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Qui veut faire des logements pas chers au Maroc ??

Le secteur des Bâtiments et Travaux publics (BTP) , deuxième plus grand employeur du Maroc, connaît un véritable dysfonctionnement dans sa cible de produire du logement social. C’est ce qu’a reconnu le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace, Ahmed Taoufiq Hjira, lors d’une conférence organisée récemment à l’occasion du forum du BTP 2010 à Casablanca.

Le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace présentait le 27 mai dernier, à l’occasion d’une rencontre public/privé au forum du BTP 2010 à Casablanca, le dispositif adopté par le gouvernement pour promouvoir la production du logement social.

Le secteur du Bâtiment et travaux Public reste sans doute l’un des plus grands employeurs du pays (2ème après le secteur des services selon le ministre), absorbant à lui seul plus de 8% de la population active occupée, et plus de 30% des demandes de crédit sont spécialement dédiées à l’immobilier.


Selon les statistiques de la Fédération Nationale des BTP, le secteur fait vivre plus de 1 million de familles. Durant les trois dernières années, le budget de l’investissement de l’Etat a presque doublé. Il est passé de 82 MD Dh à 163 MD Dh 2010.

Selon la dernière enquête de conjoncture du Haut Commissariat au Plan portant sur le premier trimestre de cette année, 51% des chefs d’entreprises opérant dans les BTP ont déclaré une hausse de leur activité, 13% une stabilité et 36% une baisse.

Mais cette tendance haussière aurait été enregistrée, essentiellement, dans les activités de la construction du gros œuvre de bâtiments et des travaux spécialisés de génie civil.


Le pas cher : Une cible peu rentable pour les professionnels

Le logement social, quant à lui, constitue une infime partie de la rentabilité financière des professionnels du secteur. Ceux-ci rencontreraient plusieurs difficultés, qui ont abouti à une baisse considérable de la production entre 2008 et 2009 (baisse de 30%). A cela s’ajoute une faible offre de logements locatifs.

Le ministre de l’Habitat reconnaît, à ce titre, un désintérêt de plus en plus accru du secteur privé.


Incitations fiscales pour les logements d’entrée de gamme au Maroc

Pour faire face à ces dysfonctionnements, les nouvelles dispositions de la loi de finances 2010 se sont principalement focalisées sur une démarche d’incitation fiscale en faveur des acquéreurs et des promoteurs immobiliers.

Ainsi, à partir de cette année jusqu’en 2020, l’Etat accorde une aide financière à l’acquéreur d’un logement social en exonérant la Taxe sur la Valeur Ajoutée. Et le promoteur immobilier quant à lui, se voit exonéré de l’Impôt sur la Société (IS), des droits d’enregistrement, des taxes sur le ciment et des taxes locales.


Ndlr :
A savoir que pour le credit immobilier pour des logements à bas prix au Maroc, on a souvent des problèmes d’endettement ou de régularité ou caractère formel des revenus (noir, non déclaré, travail intermittent, non titularisé, …). Pour combler cela , l’état a mis en place Damane Sakane, mais les banques du Maroc peinent un peu à le répandre, étant donné aussi que cette cible n’est souvent pas leur cible prioritaire, et y compris en terme de pret immobilier, car population plus compliquée à gérer et moins consommatrice de services.

Pourquoi les prix de l’immobilier ne baissent pas à Casablanca et Rabat

Ils peuvent dépasser les 20 000 DH par m2 dans certains quartiers. En cause : la forte demande sur le moyen et haut standing et l’absence de foncier.
A Marrakech et Tanger, une décrue de 20% sur le segment du haut standing en raison d’une suroffre.
Les enquêtes menées par le CIH révèlent la vérité sur les prix.


On n’a pas encore fini de parler de l’immobilier ! Compte tenu de la crise qui a affecté le secteur, beaucoup s’attendaient à une baisse des prix des logements neufs alors que les grands promoteurs immobiliers soutenaient mordicus que la décrue n’aura pas lieu.
De fait, les promoteurs auront eu raison jusqu’à un certain point. Si les prix du mètre carré ont baissé dans certaines villes comme Marrakech et Tanger, ils n’ont presque pas bougé dans d’autres à l’instar de Casablanca et Rabat. C’est ce que révèlent les derniers chiffres des enquêtes périodiques menées par le Crédit immobilier et hôtelier (CIH). Des enquêtes suffisamment pointues puisqu’elles se basent à la fois sur les informations recueillies par les collaborateurs sur le terrain recoupées avec celles qui figurent dans les contrats de prêt que la banque accorde. Un baromètre qui sert à la fois de système d’alerte et de veille pour l’établissement de crédit mais également d’intrant pour sa stratégie de pénétration du marché.
La dernière enquête en date a été réalisée en décembre 2009. Les résultats ont bel et bien confirmé la méforme de l’immobilier dans la ville rouge. «Les transactions immobilières ont baissé de 60% pour le haut standing, de 30% pour le moyen et de 20% pour l’économique», souligne-t-on auprès du CIH. Les prix du mètre carré ont en revanche stagné pour les deux derniers segments, alors qu’ils ont accusé une baisse de 30% pour le premier. A titre d’exemple, des quartiers hupées comme Guéliz et l’Hivernage ont vu la moyenne de leurs prix tomber de 20 000 DH à 15 000 DH le mètre carré.
Cette tendance est confirmée par Chakib Bennani, président de la commission fiscale de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), qui explique cette chute des prix du haut standing par la surproduction de logements dans cette ville. «A Marrakech, et contrairement à Casablanca ou Rabat, l’offre est plus importante que la demande. C’est essentiellement ce déséquilibre qui tire les prix vers le bas» , ajoute M.Bennani. De fait, Marrakech paie le prix de son attrait. Contrairement à d’autres villes, elle dépend aujourd’hui grandement d’une demande exogène, que celle-ci provienne de nationaux en quête d’une résidence secondaire ou d’une clientèle étrangère qui se cherche un pied-à-terre tendance. Entre 2005 et 2008, nombre de projets immobiliers ont vu le jour générant une surcapacité, aggravée par la crise internationale.


Les Casablancais et les Rbatis, moins chanceux

La ville de Tanger connaît également un tassement des ventes et une correction atteignant 20% sur les prix du standing supérieur, mais sa situation est moins grave, en relation avec un attrait moins prononcé. «Contrairement à Marrakech où la suroffre en matière de haut standing explique en grande partie la chute des prix, à Tanger, ce segment n’est pas aussi important», explique-t-on auprès du CIH. Et si le haut standing a connu une baisse atteignant les 20% pour s’établir à une moyenne de 20000 DH/m2 dans certains quartiers tel que le boulevard Mohammed V (front mer), le moyen standing résiste, quant à lui, à la tendance baissière qui frappe le premier segment notamment à cause d’une demande soutenue sur ce segment. «Sur le boulevard Mohammed V par exemple, le moyen standing reste à une moyenne de 14 000 DH/m2. Cette moyenne descend à 11 600 DH dans d’autres quartiers», explique un agent immobilier de la ville du détroit.
A Casablanca ou Rabat, les futurs acquéreurs sont beaucoup moins chanceux, puisque tous les professionnels de l’immobilier interrogés s’accordent à dire que les prix ont généralement stagné dans ces deux villes. Pourquoi ? «Parce que la métropole souffre d’une rareté de l’offre sur plusieurs segments et cette donne maintient les prix du mètre carré à leurs niveaux initiaux», explique Said Sekkat, secrétaire général de la FNPI. Même chose pour Rabat qui, même avec un manque moins aggravé, connaît une demande soutenue.


Les prix d’aujourd’hui deviendront-ils le plancher de demain ?

Il faut toutefois faire la part des choses. Les bonnes affaires existent, mais exigent de la patience. La stagnation du moyen et du haut standing à Casablanca n’exclut pas quelques petites baisses dans certains projets immobiliers de la métropole. «Lorsqu’on dit qu’il n’y a pas de baisse des prix, cela reste une tendance générale. Il existe quelques promoteurs qui, pour une raison ou une autre, sont contraints de réviser le prix de certains programmes», explique-t-on auprès du CIH. En fait, la baisse ne concerne que peu de projets. Conséquence, l’effet concurrentiel ne joue pas suffisamment pour créer une dynamique de masse à même de tirer le marché vers le bas. Pour Saïd Sekkat, «même si les prix du mètre carré ont subi une petite correction dans certains quartiers, il ne s’agit là que d’une évolution conjoncturelle liée à la situation de certains promoteurs immobiliers». Selon le secrétaire général de la FNPI, plusieurs professionnels souffrent d’un manque de liquidités en raison de l’allongement de leur cycle de commercialisation alors qu’ils se sont lourdement endettés. «C’est pour cette raison que certains promoteurs se trouvent obligés de baisser leurs tarifs afin de se débarrasser de leurs stocks et payer leurs échéances», ajoute-t-il. Il s’agit-là d’exceptions. Si l’on prend en compte par exemple les immeubles de moyen et haut standing construit à Casablanca et Rabat, les opérateurs font remarquer certes que le temps moyen de vente est plus long, mais pour autant la demande existe et aux mêmes prix qu’auparavant. Scénario similaire dans le haut standing, où, par exemple, les villas et appartements proposés à la vente par des grands groupes immobiliers trouvent preneur sans difficultés.
D’après les données recueillies auprès du CIH et recoupées auprès des agents et promoteurs immobiliers, à Casablanca, les logements haut standing du Triangle d’or et de Gautier continuent d’afficher une moyenne de 22 000 DH/m2 avec un minimum de 19 000 DH et un maximum de 23 500 DH/m2. «Les quartiers de Bourgogne, de 2 Mars et de Val Fleuri sont, quant à eux, à des niveaux plus bas avec une moyenne de 16 000 DH/m2 et un minimum de 14 000 DH», selon le CIH. Il est toutefois possible de trouver des logements entre 11 000 et 13 000 DH le m2 dans les quartiers la Gironde et Belvédère. A Casablanca, les prix du moyen standing connaissent pratiquement la même stagnation que le haut standing. «Les deux segments souffrent du manque de foncier et d’une demande très forte», souligne-t-on auprès du CIH. Selon les données de la banque, la moyenne de ce segment s’est maintenue à 17 000 DH/m2 dans les quartiers Gautier et Racine et à 13 500 DH/m2 à Moulay Youssef et au boulevard d’Anfa. «En attendant une réglementation précise sur les différents standings, ceux-ci dépendent beaucoup des quartiers actuellement. A Bourgonne ou à 2 Mars par exemple, il est difficile de trouver du moyen standing à moins de
12 000 DH/m2, alors que ce segment peu coûter moins de 10 000 DH/m2 dans d’autres quartiers comme Oulfa et Roches Noires», indique la même source.
A Rabat, «l’existence d’une forte demande et la rareté du foncier exercent une pression sur les prix qui se maintiennent depuis plusieurs mois», souligne M.Bennani. D’ailleurs, les quartiers de l’Agdal et de Hay Riad affichent une moyenne de 19 800 DH/m2 pour le haut standing alors qu’à Hassan et au centre ville le mètre carré descend à 14 500 DH. Idem pour le moyen standing dont les prix continuent d’afficher une moyenne de 14 000 DH/m2 dans les quartiers chic (le prix de ce segment peut arriver jusqu’à 16 500 DH à Hay Riad) contre 11 500 DH au centre-ville et à l’Océan.
Baisse des prix ou pas, les agents immobiliers annoncent un frémissement de la demande dans ces deux villes. «Le marché était stable depuis le début 2010, mais nous ressentons un retour timide d’une clientèle exprimant une demande concrète», constate William Simoncelli, Dg de Carré immobilier. Un retour qui devrait exercer davantage de pression sur les prix. Il reste à espérer que les plans d’aménagement attendus, notamment pour Casablanca, soient publiés suffisamment tôt pour voir émerger de nouvelles zones constructibles ou transformer des quartiers de villas en zones immeubles. Mais il semble bien qu’avec un déficit de logements supérieur à un million (dont 60% pour le social), la demande sera encore forte pendant suffisamment longtemps pour que les prix actuels constituent un plancher en la matière.


FOCUS :D ans l’attente du baromètre de l’Immobilier de Bank Al Maghrib…

Pour le moment, il n’existe encore aucun indicateur officiel des prix de l’immobilier. Bank Al Maghrib et l’Agence de la conservation foncière ont bien signé une convention dans ce sens, mais le fameux baromètre de l’immobilier qui a été annoncé pour janvier dernier n’a toujours pas vu le jour. Ce nouvel indice sera confectionné sur la base de plusieurs critères comme la typologie d’habitat (logement social, logement économique, moyen standing, haut standing), la nature de l’usage (professionnel, commercial, industriel…), l’ancienneté des constructions, la surface, la situation géographique, le prix du foncier et, dans une prochaine étape, l’évolution des prix par quartier et par niveau de standing. Ces informations seront collectées auprès des organismes appropriés tels que la direction de la promotion immobilière, la direction générale des impôts, le haut commissariat au plan et la direction des collectivités locales.


source : la vie eco

Moins de logements sociaux livrés, moins de baraques démolies : 2009, une année à oublier pour l’immobilier

fogarim maroc statistique credit

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Les Investissements directs étrangers dans le secteur immobilier chutent de 36 %, à 4,97 milliards de DH, à cause essentiellement de la méforme du haut standing
Seulement 90 000 logements sociaux ont été livrés contre 129 000 en 2008
Les mises en chantier ont stagné à 360 600 unités et le rythme de démolition de baraques a reculé à 18 000 contre 22 000 en 2008.


Le secteur de l’immobilier a connu une année 2009 en demi-teinte. Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Toufiq Hejira, l’a confirmé lors de la présentation du bilan des actions de son département, le 8 février à Rabat. «Nous avons tous constaté une décélération de la croissance de l’activité. Cette baisse de forme s’explique par plusieurs raisons, mais les principales demeurent, à mon avis, liées à la méforme de l’habitat social et à la tenue des élections communales qui a perturbé le programme Villes sans bidonvilles», argumente M.Hejira. Et les derniers chiffres du ministère sont là pour le confirmer. A commencer par la consommation du ciment qui a enregistré une petite évolution de 3,4% par rapport à 2008. «Certes, la consommation de ce matériau a augmenté en 2009, mais beaucoup moins qu’en 2008 et 2007 où la consommation a respectivement crû de 9,9 % et 12,6%», commente Essaid Zniber, le tout nouveau secrétaire général du ministère de l’habitat et de l’urbanisme. L’évolution des encours de crédits à l’immobilier a également marqué le pas avec un petit 13%, à 172,3 milliards de DH, contre 27% à fin 2008 et 48% à fin 2007.


259 500 logements achevés contre 241 000 en 2008

Cette petite hausse de l’encours des crédits passe pour une excellente note en comparaison avec les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur de l’immobilier qui ont dégringolé de 7,78 milliards de DH à 4,97 milliards. «Les IDE relatifs à notre secteur ont toujours été très liés au haut standing qui a été le segment ayant le plus souffert de la mévente. Il est donc tout à fait normal que les investisseurs étrangers qui ont également subi les foudres de la crise de l’immobilier dans d’autres pays s’engagent moins sur le marché national», tempère un membre de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). En matière de production des logements, les mises en chantier totales ont quasiment stagné puisque l’on est passé de 360 000 en 2008 à 360 600 en 2009. En revanche, les mises en chantiers de logements sociaux se sont effondrées, enregistrant un piètre 156 600 contre 213 000 unités un an auparavant.


Seulement 18 300 baraques détruites

Quoi qu’il en soit, les achèvements ont augmenté, passant de 241 000 unités en 2008 à 259 500 l’année dernière. Mais ce n’est pas le cas pour tous les segments, puisque les logements sociaux ont encore marqué le pas. A peine 90 000 unités ont été livrées contre 129 000 en 2008, soit 30 % de moins. Les conséquences ont été directes sur les réalisations du Fogarim. Ce fonds géré par la Caisse centrale de garantie (CCG) et destiné à garantir les prêts immobiliers contractés par des personnes à revenus faibles ou irréguliers a profité à 9873 ménages en 2009 contre 14870 en 2008 et 15 513 en 2007. Depuis sa création, le fonds garantit 53312 crédits accordés pour un montant total de 7,76 milliards de DH.
Le logement social n’est pas le seul segment à avoir souffert. Le programme Villes sans bidonvilles a également accusé une légère baisse de régime. Ainsi, les efforts conjoints du ministère de l’habitat et de celui de l’intérieur n’ont abouti qu’à la démolition de 18 300 baraques contre 22 000 un an auparavant. Pour reloger les bidonvillois, 18 000 unités ont été mises en chantier et 15 500 ont été achevées l’année dernière, ce qui porte le cumul à 204 500 mises en chantiers et 157 000 achèvements à fin 2009. Seules 8 localités ont été déclarées villes sans bidonvilles en 2009, ce qui porte le total à 38 villes sur un objectif de 83 d’ici 2012. «Ce programme souffre notamment du manque du foncier et de l’absence de convergence entre les différentes administrations concernées. De plus, les ménages concernés par ce programme sont tous insolvables», explique le ministère de l’habitat et de l’urbanisme. Ce programme qui vise à recaser 266 000 ménages est doté de 25 milliards de DH, dont une subvention étatique de 10 milliards. Mais le nombre des ménages habitant dans ces baraques n’a cessé d’augmenter au fil des années pour atteindre 298 000 en 2006 et 310 000 en 2009. Le programme de logements à 140000 DH qui a été lancé en 2008 peut être considéré comme l’une des rares satisfactions de 2009 puisque 4 500 unités ont été livrées et 31 000 autres lancées, ce qui porte le nombre des logements lancés à 52 000, soit 40% du programme total qui comprend 130 000 unités.


FOCUS :P lus de 97 000 dossiers de construction instruits par 25 Agences urbaines

Les 25 Agences urbaines du Royaume (en fait elles sont 26 mais celle de Casablanca est toujours sous la tutelle du ministère de l’intérieur) ont instruit 97 112 dossiers au cours de 2009 et ont donné un avis favorable pour 73,4% des projets. «80% des projets ayant reçu un avis favorable sont de type économique et 68% des dossiers instruits sont passés par les guichets uniques installés au niveau des agences urbaines», explique-t-on auprès du ministère de l’habitat. Les contrôleurs des Agences urbaines ont en revanche effectué 22 991 visites de chantiers et ont relevé 12 643 infractions.
La production des documents de l’urbanisme n’est pas en reste puisque l’année 2009 a connu le lancement de 109 documents dont 6 schémas directeurs, 33 plans d’aménagement et 70 plans de développement des agglomérations rurales (PDAR). Sur les 109 documents lancés, seuls deux schémas directeurs, 30 plans d’aménagement et 5 PDAR ont été homologués. Pour 2010, le ministère de l’habitat espère l’homologation de 6 schémas directeurs, 103 plans d’aménagement et 44 PDAR.


source : la vie eco

Immobilier au Maroc : Plus loin dans la crise ou vers la reprise ?

Je viens de lire un article plutôt alarmiste dans l’économiste. Alarmiste surtout en ce qui concerne les déséquilibre offre/demande et l’habitat social. L’article s’appelle « UN vent de panique souffle sur l’immobilier.  » Je vais vous en livrer quelques lignes.
C’est vrai que quelques directives bien amorcées, comme les logements sociaux avec les plans sans villes sans bidonvilles + le soutien du fond damane sakane pour les crédits immobiliers marocains pour les revenus moyens avaient de quoi frapper fort mais souffrent vraiment de la situation. Sinon dans certaine ville on constate qu’il y a eu stagnation voir légère baisse des prix (2%). Vu la situation internationale ça ne me parait pas de la folie ? Mais bon certains semblent le croire, c’est le problème d’avoir été élevé avec des 12 % de croissance annuelle (demandez à l’industrie chinoise en ce moment ! )


Quelques mots de l’article avant d’en discuter
Le bilan du secteur au premier semestre 2009 laisse prévoir des mois, voire des années difficiles pour le secteur. De fait, les résultats sont en demi-teinte et la situation a de fortes chances de s’aggraver d’ici 2010. (…) Une situation qui ne risque pas d’évoluer puisque, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, le secteur ne progressera que de 4,68% durant la seconde moitié de 2009. Pourtant il avait arboré une évolution à deux chiffres (+11%!) au cours de l’année précédente.
(NDLR qu’est-ce que je vous disais, les gens croient qu’ils vont tirer 11% de croissance annuelle, et encore, sans avoir pris de grandes réformes… dans quelle économie voit-on ça ?)
Bien qu’en évolution, les crédits immobiliers, dans leur ensemble, se sont sensiblement essoufflés. Ils n’ont augmenté que de 21,3% à fin mai dernier contre 60,6% une année auparavant. Leur encours total a enregistré pour sa part près de 161,3 milliards de DH, marquant de fait une timide augmentation de 6%. Laquelle a surtout concerné les promoteurs (14,5 %) au détriment des particuliers (1,3%). En absolu, l’encours des crédits immobiliers n’aura réalisé que 8,5 milliards de DH au cours des 5 premiers mois de 2009, contre 13 milliards au cours de la même période une année auparavant, soit un repli de près de 35%. Une baisse qui a surtout frappé les crédits alloués aux particuliers.


Hausse des taux de crédit immobilier
Dans ce contexte, les taux d’intérêt appliqués aux crédits pour le moyen et le long terme se sont inscrits, depuis le 2e trimestre 2008, sur un trend haussier. Ils sont passés de 5,2% à 5,7% en 2009, en hausse de 9,7%.

Les prix ont également affiché des baisses. A l’échelle nationale, ils ont reculé de 2% pour les appartements et de 1% pour les villas. Et c’est Marrakech qui trône en tête des villes où les baisses sont les plus frappantes, à l’heure où Casablanca et Rabat voient leurs prix stagner.

Plus inquiétant encore, le désintérêt des promoteurs pour le logement social. Ainsi, la production des appartements entre 200.000 et 300.000 DH, destinés aux franges sociales les plus modestes, s’est littéralement arrêtée durant la première moitié de l’année en cours.
Le plan «Villes sans bidonvilles» continue, pour sa part, à battre de l’aile. Alors qu’il prévoyait d’éradiquer près de 280.000 logements insalubres, seulement le tiers du programme a été réalisé jusqu’ici. Au niveau du ministère, on préfère expliquer ces retards par les contraintes liées aux récentes élections communales.

L’analyse de la dynamique de construction et d’investissement, mesurée indirectement à travers la vente de ciment, révèle en revanche une certaine reprise. Au cours des 5 premiers mois de l’année en cours, les ventes cumulées de ce matériau ont connu une hausse de 17% en comparaison avec les 5 derniers mois de 2008. Cependant, cette évolution est restée limitée à certaines villes comme Casablanca, Fès, Meknès, Oujda et Salé, alors que l’activité a enregistré un recul à Marrakech, Agadir, Settat et El Jadida.(…)
Le fameux baromètre sur les prix de l’immobilier, longtemps attendu et marqué par un certain mutisme, est également déjà mis sur les rails. «Ce n’est pas parce que l’on en parle plus que l’on y travaille pas!» affirme Saïd Sekkat, secrétaire général de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). Et de poursuivre que ce chantier a commencé seulement au début de l’année en cours, et qu’il devra être achevé avant 2010.


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