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Crédits immobiliers au Maroc : les banques préfèrent les particuliers aux promoteurs immobiliers

Le dernier rapport de Bank Al-Maghrib dévoile à la fois un ralentissement du rythme de progression des prêts aux promoteurs immobiliers et une légère hausse de celui des crédits à l’habitat.


Les banques continuent à débloquer des crédits immobiliers, mais plus pour les particuliers que pour les professionnels. Dans le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, rendu public suite à la tenue de son conseil, mardi 22 décembre, à Rabat, on souligne que les crédits immobiliers se sont accrus au mois d’octobre de 12,2% en variation annuelle, après 16,3% le trimestre précédent. Un changement du rythme qui dévoile à la fois un ralentissement du rythme de progression des prêts aux promoteurs immobiliers et une légère hausse de celui des crédits à l’habitat. En revanche, les prêts à la consommation n’ont pas connu de variations mensuelles significatives durant la même période et ont maintenu leur rythme annuel de décélération à 19,3% contre 21,3% au titre des trois derniers mois, selon la même source.
Dans le même rapport, l’analyse par objet économique a montré que le recul du rythme de croissance du crédit bancaire au cours de l’année 2009 a concerné l’ensemble des catégories, à l’exception des prêts à l’équipement qui ont contribué à hauteur de 5 points de pourcentage à la variation en glissement annuel du crédit global. En effet, les crédits à l’équipement continuent de progresser à un rythme annuel soutenu, soit 24,8% en octobre après 25,8% au cours du trimestre passé. Une évolution qui traduit la dynamique d’investissement de certaines entreprises, en particulier celles relevant des secteurs de l’industrie extractive, des transports et communications, ainsi que celles opérant dans le secteur de la production et de la distribution d’électricité et des produits pétroliers.La banque centrale relève aussi la poursuite de l’atténuation du rythme de progression annuel du crédit bancaire, revenu de 14,9% au troisième trimestre 2009 à 10,7% en octobre. Globalement, et en dépit de son ralentissement lié à celui de la croissance économique non agricole, le crédit bancaire continue d’évoluer selon un taux de progression soutenu. La ventilation du crédit par agent économique demeure caractérisée par la prépondérance des concours alloués aux entreprises, bien que ces derniers aient connu un ralentissement de leur croissance en glissement annuel, passée de 16,7% au troisième trimestre 2009 à 12% en octobre, annonce-t-on dans ce rapport. Pour leur part, les prêts accordés aux particuliers n’ont pas connu de variations significatives en octobre, progressant à un rythme annuel de 12,2% par rapport au trimestre précédent.
Le rapport de Bank Al -Maghrib s’est également intéressé aux taux d’intérêt. Ainsi, et pour les conditions débitrices, les résultats de l’enquête de la banque centrale auprès des banques pour le troisième trimestre 2009 montrent une stabilité du taux moyen pondéré du crédit bancaire à 6,53%. Ce constat recouvre toutefois des évolutions divergentes des taux appliqués aux différentes catégories de prêts. En effet, le taux sur les crédits à l’équipement, davantage volatile comparativement aux autres, a marqué la plus forte hausse d’un trimestre à l’autre, tandis que celui sur les facilités de trésorerie, n’a que légèrement augmenté. À l’inverse, les taux appliqués aux crédits à l’immobilier et à la consommation se sont inscrits en baisse respectivement de 14 et de 7 points de base, selon la même source. Par ailleurs, cette réunion du consiel de Bank Al-Maghrib a été également marquée par le maintien du taux directeur inchangé à 3,25%, dans un contexte, «marqué par une orientation à la baisse des risques et une prévision centrale de l’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix».


Appel du ministère de l’Habitat de Taoufik Hejira aux promoteurs immobiliers internationaux pour des logements sociaux

Le ministère de l’Habitat et de l’aménagement du Territoire piloté par Taoufik Hejira lance un appel aux promoteurs immobiliers internationaux susceptible de construire des logements sociaux à 140 000 dirhams pour faire face au désintérêt manifesté par les opérateurs nationaux et le «danger» qui pèse sur ce segment de marché.

Taoufik Hejira

Taoufik Hejira

On annonce, ici et là, un véritable coup de semonce envers les promoteurs locaux, voire un affront, envers les acteurs du secteur qui n’ont pas montré d’enthousiasme et de dynamisme pour la construction de logements destinés au recasement des populations vulnérables qui découle du programme national initié par feu Hassan II, en 1994.


Pour rappel, aucun projet d’investissement dans ce type de produit ne figure dans l’agenda 2010. D’où la montée au créneau de Taoufik Hejira – particulièrement discret depuis le début de la crise dans le secteur immobilier – qui se montre déterminé à relancer le marché du logement social, et ce coûte que coûte, semble-t-il

Il est vrai que ce dernier agit (et s’agite) car la situation est devenue inquiétante voire alarmante. En effet, le centre d’intérêt majeur du programme national de l’habitat reposait sur l’engagement de l’Etat à impulser (et à encadrer) une politique publique dédiée aux catégories de populations les plus démunies afin que chaque ménage puisse avoir accès à un logement digne. D’où la naissance du label «Villes sans bidonvilles».

Malheureusement, très vite, l’environnement de l’immobilier s’est enflammé. Bulle immobilière, spéculations tout azimut, flambée des prix, course au foncier, pratiques corruptives, endettement des populations,…. Le tout sous le regard de l’Etat. Encourager l’accès à la propriété est un acte noble et responsable, mais ne pas jouer son rôle de «garde fous» et de régulateur est irresponsable. Il ne suffit pas de lancer des programmes !

Comment expliquer que le holding public, Al Omrane, ne soit pas le moteur de croissance des logements sociaux au même titre que les Offices publics dans les pays voisins ? Pourquoi Casablanca, la capitale économique, ne jouit-elle pas d’un schéma d’aménagement du territoire clair et (surtout) disponible ?

S’il est vrai que durant la décennie qui vient de s’écouler de nombreux foyers ont pu devenir propriétaires de leurs biens, que des groupes immobiliers se sont créés, que des milliers d’emplois ont été créé, que des investisseurs étrangers ont mis le cap sur le Maroc, il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui le bilan est mitigé, que la situation est critique et que le contexte sur fond de crise est inquiétant.

Faire appel à des promoteurs étrangers pour construire des logements sociaux illustre bien l’incapacité de l’Etat à «auto-gérer» ses politiques publiques. Pis. Quel sera le prix à payer de cette opération ? Que ce soit en matière d’exonération fiscale, des conditions d’accès au foncier, au circuit dédié aux démarches administratives, aux conditions requises pour le rapatriement des dividendes, … Bénéficieront-ils de «largesses» consentit par l’Etat ? Cela parait inéluctable…

Pour l’heure rien ne filtre sur ces sujets. On se contente d’agiter le chiffon rouge en guise de menace à l’égard de promoteurs nationaux qui semblent plus préoccupés par l’état de leur trésorerie, par les piqûres de rappel des banquiers et la perspective de décroissance du secteur.


L’avis de Thierry :
Ils pourraient aussi faire des gestes envers les ux d’intérêts de crédit immobilier au Maroc ou supprimer la TVA sur les taux d’intérêt des prêts au Maroc pour faire baisser les mensualités !!

Habitat au Maroc : C’est toujours parfait… sur la maquette

Habitat marocain

Habitat marocain

La nuit tous les chats sont gris; il faut donc attendre le lever du jour pour les différencier. C’est un peu comme sur les maquettes de tous les grands projets urbanistiques. A y voir l’ouvrage tel qu’il se présenterait à son achèvement, on ne peut que s’émerveiller devant l’ingéniosité de ses concepteurs, leur sens affiné de l’espace et l’harmonie des unités à construire. On se pâme d’admiration aussi devant l’assortiment des couleurs, la beauté des lignes, et la perfection de la finition.
La miniature est tellement bien faite, qu’on s’en contenterait presque. S’il s’agit d’une nouvelle administration, on voudrait déjà y choisir son bureau, si c’est un complexe hôtelier, on y prendrait volontiers une suite; dans le cas d’un stade, on s’y entraînerait tout de suite; quand c’est une résidence immobilière qu’on projette de bâtir, on achèterait cash trois ou quatre des appartements ou villas esquissés! C’est que chez nous, une fois exécuté, le projet déçoit le plus souvent ses utilisateurs en trahissant mille défauts par rapport au modèle initial. C’est le cas pour un nombre incalculable de gros œuvres qui, dès l’inauguration, parfois, s’avèrent défectueuses à divers niveaux ou tout simplement mis en service sans être vraiment achevées.
Les résidences immobilières qui poussent comme des champignons dans nos grandes villes ne sont jamais convenablement finies. Ces résidences et ces immeubles portent souvent des noms poétiques enchanteurs: résidence El Ferdaous (Le Paradis), El Hadaieq (Les Jardins), El Wouroud (Les Roses), Essaada (Le Bonheur), El Houdou (La Tranquillité), etc. Or, les espaces verts et le calme sont peut-être ce qui manque le plus dans le coin.


A Casablanca les rez-de-chaussée sont loués à des cafetiers et à d’autres commerçants dont les bruits perturbent à longueur de journée la quiétude des habitants. Sur un autre plan, on remarque facilement que l’architecture des lieux ne réserve que très rarement des aires de jeux pour enfants. Les abris de voitures font souvent défaut et quand ils existent, leurs toits résistent très mal aux intempéries. Au bout de quelques mois, le tissu ou la tôle qui les recouvrent finissent par se trouer de partout et par s’envoler. Question sécurité, on déplore l’absence de barrières et de clôtures autour de certains immeubles exposés de jour comme de nuit aux méfaits et forfaits des intrus. A propos des risques de vols, il y a lieu de noter aussi que la plupart des locataires ou propriétaires ont construit à leurs frais des balustrades plus hautes sur les balcons, utiles également pour protéger les petits contre les chutes accidentelles.
De tels garde-fous restent par ailleurs indispensables pour ne pas tomber… de haut, en découvrant l’énorme différence entre ce que le projet en miniature promettait et la réalisation grandeur nature!

Tomber des nues!

DU côté de Marrakech, une résidence proposait en 2005 des appartements «de haut standing». Aujourd’hui, pas un des habitants n’est satisfait.
Voici ce qu’ils ont découvert après l’acquisition de l’appartement:
- Le revêtement des murs est si mauvais et si fragile que toute tentative d’accrocher le plus délicatement du monde un cadre ou un lustre occasionne un trou disproportionné sur leur surface.
- Les portes des chambres sont en contreplaqué et craquellent au moindre coup fort.
- Quand vous vous trouvez dans une pièce mitoyenne avec celle du voisin, vous violez sans le vouloir l’intimité de ce dernier et c’est bien sûr réciproque, l’isolation étant trop faible ou franchement absente des deux côtés.
- Dans les salles de bains, les fuites d’eau sont légion.
- Les murs extérieurs sont déjà fissurés ainsi que les terrasses et allées entre les différents pavillons de la résidence.
- Pour les balcons, la plupart d’entre eux n’ont qu’une fonction décorative, si l’on ne veut pas tomber du balcon et des… nues!
A Rabat comme ailleurs, de nombreux bâtiments publics nouvellement construits arborent rapidement des dysfonctionnements: soit un ascenseur se bloque à la deuxième semaine de son utilisation, soit le système de climatisation est installé en dépit du bon sens.
Dans d’autres cas, c’est l’isolation qui laisse à désirer ou alors l’aération, la prévention des incendies, la sécurité des installations électriques… Quand les portes sont solides, forcément les fenêtres, ou les stores… ne les seront pas.
Les bureaux se révèlent étroits, leur éclairage insuffisant et leur carrelage irrégulier. Des fissures apparaissent très vite sur les murs et au plafond dont l’étanchéité ne se vérifie qu’en de très rares occasions…



source leconomiste

Un article sur les banques qui fait frissonner !!

Je viens de lire cette article sur les banques et les banquiers en Afrique du Nord et il y a pas à dire les journalistes ont souvent le chic pour trouver des noms d’articles qui font peur.
Vous me direz, ils ont raison, parce que s’il avait dit : les banques se préparent aux suite de la crise notamment dans leur stratégie au Maroc, j’aurais sans doute pas lu l’article, alors ont tombe tout de suite dans le militaire efficace :
Les banques françaises à l’assaut du secteur bancaire marocain
et oui , rien que ça…

Selon Les Echos, les banques françaises consolident leurs positions en Afrique du Nord. Toutefois, la crise économique les a obligés à revoir leurs ambitions à la baisse.

Capter les milliards d’euros de flux vers les pays d’Afrique du Nord. C’est l’enjeu capital des établissements français selon le quotidien économique français Les Echos qui a mis hier, mardi 11 août, l’accent sur cette tendance des banques françaises qui se mettent à l’assaut du secteur bancaire marocain. Pour ce quotidien, les établissements français consolident leurs positions historiques en Afrique du Nord, avec comme enjeu : «fidéliser la clientèle étrangère résidant en France et capter les milliards d’euros de flux qui se dirigent annuellement vers ces pays». Sous le titre «Flux internationaux: un enjeu de taille pour les banques françaises», le journal, spécialisé dans l’actualité économique et financière, relève que l’Afrique du Nord constitue depuis quelques années une «zone stratégique» pour le développement international de ces établissements, présents aussi bien au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Egypte. L’enjeu de cette présence est double, selon la publication. «Il s’agit d’accompagner les populations étrangères résidant en France et capter le marché des transferts de fonds en direction de leurs pays d’origine», précise Les Echos. En 2008, les transferts de fonds en provenance de France se sont élevés par exemple à 4,7 milliards d’euros en direction du Maroc, 1,5 milliard pour l’Algérie et 1,3 milliard pour la Tunisie, soit respectivement 9, 1,6 et 4,9 % de leur Produit national brut, selon la même source. Pour ce quotidien, cette tendance s’explique également par le souci des groupes français de «déployer sur place le modèle de banque universelle à travers la banque de détail mais aussi des services de banque privée, crédit à la consommation ou banque de financement et d’investissement».
Au cœur de la cible, il y a les étudiants poursuivant leurs études en France et les seniors français installés au Maroc. Pour les premiers, il est question d’ouverture de compte, délivrance de caution bancaire de loyer… Pour les seconds, il s’agit plutôt de services immobiliers. En effet, depuis ces trois dernières années, les banques françaises se sont intéressées au Maroc où elles ont commencé à coopérer avec des banques marocaines pour offrir des crédits immobiliers pour l’achat d’un bien immobilier au Maroc. Ainsi, de grandes banques françaises ont multiplié leurs offres en partenariat avec des établissements marocains, facilitant notamment l’obtention de crédits immobiliers au profit de la diaspora franco-marocaine estimée à 1,2 million de personnes. En pleine récession, ces établissements fonciers vont-ils maintenir leur projet et leur ambition en Afrique du Nord ? Selon Les Echos, la crise économique a toutefois obligé les banques françaises à revoir leurs ambitions à la baisse.
En fait, la Banque mondiale prévoit pour 2009 une baisse de 7,3 % des fonds à destination des pays en développement, à 305 milliards de dollars contre 328 milliards de dollars en 2008. Les montants restent malgré tout colossaux, estime le journal, précisant que 22 milliards d’euros devraient être transférés vers l’Afrique du Nord en 2009. «La concurrence ne devrait donc pas faiblir entre les différents acteurs pour tenter de s’accaparer une part de cette manne», ajoute le quotidien. Pour les banques marocaines installées en Europe, Les Echos cite Attijariwafa bank «premier groupe bancaire du Maghreb», qui «possède une vingtaine d’agences en France et ambitionne d’atteindre 40 implantations d’ici à 2012». L’enjeu reste le même : «fidéliser la clientèle de particuliers et d’entreprises localisés en France et ayant des relations régulières avec le Maghreb afin de faciliter les transferts d’argent». En plus d’Attijariwafa bank, il y a aussi la Banque populaire, qui a obtenu l’année dernière le passeport européen, et le groupe BMCE qui a installé sa MediCapital Bank à Londres.


Autre article intéressant dans un autre genre qui revient sur un article que j’ai déjà publié sur les offres que met en place la BMCE pour les MRE (Marocains résidant à l’étranger)


Des offres dynamiques pour les Marocains résidant à l’étranger

Une campagne promotionnelle a été mise en place, par la BMCE, du 15 juin au 30 septembre 2009. Cette campagne comprend de nombreuses offres promotionnelles destinées aux Marocains résidant à l’étranger.

BMCE Bank a mis en place une série d’offres promotionnelles sur mesure. Cette dynamique s’inscrit dans la volonté d’être «la banque proche des MRE» dans un contexte international difficile dans lequel évolue sa clientèle marocaine résidante à l’étranger (MRE).
Dans ce sens, une campagne promotionnelle a été mise en place, par la BMCE, le 15 juin et se poursuit jusqu’au 30 septembre 2009. La BMCE Bank tente ainsi d’offrir à la clientèle MRE un taux de change exceptionnel pour toutes les opérations de change manuel et de transfert de l’étranger. Aussi, en matière de crédit immobilier, BMCE Bank offre, pour toute la gamme «Salaf Dari», un financement à hauteur de 100% auquel s’ajoute 5% des frais liés à l’acquisition du bien, ainsi que la possibilité de démarrer le remboursement du crédit en 2010. L’offre promotionnelle concerne également le «Pack Dawli», solution bancaire qui se décline en différentes formules en fonction du besoin du client, lui permettant ainsi de bénéficier d’un ensemble de produits essentiels à la gestion au quotidien d’un compte MRE et d’avantages auprès d’un ensemble de partenaires privilégiés.
Cependant, toute la clientèle MRE qui souscrit à l’une des formules du pack pendant la période de l’offre promotionnelle se verra bénéficier de la gratuité de la cotisation la première année.
Par ailleurs, toute la communauté MRE, quel que soit son pays de résidence, peut bénéficier auprès de la BMCE Bank, et ce depuis le 30 juin de l’année en cours, d’un produit d’assistance qui répond à ses besoins. Ainsi, «BMCE Salama» est une offre complète qui s’adresse à tous les MRE soucieux de s’assurer en cas de décès pour le rapatriement de corps, et d’être assisté pendant leur voyage contre tout accident ou panne nécessitant une assistance technique ou médicale. En outre, dans ce contexte international difficile, BMCE Bank va jusqu’à accorder des souplesses aux MRE qui se retrouvent en situation de chômage et donc dans l’incapacité de s’acquitter des mensualités de leur crédit immobilier.
Dans ce cas, elle donne la possibilité à cette clientèle de bénéficier d’une suspension de remboursement pouvant s’étaler sur 12 mois en plus de la capitalisation des éventuels impayés déjà enregistrés.


et le dernier qui est orienté sur l’évolution du marché immobilier, où l’on apprend que l’offre est faible … sans doute pas partout, allez voir à Marrakech !!

Youssef Ibenmansour : «Le problème du marché immobilier est lié à l’offre qui est faible»

Dans cet entretien, Youssef Ibenmansour parle de la faible offre en logement dans différentes villes du Maroc et de la classe moyenne qui a du mal à trouver un logement qui soit au niveau de son pouvoir d’achat.


ALM : Peut-on parler aujourd’hui d’une stagnation du marché de l’immobilier ?

Youssef Ibenmansour : Il ne s’agit pas d’une stagnation. Il y a moins de transactions en ce moment. Dans certaines villes, cela est dû à l’augmentation des prix. Dans d’autres, la cause de l’augmentation des prix est la faible offre en logement. À Casablanca, par exemple, il y a un manque au niveau de l’offre en logement. Au niveau de Casablanca, il y a aujourd’hui un problème de la gestion urbaine. J’entends par là la gestion des réserves foncières. Le foncier se fait de plus en plus rare. Dans d’autres villes notamment Meknès, Fès et Rabat les prix de l’immobilier ont commencé à diminuer. Toutefois la demande n’est pas très forte, mais ce n’est que périodique. Dans des villes comme Marrakech et Tanger, il y a de moins en moins de demande sur les logements secondaires. Pour les autres produits, la demande et l’offre existent.


Qu’en est-il de la commercialisation des produits immobiliers ?

Le marché est segmenté. Les opérateurs n’ont pas de souci de commercialisation. S’il y a un problème c’est bien celui de l’offre comme j’ai déjà dit. Les ménages de classe moyenne ont du mal à trouver les logements qui soient au niveau de leur pouvoir d’achat. En ce qui concerne le haut standing, le problème n’est pas lié aux prix mais plutôt à l’offre. Il y a eu moins de transactions par rapport à la même période de l’année dernière. Par ailleurs, le financement des banques a connu un recul. Les banques sont devenues de plus en plus sélectives.

Quelles sont selon vous les mesures nécessaires pour redynamiser le marché de l’immobilier ?
L’Etat a mis en place une politique de l’habitat depuis l’année 2000. Cette politique vise l’encouragement de la construction de logements, notamment les logements sociaux. Il y aura des mesures pour relancer le logement et qui sont prévues dans la loi de finance. Pour ce qui est du logement haut standing, c’est une question de marché. Il faut qu’il y ait un ajustement entre l’offre et la demande.
Il faut aussi qu’une politique étatique en matière de gestion du foncier soit établie par les pouvoirs publics.

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