septembre 23rd, 2010 in Actualité Maroc, Articles sur le crédit au Maroc | 2 Commentaires »
La rumeur commence à se faire persistante.
Dans la majorité des journaux que je lis reviennent 3 points :
1./ la caisse de compensation (des imports/exports) est extrêmement déficitaire cette année et l’état doit mettre grave la main au panier niveau liquidité.
2./ les banques qui avaient beaucoup de liquidité il y a deux ans ont fait les malines, et maintenant elles sont la plupart à sec en liquidité.
3./ le marche immobilier, surtout haut de gamme et luxe, s’est écroulé cette année (-30% à -40% sur le luxe, et pas d’acheteurs)
De 1 et 2, on voit bien que si l’état doit mettre l’argent quelque part, il peut pas le mettre ailleurs. Donc les 25 milliards donnés le 15 septembre par l’état aux banques pour leur liquidité sont déjà énormes. Les vente de 8% additionnel de Maroc Telecom, puis de Meditel à Orange dans la foulée illustre le besoin de l’état de sortir du cash.
En plus, quand on voit l’état et les perspectives du marché immobilier, on se dit que ce n’est peut être pas la en priorité qu’il faut mettre son liquide dont on manque aujourd’hui, pour se retrouver avec des défauts à 3 ans…
Voilà pourquoi un bon nombre d’analystes pensent que Bank Al Maghrib devrait relever les taux, pour qu’on retrouve des taux en agence bancaire supérieurs d’ici 3 mois à ce qu’on trouve aujourd’hui (5,25 – 5,50% avant tva (10%) sur du 20 / 25 ans)
Allez, je retourne à mes moutons.
Bonne fin de semaine à tous, et envoyez des infos si vous en avez !
juin 16th, 2010 in Actualité Maroc, Articles sur le crédit au Maroc | Pas de Commentaire »
Le Conseil de Bank Al Maghrib (BAM), qui a tenu mardi à Rabat sa réunion trimestrielle, a décidé de maintenir inchangé le taux directeur de la banque à 3,25%. Ce maintient intervient dans un contexte marqué par les risques entourant la prévision d’inflation, qui restent légèrement orientés à la hausse, en liaison avec les perspectives d’évolution des prix à l’importation et du crédit bancaire, selon un communiqué de BAM.
mai 28th, 2010 in Articles sur le crédit au Maroc | 1 Commentaire »
Le Gouverneur de Bank Al-Maghrib ;
Vu les dispositions de l’arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 947-10 du 17 mars 2010 réglementant les intérêts applicables aux opérations de crédit et notamment son article 5 ; Fixe par la présente circulaire, les modalités d’application de cet arrêté.
ARTICLE 1
Les taux d’intérêt annuels applicables aux opérations de crédit sont librement négociés entre les établissements de crédit et leur clientèle.
ARTICLE 2
Les taux d’intérêt peuvent être fixes ou variables. Toutefois, pour les crédits dont la durée est au plus égale à une année, le taux d’intérêt doit être fixe.
ARTICLE 3
Pour les crédits à taux variables contractés après l’entrée en vigueur de la présente circulaire, les taux d’intérêt variables sont révisés sur la base de la variation annuelle du taux moyen pondéré des opérations de prêts et emprunts sur le marché interbancaire au jour le jour, observés lors du dernier semestre précédant le mois de leur révision.
Cette variation représente la différence, entre la moyenne des taux moyens pondérés des opérations de prêts et emprunts sur le marché interbancaire au jour le jour du dernier semestre écoulé, et celle du même semestre de l’année précédente.
ARTICLE 4
Pour les crédits à taux variables contractés avant l’entrée en vigueur de la présente circulaire, les établissements de crédit doivent informer leur clientèle des nouvelles dispositions relatives aux intérêts applicables aux opérations de crédit et leur proposer le choix entre :
l’application d’une indexation ayant pour référence le taux du marché
interbancaire, tel que prévu au niveau de l’article 3 ci-dessus ;
la transformation du taux variable en un taux fixe ; ou
le maintien de leur indexation ayant pour référence les taux des bons du Trésor émis par voie d’adjudication sur le marché primaire, tel que prévu par l’article 5 ci-dessous.
ARTICLE 5
Dans le cadre du système d’indexation dont le calcul se base sur les variations des taux moyens pondérés des bons du Trésor, émis par voie d’adjudication sur le marché primaire, les variations des taux de référence sont calculées mensuellement pour les maturités suivantes :
52 semaines, pour les crédits dont la durée est supérieure à un an et
inférieure à 2 ans ;
5 ans, pour les crédits dont la durée est comprise entre 2 ans et 7 ans ;
10 ans et 15 ans, pour les crédits dont la durée est supérieure à 7ans.
ARTICLE 6
Lorsque le taux d’intérêt est variable, sa révision s’effectue une fois par an, à la date convenue en commun accord entre l’établissement de crédit et l’emprunteur. La première révision du taux d’intérêt devra intervenir dans les trois mois qui suivent la date d’anniversaire du contrat de crédit à taux variable.
ARTICLE 7
Bank Al-Maghrib communique mensuellement :
la variation annuelle du taux moyen pondéré des opérations de prêts et emprunts sur le marché interbancaire au jour le jour ;
la variation annuelle des taux moyens pondérés des bons du Trésor émis par voie d’adjudication sur le marché primaire. En cas d’indisponibilité de cette référence pour une période donnée, les taux variables sont révisés sur la base des derniers taux disponibles.
ARTICLE 8
Les contrats de crédit doivent obligatoirement mentionner l’option de transformation
d’un crédit à taux variable en un crédit à taux fixe et inversement. Les conditions d’exercice de cette option sont librement négociées entre les établissements de crédit et leur clientèle. L’exercice de cette option ne peut intervenir qu’une seule fois pendant toute la durée du crédit.
ARTICLE 9
Les établissements de crédit doivent mentionner les conditions effectivement appliquées aux opérations de crédit dans tous les documents contractuels communiqués à la clientèle.
ARTICLE 10
Les dispositions de la présente circulaire qui annulent et remplacent l’ensemble des dispositions antérieures relatives aux intérêts applicables aux opérations de crédit prennent effet à compter de sa signature.
janvier 15th, 2010 in Articles sur le crédit au Maroc | Pas de Commentaire »
La banque centrale l’a constatée sur le terrain !
Il fallait s’y attendre : la raréfaction des ressources du système bancaire et l’aggravation des risques liés à la crise internationale ont tiré les taux d’intérêt débiteurs à la hausse. Même le tassement de la croissance des crédits, qui devait se traduire par une détente du coût de l’argent pour drainer du volume, n’a pas pu atténuer cette tendance. Et les banques ne pourront pas démentir cette fois-ci ce constat comme par le passé, puisque c’est Bank Al-Maghrib (BAM) qui le fait.
La dernière enquête trimestrielle de la banque centrale, arrêtée à fin septembre 2009, montre qu’il y a bel et bien hausse des taux. La moyenne globale, qui englobe les taux appliqués à toutes les catégories de crédits, est passée de 6,25% au troisième trimestre 2008 à 6,53% à la même période de 2009. Dans le détail, le taux des crédits de trésorerie a enregistré une hausse de 35 points de base (pb) sur la même durée pour s’établir à 6,65%. Celui des crédits à l’équipement s’est renchéri de 53 pb, passant à 7,46%. Le taux des prêts immobiliers s’est, lui, élevé à 5,61% contre 5,31% un an auparavant (+30 pb), et celui des crédits à la consommation (distribués par les banques) est passé de 6,66% à 7,22% (+56 pb).
Rappelons que les banques, réunies au sein de leur groupement professionnel (GPBM) avaient discrètement décidé, vers la mi-2009, d’augmenter leurs taux grand public, notamment ceux des crédits immobiliers qui ont été relevés de 50 pb (d’un minimum de 5,07% à 5,57% hors taxe). Seulement, ne voulant pas écorner leur image auprès d’une clientèle déjà malmenée en termes de resserrement de conditions du crédit, elles avaient nié cette hausse que BAM a dévoilée au grand jour.