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Les prix des actifs immobiliers résidentiels au Maroc en repli de 3,3%

Selon le dernier rapport de Bank Al-Maghrib sur l’indice des prix des actifs immobiliers, le 1er trimestre 2010 a été marqué par une baisse des prix. Les prix des appartements ont reculé de 3,6%, ceux des maisons de 2,9% et ceux des villas de 6%.

Les prix des actifs immobiliers résidentiels enregistrent une importante baisse au 1er trimestre 2010. En effet, après avoir augmenté, d’un trimestre à l’autre, de 1,4% et de 1,2% respectivement au cours du 3ème et du 4ème trimestre 2009, ils se sont repliés de 3,3%. C’est ce qu’a révélé le dernier rapport de Bank Al-Maghrib sur l’indice des prix des actifs immobiliers, expliquant ce repli par la baisse de 3,6% des prix des appartements, de 2,9% des maisons et de 6% des villas. Aussi, en glissement annuel, les prix des biens immobiliers résidentiels demeurent également inférieurs de 2,2%, à ceux observés au même trimestre un an auparavant. En matière de régions, le rapport signale que les tendances des prix ne sont pas uniformes. Des baisses assez marquées, en glissement annuel, ont été observées dans les régions de Gharb-Chrarda-Beni Hssen, Meknès-Tafilalet, et Marrakech-Tensift-Al Haouz, alors que des hausses importantes ont été relevées dans les régions de Fès-Boulemane, l’Oriental et Taza-Al Houceima-Taounate. Les autres régions ont connu des variations des prix allant d’une baisse de 2,6% à une hausse de 5%. Pour ce qui est des volumes, selon les données arrêtées par le rapport, 35 jours après le premier trimestre, les ventes des biens immobiliers résidentiels immatriculés au niveau de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) ont connu au cours du 1er trimestre 2010, une baisse de 1,4% sur un an, pour s’établir à près de 15.520 transactions. Ce repli des ventes a concerné les trois catégories de logements, toutefois à des degrés divers. Ainsi, au niveau régional, les ventes ont reculé dans les régions de Marrakech-Tensift-Al Haouz, l’Oriental, Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, Tadla-Azilal, Tanger-Tétouan, et Fès-Boulemane, les autres régions ayant connu des augmentations des ventes. De façon générale, le rapport signale un repli des prix immobiliers au cours du 1er trimestre 2010 aussi bien d’un trimestre à l’autre qu’en glissement annuel. Par catégorie, seuls les prix des maisons ont légèrement augmenté en rythme annuel. Aussi, le premier trimestre 2010 a été marqué par une forte disparité de l’évolution des prix immobiliers au niveau régional et une baisse du nombre des transactions pour les différentes catégories de logements. Pour ce qui est des trois catégories de logements, les prix des appartements se sont inscrits en repli de 3,6% au 1er trimestre 2010 après les hausses de 1,5 et de 1,4% respectivement au 3ème et au 4ème trimestre 2009. Aussi, selon le même rapport, sur un an, les prix ont également reculé de 3,2%. Cette baisse a concerné toutes les villes à l’exception de celles d’Agadir, de Fès et de Rabat. Le volume des ventes des appartements, qui ont représenté près de 93% des transactions, a pour sa part connu une contraction globale de 1,2% en glissement annuel, pour atteindre 14.074 unités. Par région, les baisses les plus marquées du nombre de transactions ont été enregistrées dans les régions de Marrakech-Tensift-Al Haouz et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer alors que des hausses importantes ont été observées au niveau du Gharb-Chrarda-Beni Hssen et de Taza-Al Hoceima-Taounate. Concernant les prix des maisons, après la hausse de 1,8% le trimestre précédent, ils ont baissé de 2,9% au 1er trimestre 2010. En revanche, ils ont progressé de 0,7% en rythme annuel, en liaison avec la hausse des prix dans les villes de Rabat, de Kénitra et de Tanger. La baisse des prix a été observée notamment dans les villes de Meknès, de Casablanca, de Marrakech et d’El Jadida. Le marché des maisons, qui représente environ 5,5% du marché national, a enregistré plus de 1.200 transactions, en repli de 4,5% sur un an et de 12,1% d’un trimestre à l’autre. Par ailleurs, les prix des villas se sont contractés de 6% d’un trimestre à l’autre et de 5,3% sur un an. À l’exception de la ville d’Agadir où les prix des villas ont augmenté en glissement annuel, les autres villes pour lesquelles l’indice est calculé ont connu un repli des prix. Le marché des villas, qui représente moins de 2% du marché national, a enregistré 241 transactions, en recul de 17,5% d’un trimestre à l’autre et de 0,8% sur un an.


Par : Dounia Mounadi

Crédit Immobilier et Hotelier du Maroc: Banque du Maroc, Résultats annuels 2009 du CIH

Ahmed Rahhou, président-directeur général du Crédit Immobilier et Hôtelier, présidera une conférence de presse pour la présentation des résultats annuels 2009 du Crédit Immobilier et Hôtelier, rapporte un communiqué de l’entité bancaire. Selon la même source, l’événement aura lieu aujourd’hui, mercredi 17 mars, à Casablanca.

Le Grand Casablanca résiste à la crise en 2009

Dans une conjoncture mondiale marquée par la crise, les investissements dans la région ont sensiblement baissé, en volumes et en nombre de dossiers, S’établissant à prés de 19 milliards de dirhams, la région du Grand Casablanca a tout de même maintenu un flux d’investissement relativement important grâce d’une part aux projets enclenchés avant la crise, et d’autre part grâce aux efforts de promotion déployés durant les années 2008 et 2009.
Afin de maintenir la position du Grand Casablanca entant que destination d’investissement, dans un climat marqué par une timide reprise de l’économie mondiale, il est nécessaire de maintenir une visibilité accrue que le Grand Casablanca dans les circuits de l’investissement , à travers notamment les offres territoriales sectorielles intégrées, doublée par l’important effort de promotion.

Moins de logements sociaux livrés, moins de baraques démolies : 2009, une année à oublier pour l’immobilier

fogarim maroc statistique credit

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Les Investissements directs étrangers dans le secteur immobilier chutent de 36 %, à 4,97 milliards de DH, à cause essentiellement de la méforme du haut standing
Seulement 90 000 logements sociaux ont été livrés contre 129 000 en 2008
Les mises en chantier ont stagné à 360 600 unités et le rythme de démolition de baraques a reculé à 18 000 contre 22 000 en 2008.


Le secteur de l’immobilier a connu une année 2009 en demi-teinte. Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Toufiq Hejira, l’a confirmé lors de la présentation du bilan des actions de son département, le 8 février à Rabat. «Nous avons tous constaté une décélération de la croissance de l’activité. Cette baisse de forme s’explique par plusieurs raisons, mais les principales demeurent, à mon avis, liées à la méforme de l’habitat social et à la tenue des élections communales qui a perturbé le programme Villes sans bidonvilles», argumente M.Hejira. Et les derniers chiffres du ministère sont là pour le confirmer. A commencer par la consommation du ciment qui a enregistré une petite évolution de 3,4% par rapport à 2008. «Certes, la consommation de ce matériau a augmenté en 2009, mais beaucoup moins qu’en 2008 et 2007 où la consommation a respectivement crû de 9,9 % et 12,6%», commente Essaid Zniber, le tout nouveau secrétaire général du ministère de l’habitat et de l’urbanisme. L’évolution des encours de crédits à l’immobilier a également marqué le pas avec un petit 13%, à 172,3 milliards de DH, contre 27% à fin 2008 et 48% à fin 2007.


259 500 logements achevés contre 241 000 en 2008

Cette petite hausse de l’encours des crédits passe pour une excellente note en comparaison avec les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur de l’immobilier qui ont dégringolé de 7,78 milliards de DH à 4,97 milliards. «Les IDE relatifs à notre secteur ont toujours été très liés au haut standing qui a été le segment ayant le plus souffert de la mévente. Il est donc tout à fait normal que les investisseurs étrangers qui ont également subi les foudres de la crise de l’immobilier dans d’autres pays s’engagent moins sur le marché national», tempère un membre de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). En matière de production des logements, les mises en chantier totales ont quasiment stagné puisque l’on est passé de 360 000 en 2008 à 360 600 en 2009. En revanche, les mises en chantiers de logements sociaux se sont effondrées, enregistrant un piètre 156 600 contre 213 000 unités un an auparavant.


Seulement 18 300 baraques détruites

Quoi qu’il en soit, les achèvements ont augmenté, passant de 241 000 unités en 2008 à 259 500 l’année dernière. Mais ce n’est pas le cas pour tous les segments, puisque les logements sociaux ont encore marqué le pas. A peine 90 000 unités ont été livrées contre 129 000 en 2008, soit 30 % de moins. Les conséquences ont été directes sur les réalisations du Fogarim. Ce fonds géré par la Caisse centrale de garantie (CCG) et destiné à garantir les prêts immobiliers contractés par des personnes à revenus faibles ou irréguliers a profité à 9873 ménages en 2009 contre 14870 en 2008 et 15 513 en 2007. Depuis sa création, le fonds garantit 53312 crédits accordés pour un montant total de 7,76 milliards de DH.
Le logement social n’est pas le seul segment à avoir souffert. Le programme Villes sans bidonvilles a également accusé une légère baisse de régime. Ainsi, les efforts conjoints du ministère de l’habitat et de celui de l’intérieur n’ont abouti qu’à la démolition de 18 300 baraques contre 22 000 un an auparavant. Pour reloger les bidonvillois, 18 000 unités ont été mises en chantier et 15 500 ont été achevées l’année dernière, ce qui porte le cumul à 204 500 mises en chantiers et 157 000 achèvements à fin 2009. Seules 8 localités ont été déclarées villes sans bidonvilles en 2009, ce qui porte le total à 38 villes sur un objectif de 83 d’ici 2012. «Ce programme souffre notamment du manque du foncier et de l’absence de convergence entre les différentes administrations concernées. De plus, les ménages concernés par ce programme sont tous insolvables», explique le ministère de l’habitat et de l’urbanisme. Ce programme qui vise à recaser 266 000 ménages est doté de 25 milliards de DH, dont une subvention étatique de 10 milliards. Mais le nombre des ménages habitant dans ces baraques n’a cessé d’augmenter au fil des années pour atteindre 298 000 en 2006 et 310 000 en 2009. Le programme de logements à 140000 DH qui a été lancé en 2008 peut être considéré comme l’une des rares satisfactions de 2009 puisque 4 500 unités ont été livrées et 31 000 autres lancées, ce qui porte le nombre des logements lancés à 52 000, soit 40% du programme total qui comprend 130 000 unités.


FOCUS :P lus de 97 000 dossiers de construction instruits par 25 Agences urbaines

Les 25 Agences urbaines du Royaume (en fait elles sont 26 mais celle de Casablanca est toujours sous la tutelle du ministère de l’intérieur) ont instruit 97 112 dossiers au cours de 2009 et ont donné un avis favorable pour 73,4% des projets. «80% des projets ayant reçu un avis favorable sont de type économique et 68% des dossiers instruits sont passés par les guichets uniques installés au niveau des agences urbaines», explique-t-on auprès du ministère de l’habitat. Les contrôleurs des Agences urbaines ont en revanche effectué 22 991 visites de chantiers et ont relevé 12 643 infractions.
La production des documents de l’urbanisme n’est pas en reste puisque l’année 2009 a connu le lancement de 109 documents dont 6 schémas directeurs, 33 plans d’aménagement et 70 plans de développement des agglomérations rurales (PDAR). Sur les 109 documents lancés, seuls deux schémas directeurs, 30 plans d’aménagement et 5 PDAR ont été homologués. Pour 2010, le ministère de l’habitat espère l’homologation de 6 schémas directeurs, 103 plans d’aménagement et 44 PDAR.


source : la vie eco

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