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Crédit à taux variable au Maroc : desindexation, explications d’un courtier

J’ai fait un article très résumé très simplifié à propos de la désindexation des crédits à taux variables par les banques du Maroc. Voici un article plus développé que j’ai trouvé quand les échos du maroc, par un responsable banque d’un courtier en crédit immobilier marocain.



Le crédit à taux variable change d’index
. De potentielles économies sur vos mensualités
. Opter pour la nouvelle formule ou convertir votre taux variable en taux fixe… vous avez le choix

Si vous êtes en train de rembourser un crédit à taux variable, prévoyez un changement au niveau de votre mensualité à compter du second semestre. En effet, un arrêté vient d’être publié au bulletin officiel par le ministère de l’Economie et des Finances pour modifier la réglementation des intérêts applicables aux opérations de crédit. Il en ressort essentiellement une modification de l’indexation des taux variables. Ces derniers, évoluaient jusqu’à maintenant en fonction de la courbe des taux des bons du Trésor à 15 ans. Ils seront désormais indexés sur la variation annuelle du taux moyen pondéré interbancaire. Pour les personnes contractant des crédits à taux variable après l’entrée en vigueur de cette mesure, la nouvelle indexation s’applique d’office. Mais qu’advient-il des crédits antérieurs à la nouvelle disposition. Ils sont tout aussi concernés par le changement. Toutefois, les banques pour assurer la transition, devront offrir 3 options aux détenteurs de crédits à taux variables. Premier choix, adhérer au nouveau système d’indexation. Second choix, transformer la formule du crédit pour passer d’un taux variable à un taux fixe. Et troisième option, maintenir l’actuel système d‘indexation. Mais cette dernière option n’en est pas réellement une, tellement il est évident qu’elle doit être écartée (voir tableau). Car si aujourd’hui, il y a changement d’indexation des taux variables de crédit, c’est pour pallier à une flambée certaine des taux variables calculés sous l’ancienne formule (voir encadré). Quant à savoir, s’il faut se décider pour la nouvelle formule des taux variables ou pour la conversion variable- fixe, il est pour l’heure trop tôt pour se prononcer. «Au vu de l’importance du portefeuille de crédits concerné par la nouvelle mesure sur les taux, les banques réviseront nécessairement les paramètres de leurs crédits pour retomber sur leurs pieds, et l’on ne sait pas encore comment cela va se chiffrer», analyse Ghali Chraïbi, directeur du Pôle Banques chez CAFPI Maroc, le courtier en prêts immobiliers. Le professionnel y va néanmoins de son arbitrage. «Opter pour un prêt à taux fixe demeure le choix de la sureté. D’autant plus qu’on ne peut pour l’heure se prononcer sur la tendance future des taux interbancaire (le nouvel index des crédits à taux variables)». Enfin, le directeur anticipe une éventuelle concurrence entre les banques au niveau des conditions de conversion taux fixe-variable. Une manœuvre qui permettrait de recruter de la clientèle chez la concurrence.


Accroche: La nouvelle indexation devrait courir à partir du second semestre 2010


Le changement d’indexation s’imposait

Après 3 ans d’absence, le Trésor a renoué en 2010 avec le financement long terme. Mais ce retour a renchéri les taux des bons du trésor à 15 ans. Ils s’apprécient de près de 100 points de base passant de 3,4 à 4,39%, depuis la reprise des levées sur le long terme. Or ce sont ces mêmes taux qui servent de base d’indexation aux crédits à taux variable. Le risque est donc certain de voir le coût de ces derniers financements augmenter dans les mêmes proportions. D’où l’initiative de changer la formule d’indexation des crédits à taux variables et de considérer le taux moyen pondéré interbancaire au lieu des taux des BT à 15 ans. Mais signalons que pour devenir pleinement opérationnel l’arrêté publié au bulletin officiel doit être encore complété par une circulaire de Bank- Al-Maghrib. Celle-ci devrait vraisemblablement être rendue publique avant la fin du 1er semestre courant, puisque les taux variables sont révisés sur la base de la variation de leur index au dernier semestre précédent le mois de leur révision.


3ème édition du Forum Africain de la Finance Islamique à Casablanca les 7 et 8 avril 2010

Le Forum Africain de la Finance Islamique se tiendra à Casablanca les 7 et 8 avril 2010 (Workshop le 6 avril)

L’année 2010 a démarré sur un rythme accéléré d’annonces en matière de finance islamique au niveau africain, avec notamment la levée des contraintes fiscales sur le financement par Mourabaha au Maroc, l’agrément d’un pôle de bancassurance en Tunisie, et la panoplie de résolutions en faveur de l’aménagement d’un cadre favorable pour l’implantation de banques et instituts de finances islamiques issues du Forum de la Finance Islamique dans l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA).

Dans ce contexte, la 3ème édition du Forum Africain de la Finance Islamique qui se tiendra à Casablanca les 7 et 8 avril 2010 revêt une importance particulière qui consacre la maturité de cette manifestation désormais incontournable pour les professionnels du secteur.


PROGRAMME DU FORUM AFRICAIN DE LA FINANCE ISLAMIQUE


Mardi 6 avril 2010 – Workshop

08h00 à 08h30 Inscription et café d’accueil
08h30 à 12h30 Les fondamentaux de la finance islamique
14h00 à 18h00 La micro finance en Afrique


Programme du Mercredi 7 avril 2010

08h00 à 09h00 Inscription et café d’accueil.

Partie I : L’actualité mondiale de la finance islamique

9h00 à 10h30
• Crise à Dubaï, quelle conséquence sur la finance islamique ?
• La finance islamique a-t-elle joué son rôle de financer l’économie réelle ?

10h30 Pause

10h45 à 12h30
• Pourquoi la France n’as toujours pas sa banque islamique ?
• Le modèle de banque d’affaire islamique en Grande Bretagne est il payant ?

12h30 Déjeuner

Partie II : L’actualité Africaine de la finance islamique

14h00 à 15h45
• Projet TIFERT, 1er Financement de Projet Sharia en Afrique.
• Lancement de la 1er banque universelle islamique en Tunisie pour 2010.

15h45 Pause

16h00 à 17h30
• Arrêt du crédit à la consommation en Algérie, l’expérience d’Al Baraka.
• Nouvelles dispositions fiscales pour les produits alternatifs au Maroc, une véritable relance de la finance islamique ?
• Un point d’avancement de la finance islamique au sein de l’UEMOA.


Programme du Jeudi 8 Avril 2010

08h00 Inscription et café d’accueil.

Partie III : Les perspectives de développement.

09h00 à 10h45
• La place du Takaful dans la Banque-Assurance ;
• Le marché de l’assurance vie en Takaful.

10h45 Pause.

Partie IV : La place des régulateurs.

11h00 à 12h30
• Le rôle des Banques Centrales.
• Les règles de l’IFSB.

12h30 Déjeuner.

14h00 à 15h45
• Les efforts de standardisation de l’AAOFI.
• Banque Islamique de Développement, un bailleur de fond pour l’Afrique.

15h45 Pause.

Partie V : Les défis

16h00 à 17h30
• Gestion des risques en Finance Islamique, une nécessité en temps de crise.
• La constitution des Sharia Board, un défi de standardisation pour l’Afrique.


Les intervenants

* Zoubeir BEN TERDEYET – PDG, Isla-Invest
* Hamza BOUAZIZ – Economiste
* Mohamed BOULIF – Economiste et Consultant en Finance, Al Maalya
* Ibrahim CEKICI – Doctorant, Université de Strasbourg
* Valéry FOUSSE – Partner, KPMG Financial Services, Paris
* Adel HARZI – Risk Manager DEXIA
* Abdelhakim HADJOU – Directeur Marketing, SALAMA Assurances Algérie
* Nasser HIDEUR – Directeur Général Adjoint, Banque Al Baraka, Algérie
* Sohail JAFFER – Associé et Directeur, FWU Group
* Anouar HASSOUNE – Vice Président, Moody’s
* Mallé SIBY – FINEQUITY


L’objectif de ce forum sera de répondre à plusieurs interrogations :

* Quels sont les principes de la finance Islamiques ?
* Chiffres clés et fonctionnement ?
* Quelles opportunités pour l’Afrique ?
* Quels sont les métiers et les produits existants ?
* Quels sont les défis de la finance islamique en Afrique ?

A qui s’adresse ce forum ?

* Présidents et dirigeants exécutifs, directeurs généraux des banques
* Directeurs financiers et trésorier des plus grandes entreprises africaines
* Directeurs des risques et responsables de la gestion des risques
* Gestionnaire de portefeuilles d’investissement (Europe et Moyen-Orient)
* Responsables de fonds d’investissement d’Europe et du Moyen Orient
* Directeurs juridiques
* Cabinets d’avocat, d’audit, de conseil et stratégie
* Avocats et juristes d’entreprises
* Autorités de régulation en Afrique
* Institutions gouvernementales
* Universitaires et chercheurs


source : forum finance islamique

Banques du Maroc : En dépit d’une conjoncture économique peu favorable, Attijariwafa bank continue de voir l’ensemble de ses fondamentaux emprunter des trajectoires ascendantes.

Le groupe continue de capitaliser sur l’optimisation des synergies entre les différentes lignes métiers ainsi que sur l’accélération de sa politique de croissance organique interne et externe créatrice de valeur.

A fin décembre dernier, le groupe a réalisé une performance financière accrue grâce à une forte croissance organique et à l’accélération du développement à l’international. Capitalisant sur l’optimisation des synergies entre les différentes lignes métiers ainsi que sur l’accélération de sa politique de croissance organique interne et externe créatrice de valeur, le groupe a vu ses pôles d’activité enclencher une dynamique porteuse. Au terme de 2009, peut-on ainsi lire dans le communiqué rendu public en fin de semaine, le PNB consolidé enregistre une hausse de 20,9% par rapport à l’année 2008, s’établissant à 13,3 MMDH. «Cette progression est essentiellement attribuée à la bonne performance de la marge d’intérêt (+5,8%) et du résultat des activités de marché (+46,6%) et à la plus-value dégagée de la cession d’une partie de Wafasalaf et du Crédit du Maroc au Groupe Crédit Agricole S.A (France). Les ressources clientèles du groupe ont grimpé de 10,3% à 194,7 MMDH dont 79,2% émanant de l’activité agrégée. Celle-ci affiche une quasi-stagnation de ses dépôts clientèle qui ont progressé de 1,7% pour se fixer à 154,2 MMDH. La part de marché en termes de ressources au Maroc s’est ainsi établie à 26,1%. Le PNB consolidé aura bénéficié de la performance soutenue des différents métiers du groupe et plus particulièrement de la hausse de 22,6% du PNB de la Banque de Détail à l’International et de l’accroissement de 67,9% du PNB de l’Assurance, lesquels contribuent respectivement à hauteur de 15,1% et de 13,1% au PNB.

Au final, le Résultat Net Part du Groupe s’est bonifié de 26,4% à 3,9 MMDH. Par pôle d’activité, la Banque au Maroc et en Europe participe à hauteur de 65,5% dans le RNPG, contre 18,9% pour le pôle assurance et immobilier, 9,2% pour les sociétés de financement spécialisées et 6,4% pour les banques de détail à l’international. Côté risque, les dotations nettes de provisions aux créances en souffrance se sont renforcées de 56,3% à 988,3 MDH. Le stock de provisions pour créances en souffrance s’en trouve, de ce fait, élargi de 10,6% à 7,6 MMDH, pour des créances en souffrance de 10 MDH (en hausse de 12,6% comparativement à 2008).

Le taux de contentieux du groupe se fixe, ainsi, à 5,3% ; tandis que le taux de provisionnement s’est élevé à 76,4%. Conformément aux orientations du plan stratégique «Attijariwafa 2012», le groupe poursuit au niveau national son développement sur toutes les lignes métiers de la banque classique, des filiales para-bancaires et des activités de marché. Sur le plan régional, le groupe confirme sa politique de croissance et entend asseoir sa stratégie dans tous les pays où il est présent.
Au Maroc, les activités financières du Groupe ont enregistré, au terme de l’année 2009, une évolution satisfaisante. Ces réalisations sont à mettre à l’actif d’un positionnement solide de la banque et de ses filiales, ainsi que d’une stratégie adaptée à son environnement.

Au deuxième semestre 2009, le Groupe Attijariwafa bank a finalisé l’acquisition de 4 filiales du groupe Crédit Agricole S.A (France) (Société ivoirienne de banque, Crédit du Sénégal, Union gabonaise de banque et Crédit du Congo), confortant ainsi sa vocation d’acteur régional de premier plan au Maghreb et en Afrique subsaharienne, et de vecteur du développement économique régional. En Tunisie, Attijari bank a clôturé l’année 2009 sur une forte croissance de ses encours et de ses résultats. Les dépôts ont atteint 16,87 MMDH, en hausse de 16%, comparativement à fin 2008. Les crédits par décaissement ont augmenté, quant à eux, de 14%, s’établissant à 14,80 MMDH. Le PNB a marqué un accroissement de 16% à 890 millions de dirhams, et le réseau comprend désormais 149 agences. Sur les huit pays de l’Afrique de l’Ouest, le groupe est présent dans quatre d’entre eux, faisant d’Attijariwafa bank un acteur majeur de l’industrie bancaire.

Les ressources globales dans cette zone atteignent 15,62 MMDH, en hausse de 13% à fin 2009 par rapport à l’année 2008. Les crédits par décaissement ont évalué de 7%, à 12,63 MMDH. En Afrique Centrale, les filiales nouvellement acquises par le groupe représentent 5,7 MMDH en ressources globales et 2,94 MMDH en crédits par décaissement. Au terme de l’exercice 2009, le PNB agrégé du groupe Attijariwafa bank dans la région est de 539 MDH généré par une vingtaine de points de vente. En Europe, la filiale Europe opérationnelle dans 7 pays, poursuit le développement de ses activités sur l’ensemble des pays où le groupe est présent. La filiale européenne a enrichi son réseau de 7 agences bancaires, totalisant 57 points de vente.

Premier collecteur d’épargne
Avec une épargne totale mobilisée de 217,5 MMDH, le groupe se positionne en tant que leader incontesté dans cette activité. Les dépôts bancaires totalisent 154,2 MMDH, en légère hausse de 1,8% comparativement à fin décembre 2008. Les actifs sous gestion s’élèvent à 55,3 MMDH, permettant au groupe d’atteindre une part de marché de 29,6%. Dans la bancassurance, le groupe est leader incontesté sur le marché, avec un encours total de 8 MMDH. Premier distributeur de crédits au Maroc, la banque et ses filiales spécialisées ont mis à la disposition des ménages et des opérateurs économiques un volume de crédits par décaissement de 168,5 MMDH. Les crédits octroyés aux entreprises ont atteint 119,3 MMDH.



source : le matin

Banques au Maroc : Grupo Santander cède 10% d’Attiijariwafa bank à la SNI

«Grupo Santander cède 10% du capital d’Attijariwafa Bank à la SNI. Cette transaction rentre dans le cadre d’un programme d’optimisation de fonds propres du grupo Santander…». C’est en ces termes laconiques que la SNI, Attijariwafa Bank (AWB) et la Société nationale d’investissement (SNI) ont annoncé l’opération. Le montant de la transaction, à en croire un document remis par Banco Santander SA (STD) à l’autorité des marchés espagnols est de 4,15Mds DH. Santander garde néanmoins une présence dans le tour de table avec 4,55 du capital. Toujours selon le même document, le groupe espagnol engrange une plus-value de 233 millions d’euros sur cette vente qu’il enregistrera dans les résultats de 2010.

A l’issue de cette opération, l’Omnium Nord Africain est devenu l’actionnaire majoritaire directement ou indirectement. D’abord, à travers la SNI qui détient désormais 13,49% du capital d’AWB. Ensuite, par le truchement de la Financière d’investissements industriels et immobiliers (F3I) avec 14,76% du tour de table) et bien évidemment l’ONA avec 15,24%. L’addition nous donne un total de 43,49% détenus par l’ONA.

Le retrait de Santander est expliqué selon les signataires de l’accord par une optimisation des fonds propres. Ce qui n’empêche pas les mauvaises langues d’y voir un recentrage sur les zones de prédilection de la banque espagnole. Cette dernière réaffirme néanmoins son implication dans le secteur bancaire marocain. Grupo Santander « confirme son engagement auprès d’Attijariwafa Bank à travers la poursuite des projets de coopération initiés notamment dans le Trade finance, l’accompagnement des investisseurs étrangers au Maroc (…), l’ouverture des marchés du Grupo Santander aux opérateurs marocains (…) », indique le communiqué financier. Le plus important est que Santander entend mettre à profit le réseau international d’AWB comme « canal privilégié d’intervention ». Autrement dit, Santander veut retirer ses billes du Maroc et les placer ailleurs.


Ces derniers mois, AWB a renforcé sa présence dans l’Afrique subsaharienne. Le groupe AWB serait en train de monter une filiale au Burkina Faso. AWB est en train de reprendre le réseau du Crédit Agricole français en Afrique. Aux termes d’un accord signé en décembre 2008, AWB détiendra en 59% du capital de l’Union gabonaise de banque (UGB) en 2009. Selon des sources locales, un protocole d’accord a été entériné entre les Groupes Crédit agricole français et AWB, 7ème groupe bancaire africain et 1er au Maghreb. Cela permettra à AWB d’entrer de plain-pied dans l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). Selon la presse gabonaise, cette opération « s’étendra vers les établissement bancaires de détail du Congo (Crédit du Congo, 81% du capital), de la Côte d’Ivoire (Société ivoirienne de Banque pour 51% du capital), du Cameroun -Société camerounaise de banque pour 65% du capital), et du Sénégal (Crédit du Sénégal pour 95% du capital) ». Cette information a été confirmée le 22 septembre 2009 par AWB qui affirme avoir acquis le Crédit du Congo et l’Union gabonaise de banque. Selon AWB, des négociations sont en cours avec le Crédit Agricole pour le rachat de ses parts majoritaires dans la Société ivoirienne de Banque, la Société camerounaise de banque et le Crédit du Sénégal.

AWB conforte donc sa position de banque du Sud, une décision stratégique qui attise les convoitises de plusieurs institutionnels dont Santander, qui vient de minorer sa participation dans la banque.


Montant des mensualités de Crédit