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Le Maroc pour l’immobilier : meilleure destination des investisseurs britanniques selon Property venture

La compagnie britannique spécialisée dans le domaine de l’investissement immobilier à l’étranger, « Property Venture », a cité lundi le Maroc parmi les meilleures destinations pour les investisseurs britanniques en 2010, indique Map.

Quand on sait que les banques marocaines prêtent aux anglais des prêts immobiliers (sans autre problème que les traductions de papiers et formulaires pour l’établissement du crédit immobilier par une banque du maroc dont le personnel parle en général français et arabe mais pas anglais).

« La Pologne, l’Espagne, le Maroc, Chypre, la Bulgarie et Monténégro offrent des options attrayantes », a dit Louise Reynolds, directeur de la compagnie.
Parmi les avantages offerts par le Maroc, « Property Venture », cite la proximité du pays au Royaume-Uni, soulignant que la croissance soutenue de l’économie marocaine et la santé de son marché immobilier répondent aux attentes des investisseurs.

Les réformes menées par le gouvernement ont renforcé la situation économique du Maroc et lui ont permis de bien négocier les problèmes nés de la crise financière internationale, indique la compagnie, soulignant que la stratégie du gouvernement marocain vise à mettre un terme à la dépendance de l’économie vis-à-vis de l’agriculture, à créer des postes d’emploi et à promouvoir de nouveaux moteurs de croissance.

L’investissement dans les infrastructures, l’immobilier et le tourisme ont renforcé la diversité de l’économie du Maroc où les politiques de contrôle des prix ont permis de contenir l’inflation, poursuit la même source, qui fait également état d’une hausse des investissements étrangers directs.

Meilleurtaux en France le courtier dit pouvoir s’en sortir et remonter la pente en 2010

Le courtier en prêts immobiliers français (non présent au Maroc ni en dehors des frontières de la France) meilleurtaux a fait récemment une conférence de presse. Ce qui est étrange avec ce groupe qui promettait il y a quelques années d’amener de la nouveauté dans le milieu du courtage en crédits immobiliers en France, c’est qu’il a été le premier gros à se vendre à une banque (le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne BPCE).
Comment un courtier en crédit immobilier peut-il appartenir à une banque ? Le but d’un courtier n’est-il pas de faire proposer ses clients de l’intégralité de l’offre des banques (donc plusieurs banques) ?
On se retrouve en face du même genre de situation que Wafa Immo au Maroc : qui ne peut commercialiser et intermédier qu’en faveur des produits de crédit immobilier de Attijariwafa bank. Aussi bonne que puisse être l’offre de Attijariwafa bank, l’est-elle à tout instant, pour tous les profils, pour tous les types de bien et de produits de crédit ?


Un modèle donc un peu particulier qui n’était pas le modèle d’origine de meilleurtaux et qui les fait s’éloigner de mon point de vue de ce que le fondateur cherchait à faire. Mais le fondateur a été viré entre temps par la banque pour des raisons qui sont restées assez obscures. S’il voulait aller à fond dans son concept, il n’aurait pas du vendre, toujours de mon point de vue :)


Sinon on sait que l’année a été extrêmement dure pour eux mais ils affirment pouvoir retrouver un équilibre financier en 2010, principalement à travers un double plan de restructuration du personnel.

Bancarisation au Maroc : au delà de 60% d’ici 2013 ?

Le taux de bancarisation du Maroc devrait dépasser la barre des 60% à l’horizon 2013, contre 40% en 2007.
L’impact de la croissance de ce taux sur la croissance annuelle du PNB est estimé à près de 1%.


Le nombre d’agences bancaires dans le royaume passerait ainsi de 4.474 en 2007 à 7.400 en 2013.

Attijariwafa Bank (AWB) prévoit 1 200 agences en 2012, le groupe Banques Populaires (BCP) souhaite atteindre un réseau de 1 000 agences à l’horizon 2010. Pour sa part, la Société Générale Marocaine de Banque (SGMB) s’est fixée comme objectif d’atteindre 400 agences en 2010.


En termes de crédits immobilier on ne peut que se réjouir : plus de banques = plus d’interlocuteurs, plus d’agences partout, donc à terme plus de concurrence et plus de services !

Montée inquiétante des impayés dans le secteur du crédit au Maroc

Depuis le début de la crise, en septembre 2008, la préservation des emplois et l’accompagnement des entreprises étaient les deux principales préoccupations des pouvoirs publics. Mais la rétraction de l’activité a également des retombées sur le secteur du crédit. Car un salarié qui perd son emploi ou une entreprise qui ferme c’est aussi un client qui n’est plus en mesure d’honorer ses crédits. Au Maroc, certes, on n’en est pas encore au scénario catastrophe qui s’est produit aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Espagne. Mais une chose est sûre : chez les banques et sociétés de financement, l’évolution des créances en souffrance, les impayés en d’autres termes, montrent des signes d’inquiétude avec un volume d’encours et des provisions qui ont beaucoup augmenté durant le premier semestre 2009. Les statistiques mensuelles les plus récentes du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), arrêtées jusqu’à fin août, ne donnant pas d’indications précises, c’est plutôt du côté des résultats semestriels des banques qu’il a fallu se tourner pour avoir une idée des créances provisionnées pour défaut de paiement.

Les banques du maroc et le credit

Les banques du maroc et le credit



Le CIH et la BP épargnés en raison d’importantes reprises

Les chiffres semestriels montrent une nette augmentation des dotations nettes de reprise aux provisions pour créances en souffrance. Pour les banques, celles-ci ont quasiment doublé en un an pour atteindre 1,5 milliard de DH, absorbant ainsi 17% du résultat brut exploitation (RBE) contre seulement 9,5%, à fin juin 2008. Pour les sociétés de financement, ces dotations nettes de reprises aux provisions sont passées de 105 MDH à fin juin 2008 à 284 millions, au terme du premier semestre de 2009, soit une croissance de 170%. Signalons à cet effet que si les banques et les sociétés de financement affichent un taux de créances en souffrance en baisse à fin juin dernier, c’est, en grande partie, en raison de la hausse des crédits octroyés durant cette période. «Le taux de créances en souffrance représente la partie des créances pré-douteuses, douteuses et compromises dans le total des crédits distribués. Autrement dit, tant que les nouveaux crédits augmentent le total des créances, ce taux n’augmentera pas de manière très significative jusqu’à ce que les impayés des nouveaux crédits commencent à tomber», explique un banquier de la place.
Quoi qu’il en soit et en dehors du taux de créances en souffrance, les dotations nettes de reprise des provisions (DNRP) qui constituent ce que l’on appelle le coût du risque pour les établissements financiers ont quand même augmenté d’une manière alarmante cette année.
Pour Attijariwafa bank, ces dotations ont augmenté de 120% par rapport à fin juin 2008, à 476,7 MDH. A la BMCE Bank, elles ont atteint 272 MDH contre 94 millions, soit une hausse de 189%. La Société générale, le Crédit du Maroc et la BMCI ne sont pas en reste, puisque les provisions sont respectivement passées de 66,5 à 334,3 millions de DH, de 3 à 80 millions et de 34 à 52 millions.


Les sociétés de financement estiment que le pire est passé

Néanmoins, la hausse du coût du risque semble avoir épargné quelques banques telles que la Banque populaire et le CIH. La première affiche un solde en baisse de 75% à 56,7 MDH alors que le deuxième, lui, affiche même un solde négatif, les reprises sur provisions ayant dépassé le montant des dotations. «Pour le CIH et la Banque populaire, les efforts consentis depuis quelques années pour l’épuration des créances litigieuses ont permis d’échapper à la règle du marché, mais ce ne sera pas pour longtemps car elles seront tôt ou tard rattrapées par la tendance générale», estime un analyste financier. Selon lui, la hausse des créances en souffrance est essentiellement due à l’impact de la crise économique internationale sur certains secteurs de l’économie nationale comme le tourisme, le textile et l’industrie automobile. Pour illustrer ses propos, cet analyste cite l’exemple du groupe de textile Legler Maroc qui vient d’être mis en redressement judiciaire et qui doit un plus de 700 MDH aux banques locales (lire La Vie éco du 23 octobre 2009).
Sur le plan des impayés, les sociétés de financement ne sont pas mieux loties. Par exemple, Salafin voit ses provisions pour créances en souffrance, nette de reprises, passer de 3,5 MDH à fin juin 2008 à 22,5 millions au premier semestre 2009. Sofac, Eqdom et Taslif affichent respectivement des hausses nettes de 14,2, 6,7 et 1,8 MDH. Tout en confirmant cette tendance haussière, l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) tient à préciser que les dotations aux provisions doivent être analysées par rapport à l’encours brut du crédit. «Il est vrai que les impayés ont augmenté ce dernier semestre, mais l’encours des crédits a également évolué», relativise Aziz Cherkaoui, président de la commission des crédits à la consommation au sein de l’APSF et Dga de Salafin. Selon lui, la hausse des impayés a commencé dès février dernier. «Nous avons remarqué une augmentation du coût du risque depuis février dernier. Cette tendance s’expliquait au départ par la crise que connaissent certains secteurs très liés aux marchés internationaux. Mais actuellement, et en raison de l’effet de contamination, les impayés touchent même les secteurs dits domestiques» , souligne-t-on auprès de l’APSF. Pour autant, «nous pensons, poursuit M. Cherkaoui, que les deux derniers mois ont marqué la fin de la période critique en matière d’impayés et nous nous attendons à une amélioration du portefeuille dès novembre ou décembre prochains pour une reprise en 2010». Un optimisme que ne partagent pas les analystes financiers qui estiment que le manque de visibilité sur les marchés internationaux maintiendra la tendance haussière des créances en souffrance jusqu’en 2010.


Recouvrement :P rivilégier le rééchelonnement d’abord

Pour faire face aux impayés qui augmentent, les banques et les sociétés de financement ont musclé leurs moyens de recouvrement. «Les établissements s’organisent pour réagir plus rapidement au niveau du recouvrement des créances notamment en renforçant leurs équipes de recouvrement et en multipliant les relances des clients» , souligne-t-on auprès de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Concrètement, les équipes de recouvrement commencent par proposer à leurs clients un rééchelonnement du crédit pour les aider à dépasser cette situation. «En matière d’impayés, il y a deux sortes de clients : ceux qui n’ont pas de quoi payer l’échéance et qui se voient appliquer la première procédure et ceux qui payent les créanciers les plus exigeants et essayent de négocier avec les autres. Pour cette seconde catégorie, nous essayons d’être très exigeants en mettant la pression avec des relances régulières», précise Aziz Cherkaoui, DGA de Salafin.


source aujourd’hui lemaroc

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