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Immobilier au Maroc : Le secteur immunisé de la crise

S’exprimant lors d’une conférence inaugurale du Salon Smap Expo, sur le thème «Evolution de l’immobilier marocain entre situation actuelle et perspectives d’avenir», le ministre a précisé que «bizarrement, la faiblesse et les dysfonctionnements du secteur de l’immobilier marocain ont été la source même de son immunité».

Il a fait état d’un déficit cumulé de «1 million de ménages très mal logés», auxquels s’ajoutent quelque 123.000 nouvelles demandes d’accès au logement chaque année, dont près de 60% concerne l’habitat social, auquel un intérêt particulier a été accordé, sous l’impulsion de S.M. le Roi Mohammed VI.

«Cette double logique de résorption du déficit et de satisfaction des nouvelles demandes» a donné lieu à une forte mobilisation des pouvoirs publics pour répondre aux besoins exprimés, a-t-il relevé.

D’après M. Hejira, si l’immobilier marocain a été épargné par la crise, c’est parce qu’il est, d’un côté, en situation confortable, vu la forte demande, et de l’autre, «totalement déconnecté du système boursier mondial».

Pour autant, a nuancé le ministre, cela ne veut pas dire que le secteur n’a pas été du tout affecté par la récession. Il a été touché par les secousses de cette crise qui ont été purement d’ordre psychologique.

Il en a pour preuve de cette bonne santé du secteur, les indicateurs qui continuent dans le vert, en particulier la croissance de la consommation de ciment, l’augmentation des promotions immobilières émanant d’un secteur privé très dynamique et la diversité des offres bancaires.


Faible présence des promoteurs français
Le ministre a, par ailleurs, fait état de plusieurs entreprises espagnoles, anglaises et italiennes qui investissent en partenariat avec leurs homologues marocaines dans le secteur immobilier du Royaume, regrettant l’absence «incompréhensible» des promoteurs français.

Si les entreprises immobilières françaises, connues pour leur haut niveau de technologie, sont très dynamiques dans les salons internationaux, on ne voit pas une présence conséquente au Maroc, a-t-il déploré.

Il a, à cette occasion, lancé un appel aux opérateurs français à venir investir au Maroc et à développer des partenariats privé-privé en matière des nouvelles technologies de construction, des matériaux et de l’ingénierie, leur promettant un potentiel énorme.

Le ministre a, en outre, assuré les opérateurs français du soutien des pouvoirs publics marocains, déterminés à faciliter les démarches pour les investisseurs.

Cette conférence, qui a été animée également par Mme Merzak Kaoutar, directrice des marocains du monde à la Banque centrale populaire, Abdellah Stouky, journaliste, et Amine Mernissi, du Smap, a donné lieu à un échange avec l’assistance, formé en grande partie de Marocains résidant dans la région du Sud-est de France.

Ce débat a été l’occasion pour les intervenants de mettre en exergue la dynamique enclenchée au Maroc dans plusieurs domaines et d’engager les membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger à investir davantage dans le secteur immobilier au Maroc.

Cette rencontre est la première d’une série de conférences organisées dans le cadre du Smap Expo, le salon des Marocains de l’étranger qui a ouvert ses portes vendredi à Marseille.

Cet événement, déclinaison d’un concept qui a fait ses preuves depuis 1997 à Paris, puis à Barcelone, propose aux visiteurs de retrouver, trois jours durant et dans les conditions idéales et festives, les qualités vitales d’un Maroc en pleine expansion : Art de vivre, immobilier, créations artisanale, musicale et culturelle, le tout sous le signe de la gratuité totale.


source : le matin

Le Grand Casablanca résiste à la crise en 2009

Dans une conjoncture mondiale marquée par la crise, les investissements dans la région ont sensiblement baissé, en volumes et en nombre de dossiers, S’établissant à prés de 19 milliards de dirhams, la région du Grand Casablanca a tout de même maintenu un flux d’investissement relativement important grâce d’une part aux projets enclenchés avant la crise, et d’autre part grâce aux efforts de promotion déployés durant les années 2008 et 2009.
Afin de maintenir la position du Grand Casablanca entant que destination d’investissement, dans un climat marqué par une timide reprise de l’économie mondiale, il est nécessaire de maintenir une visibilité accrue que le Grand Casablanca dans les circuits de l’investissement , à travers notamment les offres territoriales sectorielles intégrées, doublée par l’important effort de promotion.

Le Maroc face à la crise financière en 2010 : risques et perspectives

Après leur réunion le week-end dernier à Iqaluit au Canada, les ministres des Finances des pays de l’euro zone ont tenu à être rassurant concernant la situation économique de leurs pays, au sein d’un marché morose et méfiant des difficultés économiques de ces Etats et de l’impact que pourrait avoir la situation budgétaire de la Grèce sur l’ensemble de la zone euro.
Si, à l’échelle internationale les inquiétudes s’accumulent, qu’en est-il de la situation au Maroc qui entretient des relations politiques et économiques étroites avec l’Europe ?
Allons-nous effectivement subir des conséquences plus graves de cette crise au cours de l’année 2010 comme l’avait annoncé l’IRES dans son rapport spécial publié en mai 2009, ou continuer à croire, naïvement, que son impact demeure contrôlable et faible, surtout après la publication des prévisions du Haut Commissariat au Plan (HCP) , qui a annoncé un accroissement de l’économie nationale de 4,1% en 2010, une hausse de la demande mondiale adressée au Maroc de 3%, une hausse de 5,9% de la valeur ajoutée des activités non agricoles et le maintien du taux de chômage au dessous de 10% ?
Mais si l’économie nationale a enregistré une nette amélioration selon le HCP (taux de croissance de 4,1%, taux de chômage au dessous de 10%) imputable à une bonne compagne agricole, d’autres secteurs n’en demeure pas moins à l’abri des fluctuations négatives de la conjoncture économique mondiale.
En effet, le secteur immobilier, qui est un grand employeur de main d’œuvre et qui offre d’importantes opportunités d’investissement, compte tenu du déficit enregistré en matière d’habitat, se trouve dans une situation dont les perspectives sont imprévisibles à court terme et ce malgré les mesures d’incitations en faveur du logement social prévues par la nouvelle loi de finance.
Le secteur textile n’en reste pas moins touché après la chute de la demande extérieure qui a conduit à des licenciements massifs au niveau de plusieurs unités de production.
A l’instar des secteurs cités ci-dessus, les transferts des MRE, qui alimentent nos avoirs extérieurs aux côtés des exportations et des IDE qui ont connu une baisse sensible suite à la crise, ont été fortement affecté par les répercutions de cette dernière sur l’Europe qui accueille la majorité des MRE.
Conscient du risque que pourrait constituer le repli de la communauté marocaine résidant à l’étranger, le gouvernement vient de mettre en place des mesures d’encouragement des investissements des MRE, qui pourraient être dans un avenir proche, un des piliers de l’économie nationale. Reste à savoir si ces mesures sont de nature à inciter nos compatriotes à s’impliquer dans cette nouvelle stratégie gouvernementale ?
Finalement, tout laisse à croire que certains secteurs de l’économie nationale sont effectivement touchés par les effets de cette crise. Ce qui a été à l’origine de la création d’un Comité de veille stratégique sous la présidence du premier ministre, qui regroupe différents départements ministériels et organisations professionnelles et dont la principale mission est d’éclairer le gouvernement et de faire des propositions afin d’absorber les ondes de choc causées par cette crise.
Mais serait-il capable d’anticiper les situations et de faire profiter le Maroc de cette conjoncture internationale afin de rendre la plateforme « Maroc » plus attractive pour les entreprises des pays en difficultés ? En d’autres termes, encourager les entreprises étrangères, notamment européennes à venir s’installer au Maroc et profiter de sa situation stratégique, de son ouverture et de ses liens diversifiés de libre échange?

Immobilier au Maroc : Malgré la crise immobilière mondiale, le marché arrive à maintenir le cap.

Un article optimiste du Matin
Une stabilité des prix est affichée avec de légères chutes dans certaines villes, surtout à Marrakech, dans le segment de luxe, où certains promoteurs ont revu à la baisse leurs tarifs. Zoom sur un créneau qui reste très porteur.

Le marché de l’immobilier subit les répercussions de la crise économique mondiale. Une chose est sûre: 2009 sera une année moins faste que 2008 où le boom a atteint son summum. En dépit du fait que les sociétés cotées arrivent à tirer leur épingle du jeu et affichent des résultats au vert, d’autres promoteurs moins grands peinent à écouler leurs produits dans un marché morose caractérisé par l’attentisme d’une part et par la cherté des prix d’autre part. Autre constat: le marché qui reste très porteur se caractérise par un déficit de l’offre malgré l’abondance et la diversité de la demande tant interne qu’externe. En effet, certains promoteurs ont mis sur le marché des produits inadaptés aux besoins de la population. Résultats: de nombreux appartements restent vides, faute de trouver acquéreurs, alors qu’une bonne partie de la demande se focalise sur le moyen standing et l’économique. Selon le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace : « Le premier semestre 2009 a connu une accalmie du marché immobilier et une stabilité des prix avec de légères chutes dans certaines villes».

Actuellement, c’est le luxe qui subit de plein fouet l’impact de la crise économique mondiale. La demande étrangère sur ce type de logement a dégringolé, laissant dans l’embarras de nombreux promoteurs et surtout de nombreux spéculateurs qui ont misé sur ce créneau pour faire fortune. Ce retournement de situation les a poussés à revoir leurs offres et à baisser leur prix de près de 50% pour certains projets. Ce cauchemar est très visible à Marrakech qui accueille plusieurs projets de resorts, villas et appartements de luxe ciblant la jet-set et les fortunés marocains.

Concernant les villas construites dans la ville ocre, les chiffres arrêtés par la Direction de la promotion immobilière à fin juin font état d’une baisse de 13% pour le segment haut standing, de 12% pour le moyen standing et de 20% pour les villas économiques.

Quant aux appartements, ceux de luxe ont vu leurs prix dégringoler de 17% comparés au 2e semestre 2008, ceux de moyen standing ont accusé une baisse de 12%, ceux entrant dans le segment économique, d’une moindre mesure, reculant de 6%, tandis que le logement social a stagné. Marrakech reste, ainsi, la ville la plus touchée au Maroc par ce marasme aux côtés de Kénitra qui a vu les prix chuter de 29% pour les appartements haut standing, de 21% pour ceux moyen de gamme et de 10% pour l’économique. En revanche, Casablanca et Rabat profitent de la hausse de la demande face à la rareté du foncier dans les quartiers stratégiques.
C’est la périphérie qui connaît une baisse minime des prix qui reste insignifiante.

Au niveau de la capitale économique, les prix des appartements haut standing n’ont pas baissé affichant une stagnation tandis que ceux des logements moyens standing ont reculé de 1%, idem pour les villas haut standing (-1%). En revanche, les prix des logements sociaux et des villas moyen standing ont grimpé de 2% au cours du premier semestre 2009 par rapport à la même période de l’année écoulée. A titre d’exemple, les prix ont baissé de 500 à 1.000 DH le mètre carré pour certains quartiers comme Belvédère, Roches-Noires ou encore Ain Borja. Quant à Rabat, le segment haut standing a maintenu le même niveau des prix, que ce soit pour les villas ou appartements. Une régression de 3% a été toutefois enregistrée au niveau des appartements économiques et un recul d’à peine 1% a été perceptible pour les appartements moyen standing. Quant au logement social, déjà les produits mis sur le marché se vendent rapidement.

D’ailleurs, ce créneau n’est pas concerné par la chute des prix, en dehors de la ville de Fès (-3%), le reste des villes a enregistré même des hausses des prix dont la plus grande a été ressentie au niveau d’Agadir (+14%). C’est un produit qui a besoin d’être pérennisé vu qu’il répond aux besoins d’une large catégorie de ménages.

Côté hausses, Laâyoune se démarque avec une croissance sans précédent des tarifs affichés pour les villas haut standing (100%), les villas moyen de gamme (36%) et les maisons traditionnelles (13%). Rappelons à ce sujet qu’un ambitieux programme a été lancé au niveau des provinces du Sud pour résoudre le déficit cumulé. Au premier semestre, Une chose est sûre: le marché reste très porteur, il suffit d’adapter l’offre à la demande car là où le déficit est alarmant, c’est surtout au niveau des programmes dédiés à la classe moyenne. Espérons qu’avec le lancement du programme initié par Sa Majesté le Roi à Fès, le 16 février 2009, et l’élargissement du Fonds de garantie « Daman Sakane » au profit des classes moyennes, cela contribuera à résorber ce déficit et à donner un nouvel élan au secteur. Autre atout: l’élargissement de ce crédit au profit des MRE permettra de réconcilier la diaspora avec l’achat de résidences secondaires au Maroc, après le désintérêt affiché par cette population durant l’été dernier.

source : Le matin
Il n’y a plus qu’à dire que tout va bien aussi dans le crédit immobilier au Maroc !

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