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Hausse des prix de l’immobilier à Casablanca ?

Je viens de lire un article sur yabiladi.com qui cite des chiffres de l’économiste sur l’augmentation des prix à Casablanca. Personnellement, si je vois des projets à des prix hallucinants qui se montent, je trouve que les prix dans l’ancien et dans les projets plus modestes ou « normaux ».


Voici les sources de l’article pour ceux qui veulent se faire une idée :


 » Casablanca, capitale économique du Royaume, est un vaste chantier de construction avec la mise à niveau des artères principales (Massira Khadraa, la Corniche) avec l’objectif d’organiser la circulation, mais surtout le stationnement au abord des galeries commerciales. Pour ce qui est du paysage immobilier, il est lui aussi en pleine mutation. Les tracto pelles, grues et autres gros engins sont devenus familiers pour les casablancais. L’émergence de la classe moyenne constitue le moteur de la demande en logements. Ainsi, l’équation offre/demande a pour dénominateur commun : la flambée des prix. Les prix du marché en centre ville (Anfa, Racine, Gauthier, Moulay Youssef) sont tels que faire l’acquisition d’un habitat «respectable» à un prix «raisonnable», relève du parcours du combattant. Pour beaucoup, c’est une mission quasi impossible. «Les prix ne répondent pas automatiquement en fonction de l’offre et de la demande. Ce sont les spéculateurs qui font la pluie et le beau temps ! En outre, la spéculation a plusieurs visages. Je pense à des décisions prises par l’administration et qui concernent les nouvelles zones urbaines. Leurs limites en terme de surface dopent la spéculation et assurent aux spéculateurs de belles perspectives», déclare un promoteur immobilier à Casablanca.


De facto, une nouvelle forme d’exode a vu le jour. Les destinations sont les quartiers près de l’ancien centre ville comme le boulevard Mohammed V (environ 8000 dirhams/m2) ou encore le boulevard des FAR (8500 Dh/m2). D’autres personnes s’orientent sur des villes périphériques comme Ain Sebaa, qui ne cesse de voir le prix de son foncier «flambé», (6000 Dh/m2) ou Sidi Bernoussi (4000 Dh/m2).


D’après les professionnels du secteur, le déséquilibre s’est accentué ces deux dernières années suite à la flambée des prix. La demande n’a cessé de croître alors que l’offre est restée inchangée voire a reculée. Situées légèrement au-dessus du logement social, les surfaces visées par la classe moyenne se situent dans la fourchette entre 70 et 100 m2.


Une offre produit en adéquation avec les attentes des Marocains résidents à l’étranger. «Cette population a évolué. L’accès à la propriété est resté dominant, néanmoins, ils optent aujourd’hui pour l’achat d’appartements et non plus de maisons. Avec les Marocains résidents à l’étranger, la demande est encore plus forte sur Casablanca», conclut le promoteur immobilier.


Autant dire que la désorganisation de la capitale économique conjuguée à la rareté du foncier se traduit par une grille de prix de l’immobilier qui n’obéit à aucune logique. Ce qui fait dire à une directrice d’agence immobilière, «un client en provenance de Miami, intéressé pour acheter un bien immobilier à Casablanca, semblait surpris des prix et il me lâchait que Casablanca est plus cher que…Miami. Il n’a pas tort. Mais que voulez-vous ? Chacun en fait à sa tête».


Prix des terrains, appartements et villas dans les principaux quartiers de Casablanca, mai 2009


Boulevard d’Anfa : appart Dh/m2 : 15 000 à 22 000 Dh au m2
Anfa supérieur : terrain villa Dh/m2 : 10 000 à 12 000 Dh/m2 ; villa : 8 à 12 millions de Dh
Californie : terrain villa : 8000 à 10 000 Dh/m2
Bd Massira : appart Dh/m2 : 10 000 à 14 000 Dh/m2 ; terrain immeuble Dh/m2 : 100 000 Dh/m2 ;
Bourgogne : appart Dh/m2 : 9 000 à 12 000 Dh/m2 ; terrain immeuble : 10 000 à 15 000 Dh/m2
Racine / Gauthier : 10 000 à 14 000 Dh/m2
Maarif : appart Dh/m2 : 10 000 à 15 000 Dh/m2
Ain Diab : terrain villa Dh/m2 : 10 000 à 12 000 Dh/m2 ; villa : à partir de 7 millions de Dh »

Projet Immobilier : GALERIA de Anwar, quartier Gauthier, Casablanca

anwar casablanca

anwar casablanca

Le projet GALERIA de ANWAR Développement prend vie au cœur de Casablanca dans le quartier Gauthier, un quartier résidentiel à proximité du centre ville.

Les appartements du projet GALERIA désirant vivre au cœur de la ville et de son rythme intense pour rester au centre de ses activités personnelles et professionnelles.

Les surfaces des appartements varient de 153m² à 283m², proposant 110 appartements et 5 duplex, qui misent sur les espaces, une grande cuisine, les places de parking, rares dans le coin, et le nombre de chambres élevé.

La sécurité y est également assurée.

Les biens seront livrés fin 2011, à partir de 2.600.000 Dh.

Cela marque le début de la Saga des projets Anwar, avec la PERLA SAIDIA, à Saidia, comme son nom l’indique.
Et le projet DAR DMANA à Marrakech. Que nous vous présenterons d’ici peu…

 

anwar localisation

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Alors ? Plus cher ou moins cher qu’en 1999 ?

La question que chaque acheteur peut se poser est :
Sachant que le coût de l’immobilier a augmenté nettement au Maroc ces dix dernières années, mais que dans le même temps, les taux d’intérêts des crédit ont baissé, est-il oins cher ou plus cher d’acheter le même bien en 1999 ou en 2009 ?

La réponse est dans le tableau joint :
si l’on prend l’exemple d’un achat financé 100% à crédit sur 20 ans en 1999 et 2009, on se rend compte que la baisse des taux d’intérêt compense une hausse de 48 % de l’immobilier sur 10 ans.
Ce qui signifie qu’aux endroits où l’augmentation des prix immobiliers n’a pas été suppérieure à 48%, la mensualité de remboursement de crédit liée ne sera pas plus importante qu’en 1999, pour un bien équivalent.

Dans des zones telles le quartier de Gauthier à Casablanca, ou selon nos information, le prix du mètre carré est passé d’environ 9 000 Dhs en 1999 à 16 000 Dhs en 2009, l’augmentation de l’imobilier a été de près de 78% en 10 ans. Hors on se rend compte que pour l’achat d’un bien comparable, on paiera environ 20,6% de plus de mensualité que celles de 1999.
La hausse de l’immobilier financé à crédit a été équivalente à une hausse annuelle de 2 % de l’immobilier sur 10 ans.
La baisse des taux d’intérêts des crédits immobiliers sur ces dix dernières années permet donc de grandement absorber la hausse des prix de l’immobilier pour les ménages marocains. Pour conserver la même mensualité en 1999 qu’en 2009 pour un achat comparable à Gauthier dans Casablanca, il faudra donc réduire un peu la surface, malheureusement !

Cela dit, il faut retenir une chose : les taux ne peuvent baisser indéfiniment, et parfois, ils remontent. Dans le même temps, les prix de l’immobilier, eux peuvent monter sans limite. Il convient donc d’être raisonnable et de ne pas encourager la surrenchère inflationniste, afin de préserver pour les ménages marcocains la capacité d’accéder à la priopriété, et la capacité d’agrandir par la suite cette propriété avec l’agrandissement de la famille.

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