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Banques au Maroc : Grupo Santander cède 10% d’Attiijariwafa bank à la SNI

«Grupo Santander cède 10% du capital d’Attijariwafa Bank à la SNI. Cette transaction rentre dans le cadre d’un programme d’optimisation de fonds propres du grupo Santander…». C’est en ces termes laconiques que la SNI, Attijariwafa Bank (AWB) et la Société nationale d’investissement (SNI) ont annoncé l’opération. Le montant de la transaction, à en croire un document remis par Banco Santander SA (STD) à l’autorité des marchés espagnols est de 4,15Mds DH. Santander garde néanmoins une présence dans le tour de table avec 4,55 du capital. Toujours selon le même document, le groupe espagnol engrange une plus-value de 233 millions d’euros sur cette vente qu’il enregistrera dans les résultats de 2010.

A l’issue de cette opération, l’Omnium Nord Africain est devenu l’actionnaire majoritaire directement ou indirectement. D’abord, à travers la SNI qui détient désormais 13,49% du capital d’AWB. Ensuite, par le truchement de la Financière d’investissements industriels et immobiliers (F3I) avec 14,76% du tour de table) et bien évidemment l’ONA avec 15,24%. L’addition nous donne un total de 43,49% détenus par l’ONA.

Le retrait de Santander est expliqué selon les signataires de l’accord par une optimisation des fonds propres. Ce qui n’empêche pas les mauvaises langues d’y voir un recentrage sur les zones de prédilection de la banque espagnole. Cette dernière réaffirme néanmoins son implication dans le secteur bancaire marocain. Grupo Santander « confirme son engagement auprès d’Attijariwafa Bank à travers la poursuite des projets de coopération initiés notamment dans le Trade finance, l’accompagnement des investisseurs étrangers au Maroc (…), l’ouverture des marchés du Grupo Santander aux opérateurs marocains (…) », indique le communiqué financier. Le plus important est que Santander entend mettre à profit le réseau international d’AWB comme « canal privilégié d’intervention ». Autrement dit, Santander veut retirer ses billes du Maroc et les placer ailleurs.


Ces derniers mois, AWB a renforcé sa présence dans l’Afrique subsaharienne. Le groupe AWB serait en train de monter une filiale au Burkina Faso. AWB est en train de reprendre le réseau du Crédit Agricole français en Afrique. Aux termes d’un accord signé en décembre 2008, AWB détiendra en 59% du capital de l’Union gabonaise de banque (UGB) en 2009. Selon des sources locales, un protocole d’accord a été entériné entre les Groupes Crédit agricole français et AWB, 7ème groupe bancaire africain et 1er au Maghreb. Cela permettra à AWB d’entrer de plain-pied dans l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). Selon la presse gabonaise, cette opération « s’étendra vers les établissement bancaires de détail du Congo (Crédit du Congo, 81% du capital), de la Côte d’Ivoire (Société ivoirienne de Banque pour 51% du capital), du Cameroun -Société camerounaise de banque pour 65% du capital), et du Sénégal (Crédit du Sénégal pour 95% du capital) ». Cette information a été confirmée le 22 septembre 2009 par AWB qui affirme avoir acquis le Crédit du Congo et l’Union gabonaise de banque. Selon AWB, des négociations sont en cours avec le Crédit Agricole pour le rachat de ses parts majoritaires dans la Société ivoirienne de Banque, la Société camerounaise de banque et le Crédit du Sénégal.

AWB conforte donc sa position de banque du Sud, une décision stratégique qui attise les convoitises de plusieurs institutionnels dont Santander, qui vient de minorer sa participation dans la banque.


Bancarisation au Maroc : au delà de 60% d’ici 2013 ?

Le taux de bancarisation du Maroc devrait dépasser la barre des 60% à l’horizon 2013, contre 40% en 2007.
L’impact de la croissance de ce taux sur la croissance annuelle du PNB est estimé à près de 1%.


Le nombre d’agences bancaires dans le royaume passerait ainsi de 4.474 en 2007 à 7.400 en 2013.

Attijariwafa Bank (AWB) prévoit 1 200 agences en 2012, le groupe Banques Populaires (BCP) souhaite atteindre un réseau de 1 000 agences à l’horizon 2010. Pour sa part, la Société Générale Marocaine de Banque (SGMB) s’est fixée comme objectif d’atteindre 400 agences en 2010.


En termes de crédits immobilier on ne peut que se réjouir : plus de banques = plus d’interlocuteurs, plus d’agences partout, donc à terme plus de concurrence et plus de services !

Montée inquiétante des impayés dans le secteur du crédit au Maroc

Depuis le début de la crise, en septembre 2008, la préservation des emplois et l’accompagnement des entreprises étaient les deux principales préoccupations des pouvoirs publics. Mais la rétraction de l’activité a également des retombées sur le secteur du crédit. Car un salarié qui perd son emploi ou une entreprise qui ferme c’est aussi un client qui n’est plus en mesure d’honorer ses crédits. Au Maroc, certes, on n’en est pas encore au scénario catastrophe qui s’est produit aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Espagne. Mais une chose est sûre : chez les banques et sociétés de financement, l’évolution des créances en souffrance, les impayés en d’autres termes, montrent des signes d’inquiétude avec un volume d’encours et des provisions qui ont beaucoup augmenté durant le premier semestre 2009. Les statistiques mensuelles les plus récentes du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), arrêtées jusqu’à fin août, ne donnant pas d’indications précises, c’est plutôt du côté des résultats semestriels des banques qu’il a fallu se tourner pour avoir une idée des créances provisionnées pour défaut de paiement.

Les banques du maroc et le credit

Les banques du maroc et le credit



Le CIH et la BP épargnés en raison d’importantes reprises

Les chiffres semestriels montrent une nette augmentation des dotations nettes de reprise aux provisions pour créances en souffrance. Pour les banques, celles-ci ont quasiment doublé en un an pour atteindre 1,5 milliard de DH, absorbant ainsi 17% du résultat brut exploitation (RBE) contre seulement 9,5%, à fin juin 2008. Pour les sociétés de financement, ces dotations nettes de reprises aux provisions sont passées de 105 MDH à fin juin 2008 à 284 millions, au terme du premier semestre de 2009, soit une croissance de 170%. Signalons à cet effet que si les banques et les sociétés de financement affichent un taux de créances en souffrance en baisse à fin juin dernier, c’est, en grande partie, en raison de la hausse des crédits octroyés durant cette période. «Le taux de créances en souffrance représente la partie des créances pré-douteuses, douteuses et compromises dans le total des crédits distribués. Autrement dit, tant que les nouveaux crédits augmentent le total des créances, ce taux n’augmentera pas de manière très significative jusqu’à ce que les impayés des nouveaux crédits commencent à tomber», explique un banquier de la place.
Quoi qu’il en soit et en dehors du taux de créances en souffrance, les dotations nettes de reprise des provisions (DNRP) qui constituent ce que l’on appelle le coût du risque pour les établissements financiers ont quand même augmenté d’une manière alarmante cette année.
Pour Attijariwafa bank, ces dotations ont augmenté de 120% par rapport à fin juin 2008, à 476,7 MDH. A la BMCE Bank, elles ont atteint 272 MDH contre 94 millions, soit une hausse de 189%. La Société générale, le Crédit du Maroc et la BMCI ne sont pas en reste, puisque les provisions sont respectivement passées de 66,5 à 334,3 millions de DH, de 3 à 80 millions et de 34 à 52 millions.


Les sociétés de financement estiment que le pire est passé

Néanmoins, la hausse du coût du risque semble avoir épargné quelques banques telles que la Banque populaire et le CIH. La première affiche un solde en baisse de 75% à 56,7 MDH alors que le deuxième, lui, affiche même un solde négatif, les reprises sur provisions ayant dépassé le montant des dotations. «Pour le CIH et la Banque populaire, les efforts consentis depuis quelques années pour l’épuration des créances litigieuses ont permis d’échapper à la règle du marché, mais ce ne sera pas pour longtemps car elles seront tôt ou tard rattrapées par la tendance générale», estime un analyste financier. Selon lui, la hausse des créances en souffrance est essentiellement due à l’impact de la crise économique internationale sur certains secteurs de l’économie nationale comme le tourisme, le textile et l’industrie automobile. Pour illustrer ses propos, cet analyste cite l’exemple du groupe de textile Legler Maroc qui vient d’être mis en redressement judiciaire et qui doit un plus de 700 MDH aux banques locales (lire La Vie éco du 23 octobre 2009).
Sur le plan des impayés, les sociétés de financement ne sont pas mieux loties. Par exemple, Salafin voit ses provisions pour créances en souffrance, nette de reprises, passer de 3,5 MDH à fin juin 2008 à 22,5 millions au premier semestre 2009. Sofac, Eqdom et Taslif affichent respectivement des hausses nettes de 14,2, 6,7 et 1,8 MDH. Tout en confirmant cette tendance haussière, l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) tient à préciser que les dotations aux provisions doivent être analysées par rapport à l’encours brut du crédit. «Il est vrai que les impayés ont augmenté ce dernier semestre, mais l’encours des crédits a également évolué», relativise Aziz Cherkaoui, président de la commission des crédits à la consommation au sein de l’APSF et Dga de Salafin. Selon lui, la hausse des impayés a commencé dès février dernier. «Nous avons remarqué une augmentation du coût du risque depuis février dernier. Cette tendance s’expliquait au départ par la crise que connaissent certains secteurs très liés aux marchés internationaux. Mais actuellement, et en raison de l’effet de contamination, les impayés touchent même les secteurs dits domestiques» , souligne-t-on auprès de l’APSF. Pour autant, «nous pensons, poursuit M. Cherkaoui, que les deux derniers mois ont marqué la fin de la période critique en matière d’impayés et nous nous attendons à une amélioration du portefeuille dès novembre ou décembre prochains pour une reprise en 2010». Un optimisme que ne partagent pas les analystes financiers qui estiment que le manque de visibilité sur les marchés internationaux maintiendra la tendance haussière des créances en souffrance jusqu’en 2010.


Recouvrement :P rivilégier le rééchelonnement d’abord

Pour faire face aux impayés qui augmentent, les banques et les sociétés de financement ont musclé leurs moyens de recouvrement. «Les établissements s’organisent pour réagir plus rapidement au niveau du recouvrement des créances notamment en renforçant leurs équipes de recouvrement et en multipliant les relances des clients» , souligne-t-on auprès de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Concrètement, les équipes de recouvrement commencent par proposer à leurs clients un rééchelonnement du crédit pour les aider à dépasser cette situation. «En matière d’impayés, il y a deux sortes de clients : ceux qui n’ont pas de quoi payer l’échéance et qui se voient appliquer la première procédure et ceux qui payent les créanciers les plus exigeants et essayent de négocier avec les autres. Pour cette seconde catégorie, nous essayons d’être très exigeants en mettant la pression avec des relances régulières», précise Aziz Cherkaoui, DGA de Salafin.


source aujourd’hui lemaroc

Les faits marquants au Maroc de 2008 et Q1 2009 (économiquement)

Dans le rapport de l’unité de recherche market de Attijari opour 2008 et début 2009, on retrouve une liste de faites marquants assez intéressants :

 » Un taux de croissance révisé à 5,8% en 2008 et une croissance prévisible en 2009 au delà de 5% dans un contexte défavorable,
• Une forte pression inflationniste en 2008,
• Une politique budgétaire expansionniste dégageant un excédent pour la 2ème année consécutive,
• Un déficit commercial inquiétant avec la formation de la bulle des matières premières sur les marchés internationaux,
• Une politique monétaire dynamique avec une présence importante de BAM,
• Un assèchement de liquidité et un durcissement des conditions de financement à court terme,
• Un marché primaire peu dynamique, avec des adjudications concentrées sur le court terme,
• Un marché secondaire en net repli de près de 30% en terme de volume quotidien par rapport à 2007,
• Pour 2009, la contraction de l’économie mondiale devrait maintenir une forte pression sur les équilibres macroéconomiques marocains avec le ralentissement des rentrées de devises et de la demande étrangère adressée au Maroc. »

Un bon résumé de quelques tendances mine de rien assez visibles ici.

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