Stratégie de logement au Maroc – Ministère des finances marocains – mai 2008

introduction de la stratégie de logement au Maroc – rapport du ministère des finances marocains en mai 2008

 Introduction
Le secteur du Bâtiment et Travaux Publics (BTP) occupe une place relativement importante dans le tissu économique vu sa contribution à la création d’emploi (812.715 personnes en 2006) et ses effets d’entraînement sur de nombreuses activités. La contribution du secteur BTP dans le Produit Intérieur Brut (PIB) est passée de 5,5% en 2001 à 6,2% en 2006. Concernant la branche du Bâtiment, le volume des investissements a atteint, en 2006, environ 36 milliards de dirhams, soit plus de 28% de la FBCF totale. Cet investissement a connu un accroissement annuel moyen de 9,5% durant la période 2003-2006. Il est survenu
après la période 2000-2002 où le taux de croissance a été relativement modeste (3,2 %/an). Le secteur de l’immobilier au Maroc se caractérise par un fort déséquilibre entre l’offre et la demande en raison des différentes contraintes entravant son développement. Ce déséquilibre réside dans une offre peu élastique à court terme face à une demande solvabilisée par la baisse des taux d’intérêt, le maintien du taux d’inflation à des niveaux bas et une rupture dans les pratiques bancaires, matérialisée par un allongement de la durée des emprunts et le taux de couverture des montants des prêts.

Pour résorber les besoins croissants en logement, une stratégie a été mise en place depuis 2003 traduisant une panoplie de réformes dont notamment le volet financement. Dans ce cadre, l’Etat a oeuvré au renforcement des ressources allouées au Fonds de Solidarité de l’Habitat à travers le doublement, en 2004, de la taxe sur le ciment. De même, et afin d’encourager la promotion immobilière privée à s’impliquer davantage dans la production du logement social, des encouragements fiscaux ont été accordés aux promoteurs immobiliers dans le cadre de conventions à signer avec l’Etat. Du côté de la demande, des fonds de garantie ont été institués afin de permettre à la population démunie d’accéder au crédit
bancaire.

La contribution de l’Etat au financement du logement est quantifiée à travers le Cadredes Dépenses à Moyen Terme (CDMT). Ce dernier est un instrument de programmation des ressources et emplois notamment en matière d’habitat social. Cette note se propose d’évaluer les impacts de l’intervention de l’Etat dans le financement des investissements en faveur du secteur de logement tels qu’ils sont programmés dans le CDMT, d’une part, sur le secteur lui même, et d’autre part sur les autres variables macro-économiques.

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