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L’immobilier marocain s’expose à Marrakech pour la troisième édition du Salon international de la promotion immobilière “Darna 2010″

La troisième édition du Salon international de la promotion immobilière “Darna 2010″ aura lieu du 25 au 28 février 2010 au Palais des Congrès à Marrakech.

Placé sous le thème de la construction durable, cet événement se veut un espace de rencontre et d’échanges entre l’ensemble des professionnels du secteur immobilier (promoteurs, agents immobiliers, organismes de crédit, notaires, architectes) et le public.


Cette troisième édition du Salon réunira 60 exposants et plus de 35.000 visiteurs, selon les organisateurs.

Le Grand Casablanca résiste à la crise en 2009

Dans une conjoncture mondiale marquée par la crise, les investissements dans la région ont sensiblement baissé, en volumes et en nombre de dossiers, S’établissant à prés de 19 milliards de dirhams, la région du Grand Casablanca a tout de même maintenu un flux d’investissement relativement important grâce d’une part aux projets enclenchés avant la crise, et d’autre part grâce aux efforts de promotion déployés durant les années 2008 et 2009.
Afin de maintenir la position du Grand Casablanca entant que destination d’investissement, dans un climat marqué par une timide reprise de l’économie mondiale, il est nécessaire de maintenir une visibilité accrue que le Grand Casablanca dans les circuits de l’investissement , à travers notamment les offres territoriales sectorielles intégrées, doublée par l’important effort de promotion.

Moins de logements sociaux livrés, moins de baraques démolies : 2009, une année à oublier pour l’immobilier

fogarim maroc statistique credit

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Les Investissements directs étrangers dans le secteur immobilier chutent de 36 %, à 4,97 milliards de DH, à cause essentiellement de la méforme du haut standing
Seulement 90 000 logements sociaux ont été livrés contre 129 000 en 2008
Les mises en chantier ont stagné à 360 600 unités et le rythme de démolition de baraques a reculé à 18 000 contre 22 000 en 2008.


Le secteur de l’immobilier a connu une année 2009 en demi-teinte. Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Toufiq Hejira, l’a confirmé lors de la présentation du bilan des actions de son département, le 8 février à Rabat. «Nous avons tous constaté une décélération de la croissance de l’activité. Cette baisse de forme s’explique par plusieurs raisons, mais les principales demeurent, à mon avis, liées à la méforme de l’habitat social et à la tenue des élections communales qui a perturbé le programme Villes sans bidonvilles», argumente M.Hejira. Et les derniers chiffres du ministère sont là pour le confirmer. A commencer par la consommation du ciment qui a enregistré une petite évolution de 3,4% par rapport à 2008. «Certes, la consommation de ce matériau a augmenté en 2009, mais beaucoup moins qu’en 2008 et 2007 où la consommation a respectivement crû de 9,9 % et 12,6%», commente Essaid Zniber, le tout nouveau secrétaire général du ministère de l’habitat et de l’urbanisme. L’évolution des encours de crédits à l’immobilier a également marqué le pas avec un petit 13%, à 172,3 milliards de DH, contre 27% à fin 2008 et 48% à fin 2007.


259 500 logements achevés contre 241 000 en 2008

Cette petite hausse de l’encours des crédits passe pour une excellente note en comparaison avec les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur de l’immobilier qui ont dégringolé de 7,78 milliards de DH à 4,97 milliards. «Les IDE relatifs à notre secteur ont toujours été très liés au haut standing qui a été le segment ayant le plus souffert de la mévente. Il est donc tout à fait normal que les investisseurs étrangers qui ont également subi les foudres de la crise de l’immobilier dans d’autres pays s’engagent moins sur le marché national», tempère un membre de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). En matière de production des logements, les mises en chantier totales ont quasiment stagné puisque l’on est passé de 360 000 en 2008 à 360 600 en 2009. En revanche, les mises en chantiers de logements sociaux se sont effondrées, enregistrant un piètre 156 600 contre 213 000 unités un an auparavant.


Seulement 18 300 baraques détruites

Quoi qu’il en soit, les achèvements ont augmenté, passant de 241 000 unités en 2008 à 259 500 l’année dernière. Mais ce n’est pas le cas pour tous les segments, puisque les logements sociaux ont encore marqué le pas. A peine 90 000 unités ont été livrées contre 129 000 en 2008, soit 30 % de moins. Les conséquences ont été directes sur les réalisations du Fogarim. Ce fonds géré par la Caisse centrale de garantie (CCG) et destiné à garantir les prêts immobiliers contractés par des personnes à revenus faibles ou irréguliers a profité à 9873 ménages en 2009 contre 14870 en 2008 et 15 513 en 2007. Depuis sa création, le fonds garantit 53312 crédits accordés pour un montant total de 7,76 milliards de DH.
Le logement social n’est pas le seul segment à avoir souffert. Le programme Villes sans bidonvilles a également accusé une légère baisse de régime. Ainsi, les efforts conjoints du ministère de l’habitat et de celui de l’intérieur n’ont abouti qu’à la démolition de 18 300 baraques contre 22 000 un an auparavant. Pour reloger les bidonvillois, 18 000 unités ont été mises en chantier et 15 500 ont été achevées l’année dernière, ce qui porte le cumul à 204 500 mises en chantiers et 157 000 achèvements à fin 2009. Seules 8 localités ont été déclarées villes sans bidonvilles en 2009, ce qui porte le total à 38 villes sur un objectif de 83 d’ici 2012. «Ce programme souffre notamment du manque du foncier et de l’absence de convergence entre les différentes administrations concernées. De plus, les ménages concernés par ce programme sont tous insolvables», explique le ministère de l’habitat et de l’urbanisme. Ce programme qui vise à recaser 266 000 ménages est doté de 25 milliards de DH, dont une subvention étatique de 10 milliards. Mais le nombre des ménages habitant dans ces baraques n’a cessé d’augmenter au fil des années pour atteindre 298 000 en 2006 et 310 000 en 2009. Le programme de logements à 140000 DH qui a été lancé en 2008 peut être considéré comme l’une des rares satisfactions de 2009 puisque 4 500 unités ont été livrées et 31 000 autres lancées, ce qui porte le nombre des logements lancés à 52 000, soit 40% du programme total qui comprend 130 000 unités.


FOCUS :P lus de 97 000 dossiers de construction instruits par 25 Agences urbaines

Les 25 Agences urbaines du Royaume (en fait elles sont 26 mais celle de Casablanca est toujours sous la tutelle du ministère de l’intérieur) ont instruit 97 112 dossiers au cours de 2009 et ont donné un avis favorable pour 73,4% des projets. «80% des projets ayant reçu un avis favorable sont de type économique et 68% des dossiers instruits sont passés par les guichets uniques installés au niveau des agences urbaines», explique-t-on auprès du ministère de l’habitat. Les contrôleurs des Agences urbaines ont en revanche effectué 22 991 visites de chantiers et ont relevé 12 643 infractions.
La production des documents de l’urbanisme n’est pas en reste puisque l’année 2009 a connu le lancement de 109 documents dont 6 schémas directeurs, 33 plans d’aménagement et 70 plans de développement des agglomérations rurales (PDAR). Sur les 109 documents lancés, seuls deux schémas directeurs, 30 plans d’aménagement et 5 PDAR ont été homologués. Pour 2010, le ministère de l’habitat espère l’homologation de 6 schémas directeurs, 103 plans d’aménagement et 44 PDAR.


source : la vie eco

Le Maroc face à la crise financière en 2010 : risques et perspectives

Après leur réunion le week-end dernier à Iqaluit au Canada, les ministres des Finances des pays de l’euro zone ont tenu à être rassurant concernant la situation économique de leurs pays, au sein d’un marché morose et méfiant des difficultés économiques de ces Etats et de l’impact que pourrait avoir la situation budgétaire de la Grèce sur l’ensemble de la zone euro.
Si, à l’échelle internationale les inquiétudes s’accumulent, qu’en est-il de la situation au Maroc qui entretient des relations politiques et économiques étroites avec l’Europe ?
Allons-nous effectivement subir des conséquences plus graves de cette crise au cours de l’année 2010 comme l’avait annoncé l’IRES dans son rapport spécial publié en mai 2009, ou continuer à croire, naïvement, que son impact demeure contrôlable et faible, surtout après la publication des prévisions du Haut Commissariat au Plan (HCP) , qui a annoncé un accroissement de l’économie nationale de 4,1% en 2010, une hausse de la demande mondiale adressée au Maroc de 3%, une hausse de 5,9% de la valeur ajoutée des activités non agricoles et le maintien du taux de chômage au dessous de 10% ?
Mais si l’économie nationale a enregistré une nette amélioration selon le HCP (taux de croissance de 4,1%, taux de chômage au dessous de 10%) imputable à une bonne compagne agricole, d’autres secteurs n’en demeure pas moins à l’abri des fluctuations négatives de la conjoncture économique mondiale.
En effet, le secteur immobilier, qui est un grand employeur de main d’œuvre et qui offre d’importantes opportunités d’investissement, compte tenu du déficit enregistré en matière d’habitat, se trouve dans une situation dont les perspectives sont imprévisibles à court terme et ce malgré les mesures d’incitations en faveur du logement social prévues par la nouvelle loi de finance.
Le secteur textile n’en reste pas moins touché après la chute de la demande extérieure qui a conduit à des licenciements massifs au niveau de plusieurs unités de production.
A l’instar des secteurs cités ci-dessus, les transferts des MRE, qui alimentent nos avoirs extérieurs aux côtés des exportations et des IDE qui ont connu une baisse sensible suite à la crise, ont été fortement affecté par les répercutions de cette dernière sur l’Europe qui accueille la majorité des MRE.
Conscient du risque que pourrait constituer le repli de la communauté marocaine résidant à l’étranger, le gouvernement vient de mettre en place des mesures d’encouragement des investissements des MRE, qui pourraient être dans un avenir proche, un des piliers de l’économie nationale. Reste à savoir si ces mesures sont de nature à inciter nos compatriotes à s’impliquer dans cette nouvelle stratégie gouvernementale ?
Finalement, tout laisse à croire que certains secteurs de l’économie nationale sont effectivement touchés par les effets de cette crise. Ce qui a été à l’origine de la création d’un Comité de veille stratégique sous la présidence du premier ministre, qui regroupe différents départements ministériels et organisations professionnelles et dont la principale mission est d’éclairer le gouvernement et de faire des propositions afin d’absorber les ondes de choc causées par cette crise.
Mais serait-il capable d’anticiper les situations et de faire profiter le Maroc de cette conjoncture internationale afin de rendre la plateforme « Maroc » plus attractive pour les entreprises des pays en difficultés ? En d’autres termes, encourager les entreprises étrangères, notamment européennes à venir s’installer au Maroc et profiter de sa situation stratégique, de son ouverture et de ses liens diversifiés de libre échange?

Montant des mensualités de Crédit