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Immobilier : les promoteurs dénoncent officiellement la frilosité des banques

Lettre ouverte des Promoteurs

Lettre ouverte des Promoteurs

Une plainte officielle de la FNPI adressée, fin septembre, au GPBM, au ministère des finances et à Bank Al Maghrib.
Les promoteurs évoquent l’application de la part des banques de mesures contraignantes et restrictives dans l’octroi des crédits. Des banquiers et chefs d’agences confirment l’existence de consignes de leurs sièges pour plus de prudence.


Les promoteurs obligés de fournir un apport personnel de 30 à 40% du montant global de l’investissement
Dans la correspondance, signée par le président de la FNPI, Youssef Ibn Mansour, ce dernier exprime les inquiétudes des promoteurs par rapport aux nouvelles mesures appliquées par les établissements bancaires quant à l’octroi des crédits. L’inquiétude des promoteurs immobiliers ne se limite pas aux financements accordés à la promotion immobilière, mais s’étend aussi aux crédits accordés aux particuliers en quête d’un nouveau logement (voir encadré). Plus concrètement, les promoteurs pointent du doigt «des mesures de plus en plus contraignantes et restrictives de la part des banques dans l’octroi des crédits». M. Ibn Mansour explique que «ces nouvelles mesures sont de nature à nuire considérablement à l’avancement des projets en cours et risqueraient de bloquer les investissements immobiliers à venir malgré la forte demande enregistrée dans le secteur».
Qu’en pensent le banques ? Contactés par La Vie éco, les responsables du GPBM n’ont pas souhaité commenter le sujet. Mais plusieurs banquiers, qui, naturellement ont requis l’anonymat, confirment le durcissement des conditions d’octroi de crédits à la promotion immobilière surtout dans certaines villes du Royaume. «Il est vrai que les banques demandent plus de garanties aux promoteurs qui se spécialisent dans les résidences secondaires et particulièrement à Marrakech et Tanger», explique un banquier, responsable du département de la promotion immobilière. Selon lui, la prudence est devenue le mot d’ordre en matière de financement des projets immobiliers.
Une prudence qui s’expliquerait surtout par la crise immobilière qui sévit en Espagne et en France depuis plus d’un an déjà. «Les banques marocaines suivent de très près l’évolution du secteur immobilier dans certains pays européens, dont l’Espagne, et elles redoutent une crise immobilière profonde qui serait de nature à augmenter sensiblement leur taux de créances en souffrance. A la FNPI, nous pensons qu’il s’agit d’une crainte tout à fait légitime, mais il ne faut surtout pas confondre prudence et frilosité», souligne le président de la FNPI.
Chiffres du GPBM à l’appui, le président de la FNPI explique que si le crédit à la promotion immobilière avait progressé d’un petit 3% en juillet dernier, par rapport à juin, en atteignant un encours de 6,8 milliards de DH, cette branche de crédit a accusé une baisse de 1% un mois plus tard pour plafonner à 6,2 milliards. En effet, et sur une moyenne mobile d’un an, l’évolution montre également que ces types de crédits enregistrent une décélération en affichant 22% de progression en août après avoir atteint les 30% un mois auparavant. «Cela fait 4 ou 5 mois que nous constatons cette décélération au niveau des crédits accordés à la promotion immobilière», poursuit M.Ibn Mansour.


Les banques coincées par le déficit de trésorerie
Banquiers et promoteurs immobiliers s’accordent à dire que le durcissement concerne principalement deux volets. Le premier a trait aux garanties exigées par les établissements financiers pour l’octroi du crédit. «Lorsqu’une banque accepte d’ouvrir un dossier d’investissement pour un projet immobilier, elle exige des garanties colossales et n’accepte plus de négocier ce volet comme elle le faisait auparavant. Il s’agit d’une consigne très importante que nous sommes obligés de respecter depuis quelques mois. Sinon, c’est le comité des crédits qui se réunit au niveau du siège qui nous rappelle à l’ordre» , confie le directeur d’une agence bancaire à Casablanca.
Mais le problème qui pose le plus de difficultés aux promoteurs, le second volet, «c’est l’apport personnel qui représente actuellement un frein à tout investissement immobilier», souligne-t-on auprès de la FNPI. Généralement fixée à un maximum de 10%, cette quote-part s’est envolée ces derniers mois pour atteindre les 30 voire 40% du montant global de l’investissement.
En partie, l’exigence d’un apport personnel conséquent découle du manque de liquidité dont souffrent les banques depuis 2007 et qui a fait fondre la quotité de financement généralement accordée qui est le rapport entre le montant du crédit et le montant global de l’investissement financé. En somme, un rationnement du crédit. «Ce problème s’est accentué ces dernières semaines. Le déficit de trésorerie hebdomadaire est même monté jusqu’à 22,2 milliards de DH. Il est donc tout à fait normal que les banques se montrent frileuses quant à l’utilisation des liquidités qu’elles sont allées chercher chez Bank Al Maghrib à 3,20%», confie une source à la banque centrale.
Une explication également avancée par la FNPI qui n’hésite pas à conjuguer le manque de liquidité à la hausse des taux d’intérêt pour les crédits immobiliers accordés aux particuliers. «Nous avons constaté dernièrement une hausse des taux d’intérêt pour les crédits immobiliers d’au moins 0,5 point (NDLR : 50 points de base) ramenant ces taux à une moyenne de 6%. Cette hausse peut également expliquer le manque d’intérêt de la part des clients qui se font de plus en plus rares. Au moment où les taux d’intérêt des crédits immobiliers plafonnent à 3,5% à l’étranger, l’on se demande pourquoi les banques marocaines maintiennent ces taux, qu’ils soient fixes ou variables, à un niveau élevé ?», s’interroge-t-on à la FNPI.
Du côté du ministère de l’habitat et de l’urbanisme, l’on préfère rester neutre tout en constatant, en effet, la frilosité des banques dans l’octroi des crédits aux promoteurs. «L’on peut comprendre l’attitude des banquiers si l’on regarde les stocks d’invendus qui se sont accumulés pour certains segments et dans certaines villes. Mais le problème devrait être vite réglé puisque les programmes de logements sociaux ou encore ceux des logements mixtes devraient démarrer incessamment», tempère un responsable au ministère de l’habitat. Autant dire que, encore une fois, le logement social est appelé à la rescousse.


Focus :Les promoteurs au chevet des clients

Lorsqu’ils évoquent le «manque de soutien» des établissements financiers, les promoteurs ne parlent pas seulement des crédits à la promotion immobilière. «Nous remarquons également un durcissement des conditions d’obtention de crédit pour les particuliers. Les banques se montrent de plus en plus frileuses quand il s’agit de financer l’acquisition d’un logement alors qu’elles ont été jusque-là les principaux partenaires de ce secteur ces dernières années» , assure-t-on auprès de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). Les responsables de cette dernière rappellent qu’ils avaient, en octobre 2008, accueilli avec beaucoup de satisfaction la publication d’un communiqué du Groupement professionnel des banques (GPBM), dans lequel le secteur financier s’engageait à poursuivre son soutien à l’économie et notamment au secteur de l’immobilier et à la production du logement social. «Aujourd’hui, nous craignons que la situation ne crée, à long terme, un essoufflement de l’offre, ce qui aggravera davantage la situation du secteur immobilier», s’inquiètent-ils. Chiffres à l’appui, les responsables de la FNPI soulignent que les crédits immobiliers accordés aux particuliers stagnent depuis plusieurs mois. En effet, et après des évolutions positives atteignant les 6 ou 7% ces dernières années, ces crédits se sont appréciés de 0,92% en août par rapport à juillet et de 0,74% en juillet dernier par rapport à juin. Sur 12 mois (moyenne mobile), l’évolution de ces crédits n’a pas dépassé 6,7% à fin août 2009. Il reste que nombre d’acquéreurs potentiels ne trouvent pas de produits conformes à leurs besoins. S’il en existe, les prix restent très élevés et dépassent largement les capacités d’endettement. «Aucune banque ne refuserait de financer à 100% un bon dossier», assure un haut cadre, comme pour dire que les responsabilités sont partagées.

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Tassement du nombre de crédits immobiliers des banques marocaines et hausse des taux d’intéret

Oui je sais ce titre n’est pas forcément très joyeux pour un lundi matin, mais quoi ? On en va pas se mentir.
Les résultats des banques qui ressortent ainsi que les échos que j’en reçois sont très loin d’être fameux en terme d’allocation de crédits immobiliers. Non seulement ça se tasse très nettement (la croissance se ralentit pour arriver quasiment à une croissance de 0%), mais les taux d’intérêts sont montés d’un coup, assez fort (la barre des 6% est passée).
Après 10 ans de baisse linéaire des taux de prêts immobiliers par les banques marocaines, ça laisse un peu pantois. Certes cette hausse est de moins de 1% alors que les taux ont baissé de 6% en 10 ans, mais quand on voit les taux en Europe, on peut se poser la question. Est-ce intéressant.
Ci dessous pour étayer mon propos deux articles
- sur la situation des banques à ce jour au maroc
- sur les taux d’intérêt de prêt immo en France en ce moment


Situation des banques à ce jour au maroc
 »
Crédits à l’équipement et crédits immobiliers aux particuliers marquent le pas.
Les banques ne sont pas encore sorties de la zone de turbulence dans laquelle elles sont entrées depuis plusieurs mois. Le constat apparaît clairement dans la note de conjoncture publiée par Bank Al Maghrib en août. L’institut d’émission y précise que malgré la diminution du montant de la réserve monétaire de 4,8 milliards de DH (le taux a été ramené à 10% à compter du premier juillet), le déficit des trésoreries bancaires est passé de 21,8 milliards en juin à 22,3 milliards de DH en juillet. Parallèlement, BAM a dû augmenter le volume de ses interventions à travers les avances à 7 jours sur appel d’offres, le portant à 21,4 milliards au lieu de 20,6 milliards de DH un mois auparavant.
Les facilités de trésorerie qui ont crû de 4,31% d’un mois à l’autre, à 65,58 milliards de DH et les crédits à la promotion immobilière qui totalisent 61,86 milliards, en hausse de 3%, sont en grande partie à l’origine de cette évolution. Sur un mois, les comptes courants débiteurs se sont également appréciés de 3,23% contrairement aux crédits à l’équipement (+1,15%) et aux crédits immobiliers aux particuliers (+0,74%). Le volume global de cette utilisation reste certes le plus important (106 milliards) par rapport à toutes les autres, mais son évolution confirme bel et bien que le marasme s’est installée sur le marché, faute d’offres répondant au goût des potentiels acheteurs.
 »


Les taux d’intérêt de prêt immo en France en ce moment
« Avec la crise, les prix de l’immobilier, qui avaient grimpé de 150 % en dix ans, se sont enfin assagis. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, autre aubaine pour les candidats à l’acquisition, les taux d’intérêt des crédits immobiliers se sont également tassés.
Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux moyens des crédits immobiliers du secteur concurrentiel sont passés de 5,15 % en novembre 2008, au plus fort de la crise financière, à moins de 4 % fin juillet (3,96 % exactement pour une durée moyenne de quinze ans), soit la chute la plus rapide depuis 1993.
 »


On le voit, les taux sont plus bas en France. Alors, vous voulez bénéficiez de la croissance immobilière du Maroc et du potentiel en empruntant en France pour acheter au Maroc.
Voici mes mises en garde :
- Comment allez vous faire porter la garantie ? Vous allez hypotéquer un bien en France, pour votre bien au Maroc ? C’est déconseillé en terme de risque : si vous perdez, vous perdez tout…
- le Maroc n’est pas une devise, ça veut dire que vous empruntez en monnaie forte (euros / dollars / etc…) pour rembourser un crédit en monnaie faible (dirham). Donc si le dirham se casse la figure un jour (ou du moins subit une légère dévaluation), au lieu de rembourser votre crédit beaucoup moins cher en dirhams au Maroc (genre virement de 150 € au lieu de 250 € par mois), vous vous retrouvez à rembourser des intérêts non nécessaire sur votre crédit en France…
- Le rapatriement de devises après cession en cours de crédit sera beaucoup plus simple si vous avez votre crédit au Maroc. Tout sur place.



Et pourquoi je conseille d’emprunter depuis le Maroc, en dirhams :
- Négocier des IRA (indemnités de remboursement anticipé) très faibles, comme ça d’ici 3 ans, quand les taux d’intérêt sur les crédits immobiliers auront rebaissé, vous n’aurez qu’à racheter votre crédit en dirham par un autre moins cher ! Vous garderez la même situation mais avec des mensualités moins chères !
- Pour ceux qui ont peur que ce soit compliqué sur place, il y a maintenant des structures qui se chargent de tout à distance, sans aucune prise de tête (à part un aller retour pour signer les papiers, un petit séjour au Maroc… trop dur :) ) ( cf CAFPI Maroc)



Qu’en pensez vous ? Ai-je omis un argument pour emprunter depuis le Maroc ? En avez vous en faveur d’emprunter en France ? Répondez à ce message ou rendez vous sur le forum pour en parler !!

Le Rachat de crédit immobilier : pour améliorer son quotidien au Maroc

Le Rachat de crédit est une formule mise en place par les banques ayant pour but de faire profiter les clients de la baisse des taux du marché. Le rachat de son crédit se fait en général par une banque concurrente à la banque émettrice du prêt initial.


Qu’en est ce que cela est intéressant de racheter ?


Evidemment, ça dépend. En effet, il faut que l’écart de taux soit significatif, et que le Capital Restant Dû à la date du rachat soit suffisamment important.
Au-delà de 3% d’écart de taux, ne réfléchissez pas, contactez une banque, qui se fera un plaisir de récupérer votre crédit. Evidemment, la banque rechignera à le faire s’il ne reste un crédit « que » de 50 000 Dhs.


Faîtes le test vous-mêmes : C’est très simple :


1) Contactez votre banquier et demander lui quel est le Capital Restant Dû de votre prêt à ce jour, et la durée du prêt restante. (Cette information se trouve également dans votre tableau d’amortissement)


2) Allez sur le simulateur pour estimer vos nouvelles mensualités, à périmètre constant :
- Indiquez le montant du Capital Restant Dû à la place du Montant du prêt
- Appliquez un taux confortable, comme 5,60 HT
- Appliquez la durée de prêt correspondant à la durée restante de votre prêt


3) On obtient la nouvelle mensualité. Si cette mensualité est inférieure à votre mensualité actuelle, c’est qu’il peut y avoir intérêt à racheter votre crédit.
Astuce : Multiplier cet écart par le nombre de mois restant de votre crédit, vous aurez une idée plus palpable de ce qu’il est possible d’économiser sur votre crédit.


4) Contacter un conseiller pour affiner votre simulation.


N’oubliez pas également que le rachat est également l’occasion d’adapter le prêt à votre besoin, le « moduler ».
Au bout de 10 ans, les problématique de l’emprunteur ont changé :
- Il peut vouloir rembourser plus à chaque mois, pour réduire la durée du crédit et diminuer son coût
- ou alléger sa mensualité pour se désendetter.


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