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MRE de retour au Maroc pour les vacances : L’opération transit 2010 avancée de 10 jours

Cette année, l’opération transit démarrera le 5 juin, soit 10 jours avant la date normalement prévue. Les raisons de ce changement de dates résident dans la prévision d’un avancement des dates d’arrivée et de retour des MRE dictées par celle du mois de Ramadan. L’opération transit 2010 se déroulera en 2 phases. La 1ère, l’arrivée, aura lieu du 5 juin au 15 août, alors que la phase de départ démarrera le 15 juillet pour se terminer le 15 septembre.

Suite au SMAP Immo à Paris : Immobilier/MRE: Attention aux arnaques!

Article de l’éconimiste :
Soleil, plage et vacances. Depuis quelques années, nos MRE ne cessent de plébisciter les achats immobiliers au Maroc. Mais y fait-on toujours que de bonnes affaires? La septième édition du Salon de l’immobilier marocain, qui s’est déroulée du 21 au 24 mai aux portes de Versailles à Paris, a été l’occasion de sensibiliser les futurs acquéreurs sur les opportunités qu’offre le Maroc dans l’immobilier, mais également de tirer la sonnette d’alarme sur les pièges et l’intérêt de réaliser un investissement avisé. Il faut dire que le créneau des Marocains résidant à l’étranger constitue toujours une aubaine pour les promoteurs. En témoignent des programmes immobiliers, taillés sur mesure pour eux, et qui fleurissent un peu partout dans le pays. L’argumentaire soleil, coût de l’immobilier réduit, vacances et bonnes affaires dans le pays d’origine y contribuent fortement.
Aujourd’hui, s’offrir un petit chez soi au «bled», à seulement quelques heures d’avion au tarif low cost, est un rêve accessible pour les Marocains d’ailleurs. Une situation exacerbée par les retournements récents de la conjoncture économique en Europe. «Avec la crise en Europe, et notamment en France, le Maroc prend les allures d’un eldorado où il est bon d’investir en attendant le dénouement de la crise. L’immobilier s’inscrit presque comme une valeur refuge où les MRE placent leur argent en attendant d’être fixés sur la conjoncture», explique Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Sollicité, le Maroc devient de fait une destination «à la mode» pour les acquisitions immobilières. Toutefois, comme avec toutes les modes, la prudence reste de mise puisque les arnaques en tous genres foisonnent. Pour nos Marocains résidents à l’étranger, le prix est le premier point sur lequel il convient d’être vigilant. «Un MRE qui acquiert un bien immobilier au Maroc a pour référence les prix qui existent en Europe. Il n’a donc que très peu de visibilité pour estimer à combien son acquisition immobilière pourrait être revendue s’il décide un jour de s’en séparer», indique un notaire présent au salon.
Autre point sur lequel nos MRE gagnent à être attentifs: la qualité des constructions. Beaucoup de projets sont en effets vendus sur plan, avec des finitions et des matériaux qui s’avèrent au final être de facture médiocre. D’où la nécessité pour les futurs acquéreurs de se rendre sur place avant l’achat pour s’enquérir de l’état de la construction et de sa viabilité. Enfin, il ne faut pas oublier que le marché des intermédiaires immobiliers n’est pas régulé au Maroc. Et souvent, un propriétaire n’hésite pas à se faire passer pour un intermédiaire et induire en erreur un futur acquéreur.
Ces mauvais exemples mis à part, le Maroc offre tout de même de bonnes opportunités car l’immobilier y reste globalement moins cher qu’en France. Une situation qui fait que de plus en plus d’Européens se trouvent à leur tour attirés par les avantages d’acquérir un logement au Maroc. En témoigne leur affluence massive au Smap Immo et leur engouement pour mieux découvrir les offres immobilières. Et pour mieux faire connaître l’offre marocaine à cette clientèle, le salon a été animé par de nombreuses conférences destinées à mettre en valeur l’avantage d’investir au Maroc. «Le Royaume possède plusieurs atouts pour séduire une clientèle purement française. Il se trouve à deux heures d’avion à peine, avec un billet aller-retour qui peut coûter moins de 200 euros et une population francophone qui possède une vraie tradition d’accueil. Nous avons estimé qu’il fallait mettre en avant tous ces avantages pour drainer la clientèle européenne», indique Samir El Chammah, directeur du Smap Immo.
Notons qu’à côté des grandes enseignes nationales de l’immobilier (Addoha, CGI, Al Omrane…), beaucoup de banques ont fait le déplacement au salon (Attijariwafa bank, Banque Populaire, SGMB, BMCI et CIH).


Quelques chiffres

POUR sa 7e édition, le Smap Immo a réuni pas moins de 145 exposants de toutes les régions du Royaume. Cette année, ce sont plus de 60.000 visiteurs qui ont arpenté les 15.000 m2 de superficie du plus grand salon marocain de l’immobilier. Parmi les visiteurs, 20% étaient des Français de souche et 80% des MRE. Leur demande est restée essentiellement orientée vers l’acquisition d’un logement (88%), plutôt que vers l’achat d’un terrain (12%). Les demandes d’achat ont concerné essentiellement les appartements (54,1%), à l’heure où les demandes de maisons et de villas ont enregistré respectivement 26 et 14,8%. A noter qu’il n’y a pas eu de différence notable entre les demandes des visiteurs maghrébins et celles des visiteurs européens.

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Plan pour les MRE : évolution des flux financiers et liens économiques avec le Maroc

Dans le rapport du plan VISION 2008 2012 pour les MRE (Marocain résidents à l’étranger), on trouve un gros chapitre sur les transfert d’argent et l’impact financier des MRE. En effet, plus de 10% de la population marocaine vit hors du Maroc !


Transferts : 9% du PIB

Une évolution toute aussi remarquable de la CMRE concerne sa contribution à l’économie nationale, davantage visible à travers les transferts de fonds. Ces derniers ont enregistré une évolution spectaculaire au cours des dix précédentes années.

Comme les footeux à l'étranger

Comme les footeux à l'étranger

Ils sont passés de l’ordre de 20 milliards de dhs en 1998 à plus de 57 Milliards de dhs en 2007 avec parfois des taux d’augmentation élevés, voire très élevés comme ce fut le cas en 2000 (+20,8%) et 2001 (+60,5%).
Pour l’année 2008 (fin octobre), les recettes M.R.E se sont stabilisées à 46 milliards de dhs contre 46 milliards de dhs, aussi, à fin octobre 2007.

En termes macroéconomiques, ces transferts représentaient, en 2005, 9% du PIB, 296% des investissements directs étrangers au Maroc, et 704% de l’aide publique au développement reçue par la Maroc, nonobstant leur impact sur la balance des paiements, les dépôts des banques, la cohésion sociale et la solidarité.


Ils constituent donc, de ce fait, un enjeu crucial pour la stabilité et le développement économique, social, humain et politique du pays tout entier.

L’impact des transferts des MRE sur l’équilibre des échanges commerciaux et avec l’extérieur prend une importance significative, car c’est grâce à ces transferts que la balance des paiements enregistre un solde net positif de 18,857 milliards de dhs qui se transformerait, sans les transferts des MRE, en un solde négatif de 36,269 milliards de dhs compte tenu du déficit de la balance commerciale de 138,83 milliards de dhs. A noter que les MRE ont accès au crédit immobilier au Maroc sans grand problème. Jusqu’au milieu de 2009 ils pouvaient emprunter plus de 100% même pour financer le black et les frais de notaire. Cette fin d’été il est plus difficile de trouver un prêt immobilier pour couvrir plus de 100 % (voir parfois pour couvrir 100%), car les banques savent qu’en ce moment les MRE sont plus menacés dans leur réalité économique et certains pourraient avoir des difficultés à rembourser leur credit.



Les transferts des M.R.E constituent aujourd’hui la première source de devises pour le pays et se placent devant les recettes de voyage.

L’analyse du comportement des transferts des MRE révèle un recours massif aux virements bancaires et dans une moindre mesure aux billets de banque et aux virements postaux.
Sur la période 2002-2007, 61% des transferts ont été réalisés par virements bancaires, 27% sous forme de billets de banque et 12% sous forme de virements postaux.

Ces derniers restent peu sollicités relativement au circuit bancaire. Leur part dans le total des transferts n’a cessé de régresser depuis le début de la décennie précédente en faveur du change direct des billets de banque.

Un article sur les banques qui fait frissonner !!

Je viens de lire cette article sur les banques et les banquiers en Afrique du Nord et il y a pas à dire les journalistes ont souvent le chic pour trouver des noms d’articles qui font peur.
Vous me direz, ils ont raison, parce que s’il avait dit : les banques se préparent aux suite de la crise notamment dans leur stratégie au Maroc, j’aurais sans doute pas lu l’article, alors ont tombe tout de suite dans le militaire efficace :
Les banques françaises à l’assaut du secteur bancaire marocain
et oui , rien que ça…

Selon Les Echos, les banques françaises consolident leurs positions en Afrique du Nord. Toutefois, la crise économique les a obligés à revoir leurs ambitions à la baisse.

Capter les milliards d’euros de flux vers les pays d’Afrique du Nord. C’est l’enjeu capital des établissements français selon le quotidien économique français Les Echos qui a mis hier, mardi 11 août, l’accent sur cette tendance des banques françaises qui se mettent à l’assaut du secteur bancaire marocain. Pour ce quotidien, les établissements français consolident leurs positions historiques en Afrique du Nord, avec comme enjeu : «fidéliser la clientèle étrangère résidant en France et capter les milliards d’euros de flux qui se dirigent annuellement vers ces pays». Sous le titre «Flux internationaux: un enjeu de taille pour les banques françaises», le journal, spécialisé dans l’actualité économique et financière, relève que l’Afrique du Nord constitue depuis quelques années une «zone stratégique» pour le développement international de ces établissements, présents aussi bien au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Egypte. L’enjeu de cette présence est double, selon la publication. «Il s’agit d’accompagner les populations étrangères résidant en France et capter le marché des transferts de fonds en direction de leurs pays d’origine», précise Les Echos. En 2008, les transferts de fonds en provenance de France se sont élevés par exemple à 4,7 milliards d’euros en direction du Maroc, 1,5 milliard pour l’Algérie et 1,3 milliard pour la Tunisie, soit respectivement 9, 1,6 et 4,9 % de leur Produit national brut, selon la même source. Pour ce quotidien, cette tendance s’explique également par le souci des groupes français de «déployer sur place le modèle de banque universelle à travers la banque de détail mais aussi des services de banque privée, crédit à la consommation ou banque de financement et d’investissement».
Au cœur de la cible, il y a les étudiants poursuivant leurs études en France et les seniors français installés au Maroc. Pour les premiers, il est question d’ouverture de compte, délivrance de caution bancaire de loyer… Pour les seconds, il s’agit plutôt de services immobiliers. En effet, depuis ces trois dernières années, les banques françaises se sont intéressées au Maroc où elles ont commencé à coopérer avec des banques marocaines pour offrir des crédits immobiliers pour l’achat d’un bien immobilier au Maroc. Ainsi, de grandes banques françaises ont multiplié leurs offres en partenariat avec des établissements marocains, facilitant notamment l’obtention de crédits immobiliers au profit de la diaspora franco-marocaine estimée à 1,2 million de personnes. En pleine récession, ces établissements fonciers vont-ils maintenir leur projet et leur ambition en Afrique du Nord ? Selon Les Echos, la crise économique a toutefois obligé les banques françaises à revoir leurs ambitions à la baisse.
En fait, la Banque mondiale prévoit pour 2009 une baisse de 7,3 % des fonds à destination des pays en développement, à 305 milliards de dollars contre 328 milliards de dollars en 2008. Les montants restent malgré tout colossaux, estime le journal, précisant que 22 milliards d’euros devraient être transférés vers l’Afrique du Nord en 2009. «La concurrence ne devrait donc pas faiblir entre les différents acteurs pour tenter de s’accaparer une part de cette manne», ajoute le quotidien. Pour les banques marocaines installées en Europe, Les Echos cite Attijariwafa bank «premier groupe bancaire du Maghreb», qui «possède une vingtaine d’agences en France et ambitionne d’atteindre 40 implantations d’ici à 2012». L’enjeu reste le même : «fidéliser la clientèle de particuliers et d’entreprises localisés en France et ayant des relations régulières avec le Maghreb afin de faciliter les transferts d’argent». En plus d’Attijariwafa bank, il y a aussi la Banque populaire, qui a obtenu l’année dernière le passeport européen, et le groupe BMCE qui a installé sa MediCapital Bank à Londres.


Autre article intéressant dans un autre genre qui revient sur un article que j’ai déjà publié sur les offres que met en place la BMCE pour les MRE (Marocains résidant à l’étranger)


Des offres dynamiques pour les Marocains résidant à l’étranger

Une campagne promotionnelle a été mise en place, par la BMCE, du 15 juin au 30 septembre 2009. Cette campagne comprend de nombreuses offres promotionnelles destinées aux Marocains résidant à l’étranger.

BMCE Bank a mis en place une série d’offres promotionnelles sur mesure. Cette dynamique s’inscrit dans la volonté d’être «la banque proche des MRE» dans un contexte international difficile dans lequel évolue sa clientèle marocaine résidante à l’étranger (MRE).
Dans ce sens, une campagne promotionnelle a été mise en place, par la BMCE, le 15 juin et se poursuit jusqu’au 30 septembre 2009. La BMCE Bank tente ainsi d’offrir à la clientèle MRE un taux de change exceptionnel pour toutes les opérations de change manuel et de transfert de l’étranger. Aussi, en matière de crédit immobilier, BMCE Bank offre, pour toute la gamme «Salaf Dari», un financement à hauteur de 100% auquel s’ajoute 5% des frais liés à l’acquisition du bien, ainsi que la possibilité de démarrer le remboursement du crédit en 2010. L’offre promotionnelle concerne également le «Pack Dawli», solution bancaire qui se décline en différentes formules en fonction du besoin du client, lui permettant ainsi de bénéficier d’un ensemble de produits essentiels à la gestion au quotidien d’un compte MRE et d’avantages auprès d’un ensemble de partenaires privilégiés.
Cependant, toute la clientèle MRE qui souscrit à l’une des formules du pack pendant la période de l’offre promotionnelle se verra bénéficier de la gratuité de la cotisation la première année.
Par ailleurs, toute la communauté MRE, quel que soit son pays de résidence, peut bénéficier auprès de la BMCE Bank, et ce depuis le 30 juin de l’année en cours, d’un produit d’assistance qui répond à ses besoins. Ainsi, «BMCE Salama» est une offre complète qui s’adresse à tous les MRE soucieux de s’assurer en cas de décès pour le rapatriement de corps, et d’être assisté pendant leur voyage contre tout accident ou panne nécessitant une assistance technique ou médicale. En outre, dans ce contexte international difficile, BMCE Bank va jusqu’à accorder des souplesses aux MRE qui se retrouvent en situation de chômage et donc dans l’incapacité de s’acquitter des mensualités de leur crédit immobilier.
Dans ce cas, elle donne la possibilité à cette clientèle de bénéficier d’une suspension de remboursement pouvant s’étaler sur 12 mois en plus de la capitalisation des éventuels impayés déjà enregistrés.


et le dernier qui est orienté sur l’évolution du marché immobilier, où l’on apprend que l’offre est faible … sans doute pas partout, allez voir à Marrakech !!

Youssef Ibenmansour : «Le problème du marché immobilier est lié à l’offre qui est faible»

Dans cet entretien, Youssef Ibenmansour parle de la faible offre en logement dans différentes villes du Maroc et de la classe moyenne qui a du mal à trouver un logement qui soit au niveau de son pouvoir d’achat.


ALM : Peut-on parler aujourd’hui d’une stagnation du marché de l’immobilier ?

Youssef Ibenmansour : Il ne s’agit pas d’une stagnation. Il y a moins de transactions en ce moment. Dans certaines villes, cela est dû à l’augmentation des prix. Dans d’autres, la cause de l’augmentation des prix est la faible offre en logement. À Casablanca, par exemple, il y a un manque au niveau de l’offre en logement. Au niveau de Casablanca, il y a aujourd’hui un problème de la gestion urbaine. J’entends par là la gestion des réserves foncières. Le foncier se fait de plus en plus rare. Dans d’autres villes notamment Meknès, Fès et Rabat les prix de l’immobilier ont commencé à diminuer. Toutefois la demande n’est pas très forte, mais ce n’est que périodique. Dans des villes comme Marrakech et Tanger, il y a de moins en moins de demande sur les logements secondaires. Pour les autres produits, la demande et l’offre existent.


Qu’en est-il de la commercialisation des produits immobiliers ?

Le marché est segmenté. Les opérateurs n’ont pas de souci de commercialisation. S’il y a un problème c’est bien celui de l’offre comme j’ai déjà dit. Les ménages de classe moyenne ont du mal à trouver les logements qui soient au niveau de leur pouvoir d’achat. En ce qui concerne le haut standing, le problème n’est pas lié aux prix mais plutôt à l’offre. Il y a eu moins de transactions par rapport à la même période de l’année dernière. Par ailleurs, le financement des banques a connu un recul. Les banques sont devenues de plus en plus sélectives.

Quelles sont selon vous les mesures nécessaires pour redynamiser le marché de l’immobilier ?
L’Etat a mis en place une politique de l’habitat depuis l’année 2000. Cette politique vise l’encouragement de la construction de logements, notamment les logements sociaux. Il y aura des mesures pour relancer le logement et qui sont prévues dans la loi de finance. Pour ce qui est du logement haut standing, c’est une question de marché. Il faut qu’il y ait un ajustement entre l’offre et la demande.
Il faut aussi qu’une politique étatique en matière de gestion du foncier soit établie par les pouvoirs publics.

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