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Enfin des chiffres sur l’immo et le crédit immobilier au Maroc pour S1 2009

Les chiffres du premier semestre 2009 sur les prêts immobiliers au Maroc et le marché de l’immo marocain d’une manière générale commencent à sortir… Pas reluisants… Y’a-t-il liue de s’alarmer ?


Il y a deux manière de les prendre : si on considère l’évolution des credits contractés au Maroc pendant le premier semestre 2009 par rapport au premier semestre 2008, c’est la baisse ! La forte baisse ! Pareil pour le marché de l’immobilier. Cette baisse des volumes se situe entre 30 et 35 % sur le Maroc mais reste ciblée sur les zones plutôt touristiques, car ce sont les spéculateurs et les investisseurs étrangers qui se sont retirés le plus fort et le plus vite. Il faut aussi se rappeler que la crise internationale a commencé au second semestre 2008 et que les deux pires trimestres en matière de crédit immobilier pour l’Europe mais aussi pour le Maroc ont été le 4ème trimestre 2008 et le premier trimestre 2009 (en France -40% de crédit immobiliers accordés sur le premier trimestre 2009 par rapport à 2008). Donc les statistiques sur S2 au Maroc devraient être beaucoup moins catastrophique que les premiers semestres comparés.


Cela dit, comme disait Chirac : « il faut raison garder ». Il n’y a pas de crise financière au Maroc, les banques sont stables, BAM (Bank Al Maghrib), contrôle les marchés financiers, les taux d’intérêts et suit les échanges de prêt, et beaucoup de l’argent utilisé dans l’immobilier de luxe orienté vers les étrangers était de l’argent de spéculation. Il n’y a donc pas lieu de s’alarmer. Les villes comme Rabat et Casablanca ou le marché est purement poussé par la consommation interne et le développement économique ne subissent pas du tout les mêmes effets.
Pour ettayer cette théorie, voici un article du jour de la vie eco je crois avec une interview du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace.



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Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace.
Une valeur ajoutée en baisse 0,2%, des investissements directs étrangers (IDE) en régression de 32,9%, un niveau de consommation du ciment en stagnation… A l’heure de la crise, le secteur de l’immobilier fait son bilan.


Les investisseurs étrangers, malmenés par la crise, fuient le secteur de l’immobilier marocain. L’immobilier qui caracolait à la tête des secteurs les plus prisés en matière d’investissements directs étrangers (IDE) devra revoir à la baisse ses ambitions pour l’exercice 2009. Et pour cause, les IDE dans l’immobilier se sont rétractés de 32,9% au premier trimestre 2009 par rapport au premier trimestre de l’exercice précédent.
De 2,53 milliards de dirhams, le montant des IDE est passé à 1,69 milliard de dirhams durant les trois premiers mois de cette année. Cette baisse du rythme que connaissent les investissements étrangers a été accompagnée par une hausse remarquable des taux d’intérêts bancaires. En effet, les taux d’intérêts ont atteint leur plus haut niveau au cours de ces deux dernières années (Voir graphe).
Sur la même tendance baissière que les investissements directs étrangers, la valeur ajoutée du secteur a régressé de 0,2% au premier trimestre atteignant 7087 millions de dirhams. Selon le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, la valeur ajoutée avec correction des variations saisonnières (CVS) montre une stagnation entre 2008 et 2009. Pour la consommation du ciment, elle a presque stagné à 7,5 millions de tonnes à fin juin dernier. Un taux de croissance à deux chiffres depuis 2005 puis une stagnation entre juin 2008 et juin 2009 est due essentiellement à la forte pluviométrie qu’a connue certaines régions du pays et à la grève des transports qui a généré une déperdition de 600.000 tonnes de ciment, selon la même source.
En ce qui concerne les crédits immobiliers, ils ont affiché le glissement le plus bas depuis 2005, durant les cinq premiers mois de cette année.
À fin mai dernier, l’encours des crédits à l’immobilier en glissement annuel a atteint 161,25 milliards de dirhams. À fin juin 2009, 49.765 crédits Fogarim (damane sakane) ont été accordés pour un montant de 7,23 milliards de dirhams. Globalement, le ministère de tutelle note une diminution du nombre de bénéficiaires et des montants de crédits de près de 25%, suite au resserrement des conditions d’octroi de crédit et à la diminution de l’offre.
Tous ces facteurs ont été à l’origine d’une «accalmie» du marché immobilier et une stabilité des prix avec de légères chutes dans certaines villes.
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La criiiiiise immobilière et le Maroc (volume 12)

A chaque fois que je parle à un ami à l’étranger, on ne me parle que d’elle : LA CRIIIIISE.
Alors pour mieux informer, c’est le but de ce site, et plutôt leur dire à tous d’aller lire mon blog plutôt que de leur répéter les mêmes choses, voici un nouveau couplet sur la crise.
Cet article est cité et reflète bien la situation. Un point de vue sur l’ensemble du milieu immobilier, on parlera des credits immobilier au Maroc et l’évolution des demandes et offres de pret demain.

Le risque de connaître le développement d’une escalade de la spéculation sur des créances douteuses, comme cela a été le cas aux Etats-Unis à travers le mécanisme des titrisation, n’a aucune chance de se produire au Maroc, car il n’y pas encore de marché de titrisation chez nous.

Le Maroc risque, malgré tout, de pâtir de cette crise qui touche toutes les économies qui comptent dans le monde.

En effet, les crédits consentis à l’immobilier ayant connu une évolution spectaculaire au Maroc ces dernières années, les mêmes causes pourraient conduire qu’aux mêmes effets.

Des secteurs importants de l’économie réelle liée à l’export, donc aux marchés extérieurs, comme le textile et le cuir, la sous-traitance automobile, les industries électroniques, le tourisme, l’agro alimentaire, les primeurs… commencent à être touchés, avec toutes les conséquences sur le pouvoir d’achat lié aux emplois perdus dans ces secteurs.
Forcément il faut admettre que la question doit être posée : Y aura-il un impact de la crise ressentie dans ces secteurs sur celui du BTP ?

Pour le moment, le secteur du BTP est épargné.
Pourquoi ?

Par ce que les constats fait sur le terrain sont significatifs :

 Aucun report ni même ralentissement dans les grands chantiers ouverts. En fait les déficits sont tellement importants dans les infrastructures et l’habitat que si ralentissement il y devait y avoir, il ne serait pas perceptible dans l’immédiat.

 Les sociétés immobilière cotées en Bourse « gardent la cote » et continuent à animer la place de Casablanca.

 Les programmes d’infrastructures annoncés par le Gouvernement continuaient avec un rythme soutenu et une visibilité assurée au moins jusqu’en 2012.
 Les programmes d’habitat destinés au social, à l’économique et au moyen standing ne seront pas non plus affectés, au contraire comme nous le verrons plus loin…

Cependant, un ralentissement commence à être ressenti au niveau de projets bien particuliers : l’immobilier haut de gamme destiné à la clientèle étrangère (Marrakech, Tanger) et certains projets liés au tourisme : les opérateurs sont frénétiques que par le passé.

L’appréhension d’une crise dans l’immobilier pourrait être salutaire à ce secteur car elle pourrait réguler la hausse vertigineuse qu’ont connue les prix de l’immobilier et ceux du foncier au Maroc ces dernières années.

Un rééquilibrage significatif des prix semble être l’option la plus probable et les délais de vente vont sans doute s’allonger dans l’attente d’une baisse probable…

Mais 2009 sera probablement aidée par la bonne année agricole qui s’annonce. Le secteur du BTP en profitera directement ou indirectement.

Ensuite, le secteur étant largement dépendant de l’investissement public, il devrait continuer à bénéficier de l’accentuation de l’effort consenti par l’Etat.
En effet, la Loi des Finances 2009 a prévu un accroissement de 18% des investissements publics, portant leur montant au chiffre record de 135 milliards de DH.
A titre de rappel, ces investissements n’étaient que de 76 Milliards en 2006 et de106 Milliards en 2008.
Cet effort confirme les engagements de la Déclaration Gouvernementale qui avait annoncé 287 Milliards de DH pour la période 2008/2012.
A ce propos, il est important de souligner que la plupart de ces investissements concernent des projets bien identifiés et budgétisés.

Concernant l’Habitat, deux évènements récents sont venus illustrer la poursuite de l’effort de l’Etat:
 La mobilisation de 3853 hectares de terres domaniales pour booster l’activité du secteur de l’Habitat en augmentant l’offre foncière à faible coût pour quelques 200 000 logements.
 La création du fonds « Damane Assakane », fonds d’assurance hypothécaire qui va permettre d’élargir le champ des bénéficiaires de la garantie pour l’acquisition d’un logement ou d’un terrain à quelques 800 000 personnes supplémentaires (salariés du secteur privé, agents temporaires de l’Etat, employés des collectivités locales et des établissements publics ainsi qu’au militaires) et relever son niveau d’intervention à hauteur de 800 000 Dirhams.
Il faudra peut-être penser à ajouter un 3ème volet : agir sur les prix des logements par le biais de l’intervention des organismes de l’Etat Al Omrane, afin de stimuler la demande.

Notre pays doit poursuivre au-delà de 2012 la politique des grands projets d’infrastructures et d’habitats pour résorber ses déficits et booster l’économie nationale.

Le Maroc devra aussi soutenir ses entreprises qui commencent à acquérir une expertise appréciée dans les pays africains pour favoriser davantage leur exportation vers ces pays demandeurs.

Enfin, ne perdons jamais de vue que si le BTP reste le premier créateur d’emplois au Maroc (80 000 à 100 000 emplois an), il est le second employeur du pays avec plus de 900 000 emplois.

Etude sur le secteur immobilier résidentiel au Maroc à l’horizon 2020

L’étude prospective sur le secteur immobilier résidentiel à l’horizon 2020 a pour objectifs de proposer une stratégie de développement du secteur immobilier.


Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace a lancé, récemment à Rabat, l’étude prospective sur le secteur immobilier résidentiel à l’horizon 2020. Présentée lors d’une rencontre présidée par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Taoufiq Hejira, cette étude a pour objectifs de proposer une stratégie nationale de développement du secteur immobilier et des plans régionaux et locaux d’investissement immobilier et de créer un observatoire de l’immobilier.

L’étude, qui doit s’appuyer sur les résultats des consultations régionales sur le secteur de l’immobilier, passe par deux phases, à savoir l’affinement et l’évaluation du secteur immobilier résidentiel durant la dernière décennie et la proposition d’une stratégie et d’un plan d’action pour le secteur à l’horizon 2020. S’exprimant à cette occasion, M. Hejira a précisé que cette étude vise à faire une «lecture objective de la réalité et des perspectives du secteur immobilier, une lecture partagée des indicateurs du secteur et la préservation de son rôle primordial dans l’économie nationale et dans la maîtrise du développement». Elle intervient, a-t-il estimé, dans une conjoncture marquée par la crise financière internationale qui devrait toucher l’immobilier national et qui s’est manifestée notamment par «un recul d’acquisition des logements secondaires par les retraités et les étrangers et un comportement d’attente chez le citoyen».

Deux exposés sur le diagnostic du secteur immobilier dans les régions de Tanger-Tétouan et de Marrakech-Tensift-Al Haouz durant la période 1998-2007 ont été présentés à cette occasion par les bureaux d’études BET Ayad-Etudes et AREA. Le diagnostic de la région de Tanger-Tétouan révèle une évolution démographique importante et une urbanisation estimée à une moyenne de 2,4 % par an qui s’est amplifiée par impacts du Port Tanger Med. La production de logements dans le secteur réglementaire en milieu urbain dans la région durant la dernière décennie s’est élevée à plus de 91.000 unités, soit une moyenne de 9.100 logements par an, relève le diagnostic, ajoutant que le déficit en logements en milieu urbain a été estimé à 85.700 en 2008. S’agissant de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, le diagnostic a noté que le nombre de logements a atteint 19.628 en 2007, soit une moyenne de 3.926 unités par an alors que le nombre d’autorisations a été de 9.743 durant la même année (une moyenne de 1.949/an). La rencontre a connu la participation des représentants de plusieurs départements ministériels et d’associations professionnelles du secteur.

Report du Salon ISKANE EXPO 2009

Je viens de recevoir un communiqué de presse annonçant le report du salon ISKANE EXPO 2009 au mois de octobre ou novembre (date non encore définie). Je me demande si les raisons invoquées sont les vraies raisons ou si les organisateurs ne tablent pas sur un redresseement économique cet été avec une nouvelle embellie en fin d’année pour mieux caller leur salon. Franchement, vu les fréquentations actuelles des salons où je suis allé, je ne peux pas vraiment leur jeter la pierre.

Voici le communiqué de presse que j’ai reçu:

Iskane Expo & Decodesign
Sous L’égide Du Ministère de L’habitat de L’urbanisme et de L’aménagement de L’espace
Report de date

Afin de répondre aux nouvelles orientations du Ministère de L’habitat; et après concertation avec nos partenaires institutionnels notamment « Ministère de L’habitat, Conseil de l’ordre des Architectes, Femmes Architectes, Association des Notaires » Les organisateurs ont opté pour le reportdu Salon Iskane Expo & Decodesign au mois D’Octobre – Novembre « La date exacte vous sera communiqué ultérieurement ».

Iskane Expo

Iskane Expo

 Ce report permettra aux participants, notamment les Banques et les promoteurs immobiliers, de préparer et communiquer sur les nouveaux produits adaptés à l’offre du ministère « DAMAN SAKAN » «Le fond de garantie pour l’habitat moyen ».
Grâce à cette étroite collaboration et cette qualité participative, l’édition Iskane Expo 2009 fait honneur à nos partenaires institutionnels à travers un programme scientifique riche et varié qui prévoit de récompenser les plus méritants à travers la remise de trophées. Sont au programme :

Femmes Architectes :
Actions performantes des femmes architectes face à la crise.>
Trophée de la Femme Architecte.

Conseil de l’ordre des Architectes :

La crise quelle issue ?
L’éthique dans le bâtiment.
La production de l’habitat à haute qualité.
Les menaces de ruine de l’habitat de Casablanca.
Trophée de l’Architecte.
Trophée de l’habitat citoyen.
Prix du meilleur chantier.

Association des Notaires :
- Workshop sur le contrat immobilier en période de crise.

Ministère de l’Habitat de L’Urbanisme et de L’Aménagent de l’Espace.
- Présentation du programme Daman Sakan.Intervention dans le programme scientifique.

Iskane Expo 2009 se veut une plate forme de rencontres entre les promoteurs immobiliers, résidentiels et touristiques à l’échelle nationale et internationale et les créateurs, décorateurs, et architectes. Il répond à l’objectif de valoriser le savoir-faire des professionnels aux yeux d’un visitorat de choix et de qualité friand de tendances et de nouveautés.

Voilà, je laisse chacun juge des raisons et des solutions. Pas facile d’être en crise et peut être vaut-il mieux après tout être un peu patient que de se griller auprès de la profession et des particuliers ?
Les autres salons en feront-ils autant ?

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