janvier 20th, 2012 Actualité Maroc | Entrer un commentaire »
Selon la déclaration gouvernementale dont les grands axes ont été présentés jeudi au Parlement, le Maroc poursuivra la réalisation de la première tranche de la LGV Tanger-Casablanca et puis planchera sur la préparation de la prochaine étape du plan directeur des LGV Casablanca-Marrakech.
Le gouvernement marocain s’emploiera également à accélérer le rythme de réalisation des routes rurales et à élargir le réseau national de routes et des autoroutes.
Le réseau autoroutier sera ainsi porté à 1.300 km avec la réalisation de 600 km supplémentaires, surtout après l’achèvement des tronçons de Taza-El Hoceima et Oujda-Nador en 2015.
source : afriq infos
Entrer un commentaire »janvier 20th, 2012 Actualité Maroc | Entrer un commentaire »
Les appuis de l’Union européenne à la Centrale solaire de Ouarzazate et au programme d’amélioration de l’alimentation en eau potable viennent d’être concrétisés jeudi dernier à travers la signature de deux conventions de financement ratifiées par le ministre de l’Économie et des Finances, Nizar Baraka, et le commissaire européen chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Stefan Fule, en visite officielle au Maroc les 18 et 19 janvier.
En vertu de ces deux accords, l’Union européenne par le biais de la Facilité d’investissement pour le voisinage accorde donc au Maroc un don de 333 millions de dirhams (30 millions d’euros) pour financer la réalisation de la première phase de la Centrale solaire de Ouarzazate et un deuxième don d’un montant de 77 millions de dirhams (7 millions d’euros) qui servira cette fois à garantir la mise en œuvre de la deuxième phase du programme d’amélioration des performances dans l’alimentation en eau potable.
S’exprimant à cette occasion, Nizar Baraka a tenu à remercier les autres bailleurs de fonds pour leur accompagnement et leur implication dans le financement de ces projets qui s’inscrivent dans le cadre des politiques stratégiques du Royaume ayant trait au développement des énergies renouvelables et la généralisation d’accès à l’eau potable. Il a rappelé par la même occasion les objectifs du projet relatif à la première phase de la Centrale solaire de Ouarzazate qui vise, d’après lui, à développer un complexe d’une capacité totale de production d’électricité à base d’énergie solaire de 500 Mw à l’horizon 2020.
Une initiative de nature à soutenir le Maroc dans ses efforts visant à réduire sa dépendance énergétique, renforcer sa capacité de production électrique et maîtriser cette ressource nationale dans une perspective de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Évoquant la deuxième phase du programme d’amélioration des performances dans l’alimentation en eau potable, M. Baraka a fait remarquer que ce programme a pour objectif de réduire les risques de santé liés à la consommation d’eau insalubre, d’assurer continuellement une alimentation en eau potable suffisante et plus efficace dans différentes villes du Royaume et diminuer les pertes d’eau dans les réseaux en optimisant son exploitation.
Stefan Füle a tenu à souligner dans son intervention l’importance de ces deux dons qui viennent consolider le partenariat déjà ambitieux entre l’Union européenne et le Maroc dans les secteurs de l’énergie et l’eau. Le haut responsable s’est félicité par ailleurs des réformes politiques et économiques engagées par le Maroc et qui sont perçues de « façon très positive » par l’Union européenne. Laquelle considère désormais le Maroc comme un partenaire clé dans la région de la Méditerranée. « Les relations entre le Maroc et l’Union européenne témoignent de la bonne volonté de l’Europe d’accompagner les réformes décidées et mises en œuvre par les autorités nationales vu que ces réformes favorisent le développement durable et inclusif. Le chemin vers la consolidation de la démocratie et la primauté du droit mérite pleinement le soutien de l’Union européenne », affirme le commissaire européen.
Rappelons que le projet de soutien à la Centrale solaire de Ouarzazate apportera une contribution importante à une intervention cohérente et décisive des bailleurs de fonds européens. Le projet aura également de fortes retombées positives sur la région dans la mesure où il contribuera à créer des emplois verts, développer une offre d’énergie propre et renforcer l’intégration économique entre le Maroc et l’Union européenne. Quant au projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable et qui concernera plus de
36 villes, il permettra une gestion plus performante du secteur de l’eau.
source le matin
Entrer un commentaire »janvier 17th, 2012 Actualité Maroc | Entrer un commentaire »
Dans le cadre des efforts d’adaptation au changement climatique, le Maroc a adopté la technologie du « semis direct » ou « zéro labour », développée dans des pays comme l’Australie, les Etats Unis et le Brésil. Une opération à cet effet a démarré au début de la campagne agricole 2011-2012 dans la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer. Le projet d’intégration, financé par la Banque mondiale dans le cadre du Plan Maroc Vert, adopte cette technologie dans le but de disséminer les technologies mieux adaptées au changement climatique. Le « semis direct » cible une superficie de 500 hectares (ha) de céréales dans la région de Rommani et bénéficiera à une quarantaine d’agriculteurs organisés en trois associations à Marchouch, Brachoua et Jemaa Moulbled. Il permet de protéger le sol contre l’érosion hydrique et éolienne, de réduire les pertes en eau dues à l’évaporation et d’atténuer la consommation d’énergie jusqu’à 70% et d’économiser sur les intrants.
MAP
Source : Crédit Agricole du Maroc
Entrer un commentaire »janvier 16th, 2012 Actualité Maroc, Articles sur le crédit au Maroc | Entrer un commentaire »
Des ménages ayant bénéficié de crédit pour le relogement refusent de s’acquitter de leurs traites au motif que les appartements sont un cadeau de l’Etat. 30 à 40% de l’encours des crédits Fogarim rattachés au programme VSB enregistrent jusqu’à 3 échéances impayées.
MAROC VILLES SANS BIDONVILLES.
Alors qu’il a globalement atteint son rythme de croisière avec des résultats probants et un taux de sinistralité limité, le crédit immobilier bénéficiant de la garantie de l’Etat (Fogarim) et profitant aux populations à revenus modestes ou non réguliers se voit en partie menacé par le programme Villes sans bidonvilles (VSB). Le danger vient en fait des financements adossés à cette garantie et accordés aux ménages habitant autrefois les bidonvilles, relogés, pour la plupart dans les appartements à 140 000 DH, moyennant un crédit à payer aux banques prêteuses. Ces crédits, dont l’encours atteint 1,22 milliard de DH à fin 2011 —soit près de 11% du total de l’encours des crédits Fogarim distribués— et qui profitent à près de 15 200 ménages, présentent un risque de taille : un taux d’impayés grandissant.
La situation est aujourd’hui telle que 30 à 40% de l’encours des crédits Fogarim rattachés au programme VSB connaissent entre 1 et 3 échéances impayées, comme l’ont confirmé à La Vie éco plusieurs banquiers sous le sceau de l’anonymat. Il faut dire que le sujet est très sensible et les directions des banques que nous avons contactées se sont contentées de nous renvoyer sur la Caisse centrale de garantie(CCG), organe étatique auprès de qui elles s’adressent pour faire jouer leur garantie en cas de défaut de paiement.
Certes, trois mois d’impayés ne relèvent pas d’une situation de contentieux, mais lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une population à revenus limités et irréguliers, il suffit de ce simple cumul pour que la situation dérape. «Les gens deviennent tout simplement incapables de payer d’un seul coup la dette exigible et de continuer à payer les traites mensuelles», analyse un chef d’agence bancaire.
Comment en est-on arrivé là ? Pour une raison bien simple : les habitants des bidonvilles considèrent que les logements octroyés sont un cadeau de l’Etat en contrepartie de leur acceptation de quitter le bidonville. Certains mêmes vont jusqu’à rétorquer, face aux efforts de recouvrement entrepris, que «c’est un don de Sidna (NDLR : le Souverain). Il n’y a rien à rembourser». Une situation amplifiée par le contexte de l’année 2011, qui a connu des manifestations sociales et deux opérations électorales que les emprunteurs ont mis à profit pour se défausser de leurs obligations. A cela s’ajoute un phénomène bien particulier : l’effet de contagion. «Il suffit qu’une dizaine d’emprunteurs dans un programme de relogement refuse de payer pour que la nouvelle fasse tache d’huile. Et l’on se retrouve après quelques mois avec un millier de ménages dans le même cas». Certes, il faut exclure de ces emprunteurs récalcitrants les bénéficiaires qui ne remboursent pas par contrainte, en raison principalement de leurs revenus irréguliers. Mais que le coût du logement dans un bidonville tourne autour de 1 000 DH par mois, cela correspond à peu près au montant des traites mensuelles d’un crédit Fogarim-VSB.
Un effet contagion : quand l’un ne paie pas, le voisin fait de même
L’on ne s’étonnera donc point de constater que le phénomène a pris de l’ampleur et touche déjà plusieurs villes, dont Oujda, Azrou ou encore Rabat (Akreuch).
L’on pourrait toutefois s’étonner que les banques n’aient pas cherché à endiguer rapidement le phénomène en forçant les recouvrements, voire en procédant à des liquidations pour récupérer les montants non remboursés. Outre le fait qu’attaquer en justice, simultanément, une multitude d’emprunteurs pour non-paiement d’échéances, ne soit pas vraiment faisable, il faut dire que les banques sont confrontées à une autre contrainte. En raison du contexte social actuel tendu, les autorités de plusieurs villes ont demandé aux banques d’attendre des temps meilleurs avant de déclencher des procédures judiciaires qui auraient créé un trouble à l’ordre public. Les banques ont donc dû mettre en sourdine le recouvrement forcé de leur bien tout en essayant de se montrer persuasives.
Dès lors, il ne reste plus aux banques qu’à faire le dos rond et attendre que les autorités veuillent bien les aider à rentrer dans leur droit, sinon faire jouer la garantie de l’Etat, sauf que celle-ci suppose l’entame et le dénouement de la phase de pré-contentieux. En effet, la Caisse centrale de garantie (CCG), gestionnaire de la garantie Fogarim, ne peut être sollicitée par la banque sur les dossiers en difficulté qu’après les dernières tentatives de recouvrement et notamment au delà de 9 mois d’échéances impayées et une fois la procédure judiciaire entamée.
source : La Vie éco
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