En train de Lire : hausse

Immobilier au Maroc : Plus loin dans la crise ou vers la reprise ?

Je viens de lire un article plutôt alarmiste dans l’économiste. Alarmiste surtout en ce qui concerne les déséquilibre offre/demande et l’habitat social. L’article s’appelle « UN vent de panique souffle sur l’immobilier.  » Je vais vous en livrer quelques lignes.
C’est vrai que quelques directives bien amorcées, comme les logements sociaux avec les plans sans villes sans bidonvilles + le soutien du fond damane sakane pour les crédits immobiliers marocains pour les revenus moyens avaient de quoi frapper fort mais souffrent vraiment de la situation. Sinon dans certaine ville on constate qu’il y a eu stagnation voir légère baisse des prix (2%). Vu la situation internationale ça ne me parait pas de la folie ? Mais bon certains semblent le croire, c’est le problème d’avoir été élevé avec des 12 % de croissance annuelle (demandez à l’industrie chinoise en ce moment ! )


Quelques mots de l’article avant d’en discuter
Le bilan du secteur au premier semestre 2009 laisse prévoir des mois, voire des années difficiles pour le secteur. De fait, les résultats sont en demi-teinte et la situation a de fortes chances de s’aggraver d’ici 2010. (…) Une situation qui ne risque pas d’évoluer puisque, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, le secteur ne progressera que de 4,68% durant la seconde moitié de 2009. Pourtant il avait arboré une évolution à deux chiffres (+11%!) au cours de l’année précédente.
(NDLR qu’est-ce que je vous disais, les gens croient qu’ils vont tirer 11% de croissance annuelle, et encore, sans avoir pris de grandes réformes… dans quelle économie voit-on ça ?)
Bien qu’en évolution, les crédits immobiliers, dans leur ensemble, se sont sensiblement essoufflés. Ils n’ont augmenté que de 21,3% à fin mai dernier contre 60,6% une année auparavant. Leur encours total a enregistré pour sa part près de 161,3 milliards de DH, marquant de fait une timide augmentation de 6%. Laquelle a surtout concerné les promoteurs (14,5 %) au détriment des particuliers (1,3%). En absolu, l’encours des crédits immobiliers n’aura réalisé que 8,5 milliards de DH au cours des 5 premiers mois de 2009, contre 13 milliards au cours de la même période une année auparavant, soit un repli de près de 35%. Une baisse qui a surtout frappé les crédits alloués aux particuliers.


Hausse des taux de crédit immobilier
Dans ce contexte, les taux d’intérêt appliqués aux crédits pour le moyen et le long terme se sont inscrits, depuis le 2e trimestre 2008, sur un trend haussier. Ils sont passés de 5,2% à 5,7% en 2009, en hausse de 9,7%.

Les prix ont également affiché des baisses. A l’échelle nationale, ils ont reculé de 2% pour les appartements et de 1% pour les villas. Et c’est Marrakech qui trône en tête des villes où les baisses sont les plus frappantes, à l’heure où Casablanca et Rabat voient leurs prix stagner.

Plus inquiétant encore, le désintérêt des promoteurs pour le logement social. Ainsi, la production des appartements entre 200.000 et 300.000 DH, destinés aux franges sociales les plus modestes, s’est littéralement arrêtée durant la première moitié de l’année en cours.
Le plan «Villes sans bidonvilles» continue, pour sa part, à battre de l’aile. Alors qu’il prévoyait d’éradiquer près de 280.000 logements insalubres, seulement le tiers du programme a été réalisé jusqu’ici. Au niveau du ministère, on préfère expliquer ces retards par les contraintes liées aux récentes élections communales.

L’analyse de la dynamique de construction et d’investissement, mesurée indirectement à travers la vente de ciment, révèle en revanche une certaine reprise. Au cours des 5 premiers mois de l’année en cours, les ventes cumulées de ce matériau ont connu une hausse de 17% en comparaison avec les 5 derniers mois de 2008. Cependant, cette évolution est restée limitée à certaines villes comme Casablanca, Fès, Meknès, Oujda et Salé, alors que l’activité a enregistré un recul à Marrakech, Agadir, Settat et El Jadida.(…)
Le fameux baromètre sur les prix de l’immobilier, longtemps attendu et marqué par un certain mutisme, est également déjà mis sur les rails. «Ce n’est pas parce que l’on en parle plus que l’on y travaille pas!» affirme Saïd Sekkat, secrétaire général de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). Et de poursuivre que ce chantier a commencé seulement au début de l’année en cours, et qu’il devra être achevé avant 2010.


Confirmation dans l’économiste : Crédits immobiliers Maroc: Les taux revus à la hausse

Je viens de lire l’article de l’économiste que je vais vous livrer qui confirme a priori une tendance à la hausse des crédits immobiliers au Maroc. Avant de vous livrer la source de l’article, j’ai fait un tour de tendance et il applique que cette augmentation n’est pas forcément réglementaire mais une forte recommandation, ce qui signifie qu’en negociant bien la hausse ne serait pas aussi importante que ça… mais il va falloir bien négocier pour obtenir de bonnes conditions !
Ceux qui avaient pris des taux variables risquent d’avoir de mauvaise surprises, ceux qui ont déjà un accord de principe de la banque mais pas encore levé leur crédit ne seront pas impactés.

Ci dessous l’article :
Le crédit immobilier plus cher… Depuis quelques jours, les taux des prêts accordés aux demandeurs de crédit ont été revus à la hausse. Pour l’heure, la mesure ne cible que les nouveaux demandeurs. Ces derniers ne seraient-ils pas découragés par cette hausse? Les professionnels sont convaincus du contraire. «La hausse des taux est en moyenne de 0,3 à 0,4%, ce qui n’est guère significatif», fait-on valoir auprès d’une grande banque de la place. Les taux appliqués par AWB s’échelonnent entre 5,43 et 6,13% pour les taux variables, et 5,93 et 6,45% pour les taux fixes. Ils varieront selon la durée du financement et sa quotité (inférieure ou égale à 80%). À noter que la durée maximale de prêt pour un fixe est de 25 ans, alors que pour un
taux variable, elle peut aller jusqu’à 40 ans.

Bien évidemment, il restera toujours possible de négocier le taux avec son banquier ou sa société de financement. «Tout dépend de la relation avec le client et du montant
du prêt demandé. Plus celui-ci est important, plus les négociations sur le taux sont souples», affirme-t-on à Wafa Immobilier. Le même ton est donné chez le CIH, où, de
source interne, les taux à 5,50% en variable et 5,95% en fixe, et ce pour un prêt échelonné sur 25 ans. Sur les raisons expliquant la hausse, la place se fait l’écho d’une décision de Bank Al-Maghrib, qui aurait revu à la hausse les taux plafonds. Ce qui viendrait s’ajouter à l’arsenal anti-insolvabilité déployé par les banques. Telle est l’explication la plus COURANTE : « Les effets de la crise perdurant, notamment chez les MRE, BAM aurai probablement voulu se prémunir davantage contre le risque d’insolvabilité des demandeurs de crédit».

Pour rappel, Abdellatif Jouahri, gouverneur de la banque centrale, avait à maintes reprises mis en garde contre l’excès de délivrance de crédits immobiliers, notamment m raison des risques liés au surendettement les ménages. Autre anomalie dans la pratique, l’achat de plusieurs logements économiques par des gens qui agréés ou à l’achat de terrains dans un but lucratif». Mais de quels moyens dispose les banques pour vérifier, a priori, que le bien est acheté à bon escient?

APSF Maroc : rapport annuel credit immobilier du 25 juin 2009

Je viens de lire le rapport annuel de l’APSF. En ces temps troublés, où comme nous l’avions prévu les taux d’intérêts sur les credits immobiliers au maroc s’envolent un peu, il est intéressant de lire ce qu’ils on à nous présenter. (à noter que ces infos sont avant tout de marché et macor économique (stratosphériques), et pas forcément très pratiques, pour ne pas en décevoir certains).


PERSPECTIVES 2009
Selon les prévisions du FMI du mois d’avril 2009, l’activité économique dans les pays développés reculerait de 3,8% en 2009, avec une contraction
de 2,8% aux États-Unis et de 4,2% dans la zone euro.
Ce recul de l’activité économique mondiale et particulièrement dans l’Union Européenne,
principal partenaire économique du Maroc, devrait se traduire par une baisse de la demande
étrangère et, partant, par une décélération de la croissance des activités non agricoles.
Selon la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), et en dépit du ralentissement
de croissance attendu des activités non agricoles, l’économie marocaine devrait afficher une
croissance autour de 5,5%, à la faveur de la performance du secteur agricole et de la poursuite
du dynamisme de la demande intérieure.


Les concours des sociétés de financement à l’économie, ressortent, à fin décembre 2008, à 71
milliards de dirhams, en progression de 22%.
Par métier, cet encours se répartit comme suit :
crédit-bail : 30,2 milliards de dirhams, en hausse de 5,6 milliards ou 22,8% ;
crédit à la consommation : 36,1 milliards de dirhams, en progression de 5,4 milliards ou 17,7% ;
mobilisation de créances : 922 millions de dirhams, en progression de 219 millions ou 31% ;
fonds de garantie : 427 millions, en progression de 47 millions ou 12,3% ;
affacturage : 2,2 milliards, en progression de 50,5% ;
gestion des moyens de paiement : l’encours d’émission de cartes atteint plus de 5 millions, en
progression de 19%, et le nombre de transactions s’établit à plus de 115 millions, en hausse de 17% pour une valeur correspondante de 84 milliards de dirhams, également en progression de 17%.

Rumeurs ou réalité : hausse des taux et indexation des taux variables au Maroc

Re bonjour à tous !
Désolé pour cette courte mais longue absence pour ceux qui ont l’habitude de suivre les news au jour le jour et qui m’ont envoyé des mails paniqué pour savoir si j’arrêtais le blog !!
Et je comprends leur impatience, car cette semaine est la plus agitée depuis des mois dans le domaine du crédit immobilier au Maroc !!
Coup sur coup on a vu Bank Al Maghrib (bam, la banque centrale marocaine), annoncer une hausse des taux d’intérêt sur les prêts immobiliers à taux fixes de 0.3 % à 0.4 % (!!!!) avec prise d’effet immédiate, et une proposition d’indexation des taux variables sur le marché interbancaire du moment.
Ces mesure peuvent avoir un sérieux impact, reste à savoir si tout le monde va les respecter, devoir les respecter ou le vouloir, et comment et combien de temps ceci sera en place.
Je précise que pour tous ceux qui ont eu leur accord de principe à des conditions avantageuses, tant que celui-ci reste valide, il reste valable, et ils pourront avoir leur credit immobilier aux conditions et aux mensualités qui leurs avaient été offertes par leur banque.

Plus d’infos dès que j’ai pu passer quelques coups de fil aux spécialistes du domaine !

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