par de belles caution bancaires).

Des news du marché des prêts et de l’immobilier très bientôt, suivont les tendances !

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Leave a Reply

Catégories