A chaque fois que je parle à un ami à l’étranger, on ne me parle que d’elle : LA CRIIIIISE.
Alors pour mieux informer, c’est le but de ce site, et plutôt leur dire à tous d’aller lire mon blog plutôt que de leur répéter les mêmes choses, voici un nouveau couplet sur la crise.
Cet article est cité et reflète bien la situation. Un point de vue sur l’ensemble du milieu immobilier, on parlera des credits immobilier au Maroc et l’évolution des demandes et offres de pret demain.
Le risque de connaître le développement d’une escalade de la spéculation sur des créances douteuses, comme cela a été le cas aux Etats-Unis à travers le mécanisme des titrisation, n’a aucune chance de se produire au Maroc, car il n’y pas encore de marché de titrisation chez nous.
Le Maroc risque, malgré tout, de pâtir de cette crise qui touche toutes les économies qui comptent dans le monde.
En effet, les crédits consentis à l’immobilier ayant connu une évolution spectaculaire au Maroc ces dernières années, les mêmes causes pourraient conduire qu’aux mêmes effets.
Des secteurs importants de l’économie réelle liée à l’export, donc aux marchés extérieurs, comme le textile et le cuir, la sous-traitance automobile, les industries électroniques, le tourisme, l’agro alimentaire, les primeurs… commencent à être touchés, avec toutes les conséquences sur le pouvoir d’achat lié aux emplois perdus dans ces secteurs.
Forcément il faut admettre que la question doit être posée : Y aura-il un impact de la crise ressentie dans ces secteurs sur celui du BTP ?
Pour le moment, le secteur du BTP est épargné.
Pourquoi ?
Par ce que les constats fait sur le terrain sont significatifs :
Aucun report ni même ralentissement dans les grands chantiers ouverts. En fait les déficits sont tellement importants dans les infrastructures et l’habitat que si ralentissement il y devait y avoir, il ne serait pas perceptible dans l’immédiat.
Les sociétés immobilière cotées en Bourse « gardent la cote » et continuent à animer la place de Casablanca.
Les programmes d’infrastructures annoncés par le Gouvernement continuaient avec un rythme soutenu et une visibilité assurée au moins jusqu’en 2012.
Les programmes d’habitat destinés au social, à l’économique et au moyen standing ne seront pas non plus affectés, au contraire comme nous le verrons plus loin…
Cependant, un ralentissement commence à être ressenti au niveau de projets bien particuliers : l’immobilier haut de gamme destiné à la clientèle étrangère (Marrakech, Tanger) et certains projets liés au tourisme : les opérateurs sont frénétiques que par le passé.
L’appréhension d’une crise dans l’immobilier pourrait être salutaire à ce secteur car elle pourrait réguler la hausse vertigineuse qu’ont connue les prix de l’immobilier et ceux du foncier au Maroc ces dernières années.
Un rééquilibrage significatif des prix semble être l’option la plus probable et les délais de vente vont sans doute s’allonger dans l’attente d’une baisse probable…
Mais 2009 sera probablement aidée par la bonne année agricole qui s’annonce. Le secteur du BTP en profitera directement ou indirectement.
Ensuite, le secteur étant largement dépendant de l’investissement public, il devrait continuer à bénéficier de l’accentuation de l’effort consenti par l’Etat.
En effet, la Loi des Finances 2009 a prévu un accroissement de 18% des investissements publics, portant leur montant au chiffre record de 135 milliards de DH.
A titre de rappel, ces investissements n’étaient que de 76 Milliards en 2006 et de106 Milliards en 2008.
Cet effort confirme les engagements de la Déclaration Gouvernementale qui avait annoncé 287 Milliards de DH pour la période 2008/2012.
A ce propos, il est important de souligner que la plupart de ces investissements concernent des projets bien identifiés et budgétisés.
Concernant l’Habitat, deux évènements récents sont venus illustrer la poursuite de l’effort de l’Etat:
La mobilisation de 3853 hectares de terres domaniales pour booster l’activité du secteur de l’Habitat en augmentant l’offre foncière à faible coût pour quelques 200 000 logements.
La création du fonds « Damane Assakane », fonds d’assurance hypothécaire qui va permettre d’élargir le champ des bénéficiaires de la garantie pour l’acquisition d’un logement ou d’un terrain à quelques 800 000 personnes supplémentaires (salariés du secteur privé, agents temporaires de l’Etat, employés des collectivités locales et des établissements publics ainsi qu’au militaires) et relever son niveau d’intervention à hauteur de 800 000 Dirhams.
Il faudra peut-être penser à ajouter un 3ème volet : agir sur les prix des logements par le biais de l’intervention des organismes de l’Etat Al Omrane, afin de stimuler la demande.
Notre pays doit poursuivre au-delà de 2012 la politique des grands projets d’infrastructures et d’habitats pour résorber ses déficits et booster l’économie nationale.
Le Maroc devra aussi soutenir ses entreprises qui commencent à acquérir une expertise appréciée dans les pays africains pour favoriser davantage leur exportation vers ces pays demandeurs.
Enfin, ne perdons jamais de vue que si le BTP reste le premier créateur d’emplois au Maroc (80 000 à 100 000 emplois an), il est le second employeur du pays avec plus de 900 000 emplois.