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Les secteurs dont les banques du Maroc se méfient : Textile, Immobilier, Hotellerie

Ces trois secteurs figurent en haut de la liste des secteurs à risques.
Pour l’immobilier de luxe, les banques exigent désormais un apport personnel plus consistant et des garanties de commercialisation solides.
Pour le textile, elles adossent systématiquement les lignes de crédit à la garantie de la CCG dans le cadre du plan de soutien.
Les projets hôteliers, fortement consommateurs de capitaux, sont scrutés à la loupe.

Pour rappel : les banques du Maroc :
Crédit du maroc (CDM) , Crédit Immobilier et Hotelier (cih), BMCE, BMCI (BNP Parivas Maroc), Société Générale (SGMB), crédit arabia (nouveau à suivre) , Crédit Agricole du Maroc (CA), Attijariwafa bank, …

Le constat est unanime chez les entreprises. Les banques sont de plus en plus regardantes quant à l’octroi de nouveaux crédits. Et ce n’est pas seulement parce que leurs ressources s’amenuisent comme peau de chagrin, mais aussi du fait que les incertitudes liées à l’environnement des affaires augmentent le niveau de risques dans certains secteurs surtout ceux qui ont été les premiers à subir les effets de la crise. Il s’agit particulièrement de la promotion immobilière, entre autres le segment du haut et très haut standing, des industries de la sous-traitance, textile et équipements automobile notamment, et du secteur du tourisme à travers l’hôtellerie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, en février 2009, ces deux derniers ont été parmi les premiers à faire l’objet de mesures d’urgence du gouvernement.
Qu’en disent les banquiers ? Certains parlent sous le signe de l’anonymat pour ne pas froisser leurs clients, alors que d’autres évoquent les faits de manière normale, mais les points de vue convergent. Un haut responsable à la BCP trouve cette frilosité justifiée : «Nous sommes effectivement devenus plus prudents sur certains secteurs et en particulier celui de l’immobilier. Ce repli est tout simplement dicté par la conjoncture». Pour illustrer ses propos, il explique que dans l’immobilier haut de gamme ou de luxe, la BCP ne peut plus se permettre de financer des nouveaux projets sur des villes comme Marrakech ou Tanger par exemple, «au vu de l’allongement excessif du cycle de commercialisation, ou tout simplement des méventes, pour les projets déjà en cours, au niveau de ces deux villes».
A fin mars, l’encours des crédits accordés à la promotion immobilière a d’ailleurs faiblement progressé par rapport à décembre 2009 (+1,48%) et avait même stagné par rapport au mois précédent. Mais tous les produits et toutes les villes ne sont pas touchés avec la même intensité. En effet, le risque de mévente dans l’immobilier du luxe ou de haut standing dépend beaucoup de la région d’implantation. C’est le cas par exemple de Rabat et Casablanca qui continuent d’attirer les investissements dans le haut standing avec moins de réserves de la part des banques. «Nous pouvons très bien financer des projets dans ces villes où la demande existe encore. Cependant, si, il y a trois ans, nous prenions plus de risques avec des nouveaux promoteurs immobiliers, aujourd’hui même dans des régions aux perspectives de ventes assurées, nous sommes plus enclins à favoriser les groupes qui ont une assise financière solide», tient-on à préciser chez la Banque populaire.
Cette méfiance n’est pas près de s’estomper. «Lorsqu’un client nous sollicite pour le financement d’un projet immobilier ou touristique de haut standing, nous lui conseillons de patienter avant de lancer son projet ou de se tourner vers d’autres segments qui ne présentent aucun risque tels que le moyen standing ou le logement social que nous finançons presque les yeux fermés», fait savoir M’fadel Lahlaissi, Dg de la banque corporate à BMCE Bank. Cet établissement a d’ailleurs décidé de surseoir aux financements des projets haut standing même avec un apport personnel de 50% de la part du promoteur.
Même son de cloche du côté du Crédit Agricole du Maroc qui considère l’immobilier comme le principal secteur à risques actuellement. «Nous sommes devenus plus prudents qu’auparavant. Nous faisons attention à la fois à la typologie des projets et à la qualité des promoteurs. Nous sommes très prudents sur le segment du luxe et nous veillons à ce que les projets aient des perspectives de commercialisation assurées dans un lieu où la demande existe», souligne Karim Tajmouati, Dg. Selon lui, le promoteur doit être un professionnel déjà établi et muni de process industrialisés. En somme, la banque ne finance plus que «les projets sûrs».

Le logement social et le moyen standing sont moins touchés

Le logement social et le moyen standing restent donc les deux segments favoris des banquiers. Mais ces derniers ne s’y lancent pas pour autant tête baissée. «Il n’y a pas de restrictions particulières concernant ces deux segments parce que la demande existe encore et le besoin en logements est énorme. Toutefois, nous sommes devenus plus exigeants en matière d’apport en fonds propres», indique le responsable de la BCP. Selon lui, il y a trois ans, la banque pouvait financer un projet sur la base des avances faites par les acquéreurs qui tenaient lieu de quasi-fonds propres. Aujourd’hui, en plus de ces avances, les promoteurs doivent faire un apport personnel à hauteur de 20 à 30% du montant de l’investissement, pour que, in fine, le crédit ne dépasse pas 50% du total. Une politique également prônée par le CAM qui assure ne pas fermer la porte aux projets de logements sociaux et de moyen standing, «tout en prenant les précautions nécessaires», précise M.Tajmouati.
Le textile est le deuxième secteur «à risques» cité. Et même s’ils ne sont pas unanimes sur la reprise, tous les banquiers sondés affirment qu’il faut garder l’œil ouvert.
Pour la BCP, le textile, qui souffre d’une rareté des nouveaux projets, sollicite davantage le financement bancaire pour des crédits d’investissement afin de renouveler les équipements ou, plus rarement, pour des extensions d’usines. «Dans ce cadre, nous nous appuyons sur les mesures de soutien mises en place au profit du secteur par le comité de veille stratégique. Nous exigeons donc que les plans d’investissement s’inscrivent obligatoirement dans le cadre de la couverture accordée par la Caisse centrale de garantie», insiste-t-on chez la banque publique.
Contrairement à la BCP, BMCE Bank affirme faire confiance à l’industrie du textile qui est actuellement en train de reprendre. «La présence d’un ou deux cadavres dans le secteur ne veut pas forcément dire que toute l’activité se meurt», avance M. Lahlaissi, avant de déconseiller à ses confrères d’éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. Un de ses confrères d’une filiale de la banque française abonde dans le même sens. Il explique que la prudence est souhaitée dans tout type d’intervention, mais il est parfois maladroit de mettre au ban tout un secteur pour la simple raison qu’il traverse une phase difficile. Il fait savoir, en substance, que tout engagement, tant en termes de taux que de volume, est déterminé par le niveau de risque et que, dans un secteur sinistré, «il peut bien y avoir des pépites». Selon cette même source, son établissement ne s’est, par exemple, jamais engagé à corps perdu dans l’immobilier, à l’instar de plusieurs concurrents. Ce faisant, les engagements pris dans ce secteur sont tout à fait sains.
Du côté des entreprises de textile, le tour de vis des banquiers est redouté, «surtout en ce moment», commente un industriel du textile à Salé. Patron d’un atelier de confection qui emploie près de 70 personnes, ce chef d’entreprise a vu son crédit de fonctionnement fondre à mesure que les commandes s’amenuisaient en 2009. «L’important pour mon banquier, c’étaient les garanties de remboursement que je pouvais fournir et non la continuité de l’entreprise. Lors d’une rencontre au cours de laquelle nous discutions du crédit trésorerie accordé par la banque à ma société, mon banquier ne voulait pas lâcher un seul dirham sans avoir une garantie de remboursement», raconte cet industriel.

source: lavieeco

Quelques infos sur le SMAP Immo

De plus en plus, l’envie d’acquérir un bien immobilier au Maroc se répand. Le souhait sans doute pour beaucoup de Marocains résidant à l’étranger d’être aux premières loges des transformations en cours dans le pays d’origine et pour certains Français (sans origine marocaine) de s’assurer une retraite au soleil avec tout le confort que l’on connait. Tout cela pour dire qu’il n’y a pas de visiteur type du SMAP Immo Paris qui a accueilli près de 48 500 personnes l’an dernier, dont un tiers (32 %) envisageait un achat dans l’année. Cette année le SMAP est placé cette année sous le signe de l’excellence et de la performance. Fini le temps où le Salon du Maroc à Paris, encore dans ses balbutiements, se tenait au Parc des expositions du Bourget situé en périphérie de Paris, moins bien desservi que le prestigieux Parc des expositions de la Porte de Versailles, conçu pour des salons de cette envergure. Sur 15.000 m2 de surface, 140 exposants de toutes les régions du Maroc mettent en vitrine l’offre immobilière la plus complète et la plus diversifiée du marché. Un rendez-vous incontournable, une aubaine pour la diaspora marocaine et les amis du Maroc.

Une autre tendance se fait jour, la fidélisation à long terme des investisseurs. Ceux qui ont investi au Maroc dans le passé n’hésitent pas à acquérir un nouveau bien

Toute la variété des activités du royaume y est présentée: l’économie, l’immobilier, le tourisme, la culture, l’art de vivre etc…. Les acheteurs potentiels sont conseillés par des promoteurs, des constructeurs, des agents immobiliers, des financiers. Le secteur bancaire est représenté par 11 banques , dont 4 françaises. Un dialogue direct et clair visant à simplifier les procédures. C’est l’un des salons de l’immobilier les plus fréquentés de France et même au-delà. Il s’exporte dans les grandes villes européennes, Barcelone, Milan et Bruxelles avec les mêmes priorités, l’information et le confort du public.

Le SMAP Immo Paris qui répond incontestablement à un besoin constitue également une plate-forme d’échanges. C’est aussi un cycle de conférences permettant aux professionnels de l’immobilier et aux visiteurs de s’exprimer et de s’informer. Les intervenants ne sont pas des moindres.


Six ministres sont conviés pour cette édition 2010. Parmi eux Mohamed Ameur Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger. Il a détaillé la stratégie du gouvernement pour accompagner et servir la CMRE avant d’aborder les moyens d’action de cette stratégie s’articulant autour de trois grands axes :

« l’accompagnement des nouvelles générations dans la préservation de leurs liens avec leur pays d’origine
la défense des intérêts des « Marocains du Monde » et la promotion de leur situation juridique, sociale et humaine, aussi bien au Maroc que dans les pays d’accueil
l’optimisation de leur contribution au développement économique, social et humain du Maroc et leur implication dans la gestion de la chose publique et dans les chantiers du développement humain ».

L’action s’effectue sur le plan culturel d’abord. M. Mohammed Ameur a évoqué la création de centres culturels marocains à l’étranger (Bruxelles, Barcelone, Mantes-la-jolie, Montréal, Tunis, Tripoli) ainsi que l’encouragement des partenaires culturels avec les municipalités (Séville Valence Algésiras). Le ministre chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger mentionne d’autres initiatives comme les Universités des jeunes chaque été ou l’organisation de voyages au Maroc au profit de jeunes MRE et de leurs camarades de classe.

Sur le plan social, il met en avant un point crucial de leurs préoccupations : la prise en charge du transfert des dépouilles. L’octoi d’un millier de bourses annuellement pour les étudiants démunis, la baisse des taxes de dédouanement des voitures des retraités, le renforcement des capacités humaines et financières des associations des MRE consacrées au domaine du social.

Dans le volet économique M. Mohammed Ameur rappelle la mise en place du fonds « MDM Invest », un système sur la base d’ un apport en fonds propres et en devise de 25% , bénéficiant d’une subvention de l’Etat de 10% ,et d’un crédit bancaire de 65%.Ajouter à cela un partenariat maroco-français pour l’accompagnement financier de la création de 1.000 PME de MRE au Maroc pendant trois ans, ainsi qu’une extension de la garantie « Damane Assakane ».

Le volet juridique n’est pas en reste. « Le cadre conventionnel liant le Maroc aux pays d’accueil pour la préservation des droits des MRE a été mis à jour et le dispositif de veille juridique renforcé de deux magistrats permanents pour l’écoute et l’orientation des Marocains résidant à l’étranger» a précisé le ministre, qui a mis en exergue le traitement personnalisé des requêtes des MRE et la convention avec « Diwan Al Madalim pour leur suivi.

Home Invest se lance dans l’immobilier de luxe : Les villas California Eden de Bousrkoura/Casablanca

AZZEDINE Lahrichi et Az-El-Arab Kettani sont deux promoteurs immobiliers qui ont voué à leur premier projet commun une véritable passion. «Les villas California Eden ont été conçues en totale harmonie avec l’environnement. Elles se distinguent par la qualité des matériaux et des prestations proposées», indique Azzedine Lahrichi, promoteur dans le groupe Home Invest. La société vient, en effet, d’investir quelque 300 millions de DH pour la réalisation d’un espace résidentiel constitué de 72 villas.
D’une superficie de 6,5 hectares, le site est implanté à Casablanca, non loin de la forêt de Bouskoura. L’ensemble des villas sera livré au cours du 3e trimestre 2011.
Selon Mehdi Kettani, directeur associé du groupe Home Invest, «les travaux sont avancés à 40%». Aussi, «près de 30% des villas sont déjà commercialisées», renchérit-il. La commercialisation de la seconde tranche vient tout juste d’être lancée. Les prix de vente varient entre 6,7 et 8,5 millions de DH. «Toutes les propriétés sont construites dans des lots privatifs de 500 à 1.000 m2 pour une superficie construite de 510 m2 (dont 80 m2 de terrasse) s’étalant sur trois niveaux (sous-sol, rez-de-chaussée, étage)», souligne Kettani.
Le projet California Eden a été pensé de façon à ce que chaque résident se sente «dépaysé». «Notre objectif est d’offrir aux clients un habitat luxueux non loin du centre palpitant de la capitale économique et une vie bercée par la nature, plus saine et moins stressante», tient à préciser Kettani. Outre le volet environnement, la conception du projet est, également, marquée par l’installation de grandes baies vitrées et de verrières. Ce qui offre un éclairage naturel qui illumine chaque pièce de la villa tout au long de la journée. Aussi, une attention particulière a été portée à l’utilisation des matériaux nobles tels le marbre, le parquet et les pierres naturelles.
Les architectes ont opté, également, pour l’installation de capteurs d’énergie solaire, mais aussi pour l’isolation thermique. Cette dernière permet, en effet, une régulation confortable de la température intérieure.
Pour ce qui est du financement, le groupe Home Invest a conclu des formules de financement avec plusieurs banques offrant aux futurs acquéreurs des conditions avantageuses. «Notre société cautionne ainsi le client entre le moment de réservation du bien et sa livraison pour faciliter l’octroi du crédit bancaire», explique Kettani.
A noter que les premiers acquéreurs des villas California Eden sont principalement des cadres supérieurs, entrepreneurs et marocains résidents à l’étranger.


72 villas à livrer fin 2011.
Coût du projet: 300 millions de DH.

Bancarisation au Maroc : au delà de 60% d’ici 2013 ?

Le taux de bancarisation du Maroc devrait dépasser la barre des 60% à l’horizon 2013, contre 40% en 2007.
L’impact de la croissance de ce taux sur la croissance annuelle du PNB est estimé à près de 1%.


Le nombre d’agences bancaires dans le royaume passerait ainsi de 4.474 en 2007 à 7.400 en 2013.

Attijariwafa Bank (AWB) prévoit 1 200 agences en 2012, le groupe Banques Populaires (BCP) souhaite atteindre un réseau de 1 000 agences à l’horizon 2010. Pour sa part, la Société Générale Marocaine de Banque (SGMB) s’est fixée comme objectif d’atteindre 400 agences en 2010.


En termes de crédits immobilier on ne peut que se réjouir : plus de banques = plus d’interlocuteurs, plus d’agences partout, donc à terme plus de concurrence et plus de services !

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