juin 9th, 2009 in Actualité Maroc | Pas de Commentaire »
La communauté marocaine résidant à l’étranger doit être considérée comme la 17ème région de notre pays», a déclaré Mohamed Ameur, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, lors de la présentation mardi à Casablanca du Plan national préliminaire pour la promotion des citoyens marocains résidant à l’étranger (2008-2012). Ce plan préparé par le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et la Fondation Hassan II pour les MRE a été approuvé et validé le 5 février 2008 par la Commission gouvernementale mixte chargée des questions des MRE, placée sous la présidence du Premier ministre. Ce plan conçoit la préparation et la mise en exécution d’une nouvelle politique nationale dans le cadre d’une méthodologie participative conformément aux orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI contenues dans son discours royal à l’occasion du 32 ème anniversaire de la Marche Verte. En matière d’enseignement, il est prévu d’augmenter le nombre des bénéficiaires du programme de l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine dans les pays d’accueil de 60.000 enfants actuellement à 150.000 en 2012.Concernant le volet culturel, le nouveau plan d’action du ministère envisage la création de cinq espaces bilatéraux de dialogue et d’amitié dans les pays d’accueil à raison d’un espace culturel par an.Il est aussi prévu d’augmenter le nombre de jeunes de la communauté marocaine bénéficiaires de voyages culturels et pédagogiques au Maroc.
Au niveau social, le plan national prévoit la prorogation du délai de l’importation provisoire de voitures au profit des MRE et la réduction de taxes douanières. Sur le plan économique et financier, l’accent est mis sur la mise à niveau de mécanismes des finances publiques chargés de financer l’investissement et la recherche de nouveaux outils incitatifs et ce par la restructuration de banque Al AMAL et l’amélioration de ses services.Figure aussi la création d’une structure nationale centrale et de structures régionales et locales pour l’accueil des MRE qui désirent investir au Maroc.Ces différentes structures sont destinées à leur porter assistance en ce qui concerne la préparation des études nécessaires ainsi que la recherche du financement et des projets productifs. Notons également la possibilité de réduction du coût des frais de transferts des fonds des MRE.
S’agissant du renforcement de la coordination et de la gestion commune des questions relatives aux MRE, l’élargissement de la Commission gouvernementale mixte figure parmi les priorités. Celle-ci tiendra des réunions régulières sous la présidence du Premier ministre. Signalons l’implication de l’approche «communauté marocaine résidant à l’étranger» dans les différentes politiques ministérielles ainsi que les programmes sectoriels et les procédures administratives et organisationnelles nationales. Une autre nouveauté réside dans la création de comités techniques centraux bilatéraux ou multilatéraux qui incluent le ministère chargé des MRE, le ministère des Affaires étrangères, la Fondation Hassan II des MRE et les directions et les institutions impliquées dans les questions des MRE.
- Les MRE bénéficient aujourd’hui de meilleures conditions d’accès à des crédits immobiliers ou tout type de prêt.
Du point de vue statistique, le nombre des MRE est passé de 1.634.520 personnes en 1992 à 3.200.000 en 2006, soit plus de 10% de la population selon le dernier recensement. Plus de 85% des MRE vivent en Europe occidentale, 9% vivent dans les pays du Golfe et 6% en Amérique du Nord. La structure démographique des MRE a quant à elle connu une forte mutation pendant ces dernières années. Près de 50% des MRE sont des femmes. La majorité des émigrés n’est plus composée de la main-d’œuvre originaire des régions reculées du pays. Les élites et cadres supérieurs vivant dans les villes choisissent de plus en plus de s’expatrier. Depuis le début des années 90, de nouveaux pays d’accueil de l’émigration se sont ajoutés aux destinations traditionnelles. C’est ainsi que l’Espagne est devenue le deuxième pays d’accueil des MRE avec plus de 500.000 personnes suivie de l’Italie qui accueille près de 350.000 Marocains.
juin 8th, 2009 in Actualité Maroc | Pas de Commentaire »
Dans un contexte actuel de recherche de financements innovants pour le développement, les transferts financiers des migrants, bien qu’il s’agisse de financements privés, ont fait l’objet ces dernières années d’un intérêt croissant, tant dans notre pays qu’à l’étranger. Ces transferts, formels ou informels, contribuent au bien-être des ménages dans les pays en développement. Cependant ils ne se dirigent pas suffisamment vers des investissements productifs. L’objectif est de parvenir à mieux bancariser les transferts, à diminuer leur coût et à les orienter vers des activités profitables au développement des pays pauvres. C’est d’autant plus nécessaire qu’avec la crise financière, la hausse des transferts observée ces dernières années pourrait se ralentir et nuire à la croissance des pays en développement. Il convient donc de mettre en place des mesures d’urgence accompagnées de mesures structurelles pou que ces pays bénéficient au maximum des transferts financiers. À mesure qu’augmente l’ampleur des migrations, la croissance correspondante des transferts financiers retient de plus en plus l’attention comme élément majeur d’une politique de co-développement. Encore mal comptabilisés, les transferts financiers des migrants n’en occupent pas moins une place importante dans les économies de nombreux pays du Sud : ils constituent un flux de devises significatif et peuvent avoir un effet multiplicateur sur la croissance économique, l’investissement et l’atténuation de la pauvreté. Au cours de l’année 2006, 210 millions de travailleurs ont envoyé à leur famille dans les pays en développement environ 300 milliards de dollars. Alors que ces transferts ont longtemps résisté aux aléas des conjonctures économiques, enregistrant des taux de croissance à deux chiffres ces dernières années, la crise actuelle semble avoir fortement contracté ces flux, notamment dans les pays les plus pauvres. Selon les dernières estimations de la Banque mondiale, les transferts de fonds des migrants vont baisser de 5 % à 8 % en 20091. Ce contexte rend d’autant plus nécessaire la mise en place de mesures favorisant la mobilisation de l’épargne des migrants en faveur du développement, en particulier dans le domaine de la création d’activités génératrices d’emplois et de revenus.
juin 2nd, 2009 in Salons au Maroc | Pas de Commentaire »
Comme tous les ans maintenant, parrainé par le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace, se tiendra le salon de l’immobilier LogImmo à L’OFEC (Foire internationale) de Casablanca.
Je ne sais pas si cette année encore il sera couplé à batimmo, mais ce salon est devenu maintenant un classique annuel. On n’est clairement au SMAP Paris niveau taille, mais en terme de salon de l’immobilier sur Casablanca c’est tout de même ce qu’il y a de plus gros. Un bon lancement de saison de résidents étrangers puisque ce sera presque au moment des gros week end de rentrée !

salon logimmo juin casablanca 2009
Organisé par Proxedit, on retrouvera la plupart des sponsors classiques, des banques avec leurs offres de crédit immobiliers marocains, les promoteurs avec leurs projet neufs en construction ou à livrer. Un peu moins d’agent immobiliers à mon goût mais peut être que cette année ouvrira le débat à ce niveau !
D’ailleurs en terme de débat : je vois sur l’affiche en haut à gauche : RME pour résidents marocains à l’étranger ; j’oscille toujours entre MRE et RME, quel est le bon terme ??
juin 1st, 2009 in Actualité Maroc, Trucs et Astuces Immobilier | Pas de Commentaire »
De justesse !
Juste avant l’engagement de la grande saison des retours au Pays l’état fait le geste qui compte : ouvrir Damane Sakane aux mre pour leurs crédits immobilier au Maroc ! En fait ils pourront adosser leur prêt à la garantie Damane Sakane, pour être plus précis. L’état va en plus subventionner à hauteur de 10% tout investissement avec un apport de 25% en devises .
Changement d’approche :
En effet, avant les MRE étaient vus comme de super richards qu’on allait pomper pendant leur passage au Maroc. Plus l’économie devient complexes, plus on se rend compte 1./ de la dépendance du pays à ses MRE 2./ de la difficulté ou des difficultés que ceux ci rencontrent dans leurs pays d’accueil.
Donc on les choye, on leur dit qu’on les aime.
Ce n’est pas la seule mesure pro-mre qui sorte ces dernières semaines, et de ce que j’ai entendu, ce ne sera pas la dernière. Les MRE galèrent, et le Maroc leur tends les bras. Leurs moyens financiers ont depuis les 12 derniers mois et si on les regarde en globalité énormément décru, et le pays, au lieu de chercher à prendre plus pour compenser, fait des gestes pour les inciter à venir et investir quand même.
La criiiiiiiiiise !
A priori le repli sur les 4 premiers mois de 2009 est de 14% dans les investissements MRE vers le Maroc. Les baisses des coûts de transfert par les banques, les mesures d’incitations de l’office des changes et de l’état, notamment avec Damane Sakane suffiront-ils à faire une grande saison 2009 ? Nous le saurons après l’été (et les effets encore imprévisible d’un ramadan à la fin de l’été!)
Thierry