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Crédits immobiliers au Maroc : 52% des dépôts et 49% chez Banque populaire et Attijariwafa bank

BMCE est distancée mais maintient son avance sur ses poursuivants directs, Crédit Agricole et Société Générale.
Les filiales des banques françaises toujours dans une logique de rentabilité plus que de taille.
Le CIH table sur son plan 2010-2014 pour revenir dans la course.
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Le leadership du secteur bancaire se joue désormais entre le groupe Banque populaire et Attijariwafa bank qui, au regard des derniers chiffres à fin avril, publiés par le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), se détachent nettement du peloton en matière de dépôts et de crédits. Les autres indicateurs de performances que sont, entre autres, la rentabilité des fonds propres, la qualité du portefeuille ou le coefficient d’exploitation (charges d’exploitation/produit net bancaire) ne sont pas pris en compte dans notre analyse.
A elles deux, les deux banques citées ont collecté, à fin avril, 52,6 % des dépôts qui s’élèvent à 548 milliards de DH, et consenti 49,26% des crédits d’un total de 480,3 milliards. Dans cette cour des grands, c’est la BP qui a pris l’avantage. Avec 152,76 milliards de DH en dépôts et 118,6 milliards de crédits accordés,  elle s’adjuge respectivement 27,88% et 24,70% des parts de marché (PDM). Par rapport à la même période de l’année dernière, ce groupe a même grignoté environ un point sur les concurrents. Le gros de ses ressources est constitué des dépôts à terme, dont l’essentiel revient aux Marocains résidents à l’étranger (MRE). Cette banque bénéficie d’un avantage acquis sur cette clientèle depuis plusieurs années, même si la tendance est à la stagnation de ses collectes.
Elle est suivie de près par Attijariwafa bank avec 24,72% de PDM pour les dépôts et 24,56% pour les crédits. Contrairement à son concurrent direct, AWB a perdu, tout de même, 1,3 point de PDM sur le premier poste, par rapport à avril 2009. Sa position n’a en revanche pas bougé sur les concours. Que ce soit pour le financement de la trésorerie, des équipements ou de l’immobilier, elle domine la BP, avec des Pdm de 25,02%, 26,79% et 13,49% contre 23,09%, 19,70% et 23,04%. Par contre, elle est nettement battue sur le crédit à la consommation où la banque au cheval rafle 39,2% des 30,8 milliards de DH prêtés à la clientèle. Toutefois, fait remarquer un analyste, il faut y voir aussi l’effet de spécialisation d’Attijariwafa dont les agences réorientent très souvent les demandes de crédit des particuliers vers Wafasalaf, filiale dédiée au crédit à la consommation.
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Les françaises décidées à garder leur taille moyenne

Pour chacun des postes, tant du côté des utilisations que de la collecte, les positions ne sont pas figées. Loin de là. De gros flux peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Le face-à-face est donc parti pour durer.
BMCE est, quant à elle, largement distancée. Le vaisseau   amiral du groupe Benjelloun mise davantage sur la croissance à l’extérieur du pays, notamment en rachetant des actifs en Afrique subsaharienne. Pour le moment, elle s’accroche solidement à sa troisième place en engrangeant 14,37% des dépôts et 12,51% des crédits. L’établissement a toutefois perdu des dixièmes de points de PDM depuis avril 2009. Et ce n’est pas par manque d’agressivité. Durant  l’exercice précédent, elle avait ouvert 61 nouvelles agences, portant son réseau à 555. D’un autre côté, «BMCE Bank devra aussi guerroyer sur les gros projets en mieux maîtrisant les risques», commente un banquier. La menace de ses poursuivants n’est pas pressante, mais rien n’exclut une réduction plus prononcée des écarts à moyen terme.
Le Crédit Agricole du Maroc (CAM) et la Société Générale sont en effet en embuscade. Elles sont à égalité sur les dépôts avec 8,05% de PDm. Pour les crédits, la banque française réalise 8,62% des engagements totaux et le CAM 8,13%. Toutes les deux se sont bien maintenues depuis un an, augmentant ou préservant leur Pdm. Le CAM tire les fruits de sa restructuration et ne cache pas ses ambitions de jouer un rôle plus important dans le financement de l’économie.
En revanche, il n’est pas sûr que la Société Générale se lance dans une stratégie volontariste de conquête de parts de marché. Sa démarche est assez similaire à celle de ses consœurs françaises, BMCI et Crédit du Maroc, qui ont sans doute choisi de garder une taille moyenne et de privilégier une forte rentabilité. Ces deux établissements se tiennent d’ailleurs dans un mouchoir de poche, avec un avantage pour la filiale du groupe BNP Paribas qui comptabilise 6,93% des dépôts et 7,82% des crédits, tandis que CDM en est à 5,46% et 5,98%. Le CIH, lui, joue un cran en dessous. Le spécialiste historique de l’habitat a visiblement du mal à rebondir. Il émarge très loin sur les deux tableaux (dépôts et crédits). Après plusieurs tentatives de remise sur orbite, l’espoir de sortir de la zone de turbulence repose maintenant sur le plan 2010-2014 concocté par Ahmed Rahhou, venu à la rescousse, il y a quelques mois. Pourtant, à en croire un observateur qui jette ainsi un pavé dans la mare, «l’avenir de cette banque réside inévitablement dans le rapprochement avec un autre établissement».
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le 31 mai dans la vie éco
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Immobilier Rabat : Commercialisation des premières unités de la nouvelle Marina de RABAT – SALE

marina bouregreg Rabat

marina bouregreg Rabat

Commercialisation des premières unités de la nouvelle Marina de RABAT – SALE

Les prix des appartements et des commerces varient de 18.000 Dh le m2 à 28.000./DR

L’opération de commercialisation de 158 appartements et 85 commerces constituant le Front Fluvial, le Front Marina ainsi que des unités dépendantes de la Cité des Arts et Métiers, a été lancée le 12 février lors d’une visite de chantier et d’un point de presse destinés aux médias nationaux et étrangers.

Cette conférence tenue, la veille du lancement, en présence de son Excellence l’ambassadeur des Emirat Arabes Unis, a été animée par Lemghari Essakl, directeur général de l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg et Youssef Abou Nowais, manager au Consortium Al Maâbar international Investments Compagny.


700 millions d’euros d’investissement

En cours de réalisation, en partenariat entre l’Agence pour l’aménagement de la vallée et le consortium précité sur un terrain de 30 hectares pour une superficie globale de 70 hectares, mobilise un investissement estimé à 700 millions d’euros. Il comprend 1700 unités résidentielles, des hôtels, des plateformes de bureaux, des commerces, des équipements publics, des espaces verts, des places, des lieux de détente, de loisirs, d’animation et des galeries d’art.

Le Front Fluvial, outre sa façade sur le fleuve, bénéficie d’une vue imprenable sur le patrimoine historique de Rabat Salé, la Tour Hassan, les médinas des 2 villes et le Mausolée Mohammed V et la kasbah des Oudayas. La façade du Front Marina, comme son nom l’indique, s’ouvre sur la Bouregreg Marina. Dans le but de ne pas dénaturer le site, les constructions ne dépasseront pas 3 à 4 niveaux. Les prix débuteront à 18.000 dirhams le m2, pour atteindre 28.000 dirhams pour une infime partie. Les livraisons se feront en 2011.

“Les prix ne sont pas exagérés”

AU cours du débat, Lemghari Essakl a tenu à préciser que le projet ne connaît aucun problème de trésorerie, au contraire: les banques de la place se presseraient pour apporter leur contribution. “Ceux qui parlent de retard dans l’exécution doivent se souvenir de la situation dégradée du site en 2002 et du fleuve pollué dans une proportion de 90%”, a t-il déclaré. “Les prix avancés ne sont pas exagérés, compte tenu des contraintes géologiques du site; il a fallu creuser à des profondeurs de 19 mètres à certains endroits avant de poser les fondations. Compte tenu de ces contraintes, le projet Bab el Bahr nécessite un investissement de 30% en plus comparativement à tout autre projet de même standing”.

Immobilier Maroc Agadir: Dyar Shemsi crée un village pour retraités actifs à Agadir

Dyar Shemsi

Dyar Shemsi

Situé entre Agadir et Taroudant, il comprendra 240 villas.
Les logements sont vendus à partir de 90 000 euros.
Une enveloppe de 200 MDH investie dans le projet.



Le groupe immobilier Dyar Shemsi semble rentré résolument dans le XXIe siècle en ciblant une nouvelle clientèle étrangère qu’on appelle désormais «les jeunes» retraités actifs. Une catégorie de touristes qui visitent régulièrement le Maroc et dont un bon nombre envisage même de s’y établir. Partant de ce constat, le groupe a décidé de construire un complexe résidentiel dans le sud du Maroc, entre Agadir et Taroudant. «Nous avons remarqué qu’il n’y a aucune corrélation entre la demande et l’offre locale. C’est ainsi que nous avons pensé à réaliser ce projet destiné aux résidents âgés entre 55 et 70 ans qui sont en quête de confort, de loisirs et de divertissement», explique Omar Maâouni, l’un des deux entrepreneurs à l’origine du projet qui nécessitera un investissement de 200 MDH.

La superficie des villas va de 200 à 400 m2
Situé en pleine nature, ce projet consiste en la construction d’un village de 240 villas sur un terrain de 30 ha. «Le choix de la ville d’Agadir n’est pas fortuit. Au-delà du climat, c’est l’une des régions du Maroc où le coût de la vie est très bas, ce qui va permettre aux retraités d’améliorer leur pouvoir d’achat ainsi que leur cadre de vie», ajoute M. Maâouni.
D’une superficie allant de 200 à 400 m2, ces maisons de plain-pied allient, selon les promoteurs, tradition et modernité. Avec jardin privatif, cuisine américaine équipée, climatisation, insonorisation et isolation thermique, elles semblent correspondre à une large palette de besoins en confort. Le complexe est, en outre, doté d’une partie commune qui permettra aux résidents de découvrir une panoplie de loisirs, notamment natation, tennis, pétanque, golf…
Mieux, selon les promoteurs, à côté de ces loisirs, la culture a sa place avec des ateliers d’initiation au théâtre, aux arts plastiques ou encore au jardinage.
La commercialisation des villas est déjà entamée en France et au Maroc. Prix : à partir de 90 000 euros (environ un million de DH). Une première tranche de 40 villas sera livrée fin 2010 ; la deuxième de 80 villas le sera en 2011 et le reste, 120 villas, au courant de l’année suivante.
Signalons que ce village sera co-géré par Dyar Shemsi et Domitys, filiale du groupe français Aegide qui a lancé, en 2001, le concept de résidence services seniors dans l’Hexagone.


A noter que ces produits sont finançables par crédit immobilier, et n’oubliez pas que les retraités étrangers domiciliant leurs revenus au Maroc bénéficient d’exonérations d’impôts, pour plus d’informations sur ces points, la meilleure source d’info est CAFPI Maroc.

Montée inquiétante des impayés dans le secteur du crédit au Maroc

Depuis le début de la crise, en septembre 2008, la préservation des emplois et l’accompagnement des entreprises étaient les deux principales préoccupations des pouvoirs publics. Mais la rétraction de l’activité a également des retombées sur le secteur du crédit. Car un salarié qui perd son emploi ou une entreprise qui ferme c’est aussi un client qui n’est plus en mesure d’honorer ses crédits. Au Maroc, certes, on n’en est pas encore au scénario catastrophe qui s’est produit aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Espagne. Mais une chose est sûre : chez les banques et sociétés de financement, l’évolution des créances en souffrance, les impayés en d’autres termes, montrent des signes d’inquiétude avec un volume d’encours et des provisions qui ont beaucoup augmenté durant le premier semestre 2009. Les statistiques mensuelles les plus récentes du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), arrêtées jusqu’à fin août, ne donnant pas d’indications précises, c’est plutôt du côté des résultats semestriels des banques qu’il a fallu se tourner pour avoir une idée des créances provisionnées pour défaut de paiement.

Les banques du maroc et le credit

Les banques du maroc et le credit



Le CIH et la BP épargnés en raison d’importantes reprises

Les chiffres semestriels montrent une nette augmentation des dotations nettes de reprise aux provisions pour créances en souffrance. Pour les banques, celles-ci ont quasiment doublé en un an pour atteindre 1,5 milliard de DH, absorbant ainsi 17% du résultat brut exploitation (RBE) contre seulement 9,5%, à fin juin 2008. Pour les sociétés de financement, ces dotations nettes de reprises aux provisions sont passées de 105 MDH à fin juin 2008 à 284 millions, au terme du premier semestre de 2009, soit une croissance de 170%. Signalons à cet effet que si les banques et les sociétés de financement affichent un taux de créances en souffrance en baisse à fin juin dernier, c’est, en grande partie, en raison de la hausse des crédits octroyés durant cette période. «Le taux de créances en souffrance représente la partie des créances pré-douteuses, douteuses et compromises dans le total des crédits distribués. Autrement dit, tant que les nouveaux crédits augmentent le total des créances, ce taux n’augmentera pas de manière très significative jusqu’à ce que les impayés des nouveaux crédits commencent à tomber», explique un banquier de la place.
Quoi qu’il en soit et en dehors du taux de créances en souffrance, les dotations nettes de reprise des provisions (DNRP) qui constituent ce que l’on appelle le coût du risque pour les établissements financiers ont quand même augmenté d’une manière alarmante cette année.
Pour Attijariwafa bank, ces dotations ont augmenté de 120% par rapport à fin juin 2008, à 476,7 MDH. A la BMCE Bank, elles ont atteint 272 MDH contre 94 millions, soit une hausse de 189%. La Société générale, le Crédit du Maroc et la BMCI ne sont pas en reste, puisque les provisions sont respectivement passées de 66,5 à 334,3 millions de DH, de 3 à 80 millions et de 34 à 52 millions.


Les sociétés de financement estiment que le pire est passé

Néanmoins, la hausse du coût du risque semble avoir épargné quelques banques telles que la Banque populaire et le CIH. La première affiche un solde en baisse de 75% à 56,7 MDH alors que le deuxième, lui, affiche même un solde négatif, les reprises sur provisions ayant dépassé le montant des dotations. «Pour le CIH et la Banque populaire, les efforts consentis depuis quelques années pour l’épuration des créances litigieuses ont permis d’échapper à la règle du marché, mais ce ne sera pas pour longtemps car elles seront tôt ou tard rattrapées par la tendance générale», estime un analyste financier. Selon lui, la hausse des créances en souffrance est essentiellement due à l’impact de la crise économique internationale sur certains secteurs de l’économie nationale comme le tourisme, le textile et l’industrie automobile. Pour illustrer ses propos, cet analyste cite l’exemple du groupe de textile Legler Maroc qui vient d’être mis en redressement judiciaire et qui doit un plus de 700 MDH aux banques locales (lire La Vie éco du 23 octobre 2009).
Sur le plan des impayés, les sociétés de financement ne sont pas mieux loties. Par exemple, Salafin voit ses provisions pour créances en souffrance, nette de reprises, passer de 3,5 MDH à fin juin 2008 à 22,5 millions au premier semestre 2009. Sofac, Eqdom et Taslif affichent respectivement des hausses nettes de 14,2, 6,7 et 1,8 MDH. Tout en confirmant cette tendance haussière, l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) tient à préciser que les dotations aux provisions doivent être analysées par rapport à l’encours brut du crédit. «Il est vrai que les impayés ont augmenté ce dernier semestre, mais l’encours des crédits a également évolué», relativise Aziz Cherkaoui, président de la commission des crédits à la consommation au sein de l’APSF et Dga de Salafin. Selon lui, la hausse des impayés a commencé dès février dernier. «Nous avons remarqué une augmentation du coût du risque depuis février dernier. Cette tendance s’expliquait au départ par la crise que connaissent certains secteurs très liés aux marchés internationaux. Mais actuellement, et en raison de l’effet de contamination, les impayés touchent même les secteurs dits domestiques» , souligne-t-on auprès de l’APSF. Pour autant, «nous pensons, poursuit M. Cherkaoui, que les deux derniers mois ont marqué la fin de la période critique en matière d’impayés et nous nous attendons à une amélioration du portefeuille dès novembre ou décembre prochains pour une reprise en 2010». Un optimisme que ne partagent pas les analystes financiers qui estiment que le manque de visibilité sur les marchés internationaux maintiendra la tendance haussière des créances en souffrance jusqu’en 2010.


Recouvrement :P rivilégier le rééchelonnement d’abord

Pour faire face aux impayés qui augmentent, les banques et les sociétés de financement ont musclé leurs moyens de recouvrement. «Les établissements s’organisent pour réagir plus rapidement au niveau du recouvrement des créances notamment en renforçant leurs équipes de recouvrement et en multipliant les relances des clients» , souligne-t-on auprès de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Concrètement, les équipes de recouvrement commencent par proposer à leurs clients un rééchelonnement du crédit pour les aider à dépasser cette situation. «En matière d’impayés, il y a deux sortes de clients : ceux qui n’ont pas de quoi payer l’échéance et qui se voient appliquer la première procédure et ceux qui payent les créanciers les plus exigeants et essayent de négocier avec les autres. Pour cette seconde catégorie, nous essayons d’être très exigeants en mettant la pression avec des relances régulières», précise Aziz Cherkaoui, DGA de Salafin.


source aujourd’hui lemaroc

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