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Mazagan El Jadida Maroc ouvre en octobre 2009, réalisation Groupe KERZNER

La station balnéaire de Mazagan au Maroc ouvre en octobre 2009 réalisation Groupe KERZNER

Mazagan El jadida

Mazagan El jadida

Au Maroc, Mazagan Beach Resort, développée par le groupe sud-africain Kerzner, s’apprête à recevoir ses premiers clients. La nouvelle station balnéaire compte attirer près de 4 millions de visiteurs par an.

Avant d’aller plus loin, pour ceux qui ne saurait pas où est MAZAGAN, c’est El jadida. El Jadida signifie la nouvelle. Et l’ancien nom de la nouvelle c’est Mazagan. Ancienne forteresse tenue très longtemps par les portugais, Mazagan est à moins d’une heure de route au sud de Casablanca.


Portée par le groupe hôtelier sud-africain Kerzner, Mazagan Beach Resort située à El Jadida, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Casablanca, recevra ses premiers visiteurs en octobre 2009.
Au total, la nouvelle station balnéaire compte attirer près de 4 millions de personnes par an, dont 200 000 clients à l’hôtel. Une clientèle marocaine à 50%. Le reste provenant d’Europe et du Moyen-Orient.
Sur 250 hectares, le complexe touristique disposera d’un hôtel cinq étoiles, d’un golf, de huit restaurants, d’un night club, d’un centre de conférences, d’un golf de 18 trous et d’un spa. Le must : une licence de casino exclusive sur 200 kilomètres. Mazagan commercialise également quelques 67 villas résidentielles.
« Créer une nouvelle destination resort nécessite de proposer un ensemble de facilités de taille pour attirer les touristes et financer les investissements qui sont très lourds », explique Sol Kerzner, président du groupe. Le projet co-financé par la CDG Développement (groupe Caisse de Dépôt et de Gestion) la Somed et Mamda/MCMA est estimé à 3,1 milliards de MAD (environ 280 M€), dans sa première phase.

Mazagan Beach Resort groupe Kerzner

Mazagan Beach Resort groupe Kerzner


La station touristique Mazagan comprendra à terme une capacité globale de 8000 lits, répartis en unités hôtelières (3900 lits) et de l’immobilier de loisirs (4100 lits), le tout à réaliser en trois phases d’investissements. Il y a des projets de promotion immobilière intéressant mais je ne m’y suis pas encore penché, je ne connais pas non plus les offres de crédit immobiliers ou de financement pour obtenir les villas des golfs et résidences autour de la zone. En tous les cas Kerzner doit avoir pensé à un package de prêts pour ses clients étrangers. Infos à suivre.


QUI EST CE FAMEUX GROUPE KERZNER (Sud Africain)

Propriétaires de plusieurs joyaux de l’industrie de loisirs à travers le monde, le groupe est présent dans les quatre continents avec des sites d’exception dont le plus célèbre n’est autre que l’Atlantis Paradise Island au Bahamas. Ce complexe est une station unique composée de trois hôtels sur le thème de la mer.
En fait, la particularité du Groupe Kerzner réside dans la formidable capacité avec laquelle il a fait face à la profonde crise qui a touché l’industrie du tourisme après le 11 septembre.

En 2002, Butch Kerzner, président du Groupe Kerzner International (KI), avait déclaré que les résultats de sa compagnie, réalisés malgré des circonstances internationales défavorables, sont attribuables notamment à la bonne performance de l’hôtel Atlantis -fleuron du groupe qui compte 2.300 chambres aux Bahamas- mais aussi au fait que Kerzner International offre un produit unique qui se veut une référence en matière de luxe et de bon goût.
« Le groupe Kerzner a deux marques établies dans l’univers du luxe, la marque Atlantis sur le thème marin, à Dubaï et aux Bahamas, et One&Only, une chaîne d’hôtels très grand luxe plus intimiste. Avec Mazagan, nous lançons une troisième marque dont le nom reste encore à définir. Du luxe abordable en quelque sorte (…) D’ores et déjà, nous prévoyons de développer d’autres resorts sur les deux autres tranches du projet, et d’exporter ensuite, hors du Maroc, cette nouvelle marque »», indique de son côté Marie-Béatrice Lallemand, président directeur général du site Mazagan.

La vieille Medinah d'El jadida

La vieille Medinah d'El jadida


Cette importante réalisation fera du Maroc une destination de choix pour un grand nombre d’investisseurs internationaux. La station de Mazagan deviendra ainsi un produit de marque du Groupe Kerzner tourné vers le marché européen. La société Kerzner International Limited, chef de file du Groupement, est leader en matière de développement de stations touristiques intégrées. Parmi ses principales réalisations figurent les stations « Atlantis » aux Bahamas, ou « Sun City » en Afrique du Sud. Le Groupe Kerzner est également présent dans l’hôtellerie d’exception notamment aux Emirats Arabes Unis et à l’île Maurice

Sur les 6 villes nouvelles promises au Maroc, on peut considérer qu’aujourd’hui une seule est donc finalisée, et c’est celle construite par un groupe étranger (source entreprendre et la vie éco):
(Mettons un bémol à Saïdia dont on ne peut considérer les finitions comme achevées)
Sur les six stations programmées, seules quatre tiennent la route : Taghazout à l’arrêt et démarrage des travaux improbable pour Plage blanche.
Alliances, Addoha…, l’arrivée de grands groupes marocains a permis d’assurer la continuité des projets en cours. Seule Mazagan est construite par un groupe étranger.
Faut-il redimensionner les stations en attendant des temps meilleurs ?
Que restera-t-il des six stations du Plan Azur, imaginé en 2001, et dont les premières unités devaient être opérationnelles pour accompagner la Vision 2010 ? A ce jour, ce sont quelques hôtels, des centaines de villas et pas plus de quatre ou cinq golfs qui seront exploitables au 1er janvier de l’année cible. De fait, entre planification initiale trop serrée, retards pris dans la signature de conventions, aménageurs non sérieux ou n’ayant pas injecté suffisamment de fonds propres et défection en raison de la crise internationale, plusieurs stations ne seront pas ouvertes dans les délais.
Dans le meilleur des cas, c’est un retard de deux ans qui a été pris sur les engagements initiaux. Au pire, c’est carrément des chantiers à l’arrêt, à l’image de celui de la station de Taghazout.

Mazagan, l’exception qui confirme la règle
La présence de groupes locaux est-elle un gage de sécurité pour les projets ? Même si un retard de plusieurs mois a été enregistré dans la réalisation des premières phases, les travaux vont bon train et les premières unités hôtelières devraient ouvrir leurs portes d’ici à un an. D’abord, en raison du peu d’effet de la crise internationale sur leur puissance financière, ensuite en raison de l’enjeu national, où le politique n’étant jamais loin, les groupes pousseront leur engagement au-delà du simple calcul de rentabilité à court terme. Seul bémol, la morosité du marché international permettra difficilement de trouver des investisseurs étrangers pour construire l’ensemble des infrastructures initialement prévues. Lixus et Mogador verront bel et bien le jour, mais peut-être faudra-t-il les redimensionner…
Pour le moment, seule la station Mazagan, à El Jadida, échappe aux défections des groupes étrangers. En dépit d’un retard de deux ans au bout desquels la convention a été amendée, le consortium mené par le groupe sud-africain Kerzner International, aux côtés des CDG, Somed, Mamda, met les bouchées doubles pour tenir l’engagement d’une ouverture en octobre prochain. Mazagan, si tout se passe bien, sera la deuxième station du plan Azur à entrer en service, mais l’ensemble du projet sera-t-il mené à bien ? Là encore, il faudra trouver des investisseurs…
Enfin, dernière des stations à avoir fait l’objet d’une convention, celle dite Plage Blanche, à Guelmim. Concédée à Fadesa Maroc depuis septembre 2007, elle repose, là encore, sur la capacité du groupe Addoha à ouvrir un autre front dans le domaine de l’immobilier touristique. Ce dernier tiendra-t-il les engagements pris par son prédécesseur espagnol ? Pas de réponse officielle, mais tout semble indiquer que le projet sera mis en veilleuse ou du moins reporté de quelques années, le temps que le groupe digère les contraintes de Saïdia, à côté de celles de son cœur de métier, celui de promoteur immobilier. L’Etat pour sa part, et même s’il ne veut pas le reconnaître, est bien disposé à accepter le fait que la station soit temporairement sacrifiée.
Au final, que reste-t-il du plan Azur ? Sur les six stations initialement programmées, quatre ouvriront leurs portes au cours des deux prochaines années et deux restent en suspens. Un score honorable, si l’on tient compte du fait que les projections se sont fondées à l’origine sur un planning trop agressif, pour de véritables villes touristiques dont les superficies se comptent en centaines d’hectares et que l’émergence de grands groupes marocains immobiliers au cours des dernières années a permis de sauver les meubles. Reste à prendre des décisions forcément politiques à la lumière de la conjoncture. Faut-il laisser tomber Plage blanche ? Faut-il rompre le contrat avec Colony Capital incapable de répondre à ses engagements ? Faut-il redimensionner les projets en cours de concrétisation ou élargir leur timing, en attendant des temps meilleurs ? En un mot, faut-il revoir à la baisse les ambitions du plan Azur ?

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