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Maroc, Oujda : 4500 projets d’investissement dans l’immobilier

L’Agence urbaine d’Oujda, à l’est du Maroc, vient d’agréer 4500 dossiers d’investissement dans le secteur immobilier. Ces investissements devraient permettre d’injecter cinq milliards de dirhams dans des projets qui seront réalisés sur une superficie de 560 hectares. Ils s’intègrent pour la plupart dans le nouveau schéma directeur du grand Oujda, qui aboutira vers 2020 et sera accompagné de grandes réalisations d’habitat social. Le champ d’action de l’Agence urbaine concerne actuellement 67 communes situées sur les territoires où l’Agence compte réaliser ses futurs projets.


ça pulse au Nord !

Dar Assafaa première société de credit alternatif au Maroc

Bank Al Maghrib (BAM) a donné son aval pour la création de la première société de financement alternatif au Maroc. Ainsi, « Dar Assafaa », filiale à 100% du groupe Attijariwafa bank qui distribue depuis plus de deux ans des produits islamiques, a démarré hier son activité. Dotée de 9 agences éparpillées sur 8 villes marocaines (Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger, Agadir, Meknès, Fès et Oujda), cette nouvelle entité indépendante, d’un capital de 50 millions de dirhams, repose pour son financement, dans un premier temps, sur des fonds propres institutionnels ainsi que des instruments alternatifs de dettes.

La probabilité d’ouvrir le capital à des institutions financières spécialisées n’est, d’ailleurs, pas exclue. Une fois atteinte, la vitesse de croisière de ce nouveau concept censé réinventer le crédit, le renflouement des caisses de cet établissement de crédit devrait s’imposer. Ainsi, celui-ci commence doucement son activité. Dans un début, «Dar Assafa », dotée d’un savoir-faire spécifique dans les services financiers alternatifs, cible les particuliers et les professionnels désireux de financer leurs projets immobiliers et l’acquisition de leurs biens de consommation par le biais de produits alternatifs. Ainsi, elle met à la disposition de ses clients de nouvelles formules de financement: Safaa Immo, Safaa Auto, Safaa Conso et Safaa Tajhiz.

Une palette qui serait appelée à s’enrichir dans le futur. En tout cas, le management semblerait confiant quant au développement du marché des produits alternatifs. « Ce qu’a fait le marché dans deux mois est le double de ce qu’il a fait dans deux ans, ce qui est rassurant pour nous », a rétorqué Nour Eddine Cherkani El Hassani, président du directoire de Wafa Immobilier, qui chapeaute désormais cette nouvelle filiale du groupe dont le lancement n’est pas fortuit d’après le management. Le potentiel du marché et sa maturité, les nouvelles dispositions fiscales et les expériences réussies à l’international sont autant de facteurs qui ont appuyé cette initiative. Sur le plan fiscal, si la taxe auparavant était calculée sur la base de la totalité de la redevance, la donne a changé avec les dispositions apportées par la loi de finances 2010. Ainsi, «les tarifs ont été revus à la baisse et le produit est devenu plus compétitif. Seulement, la tarification ne sera pas le seul déterminant de l’acte d’achat. Il y’aura d’autres éléments à prendre en compte tels l’accueil et l’écoute du client », a-t-il ajouté.

Reste à préciser que BAM interdit de faire référence, lors des campagnes de communication, à la connotation religieuse des produits de finance islamique. Cette obligation ne serai-elle pas contraignante du moment que le label halal est l’argument principal de vente de ces produits. Il est en effet dommageable de restreindre la publicité de ces produits financiers dans la mesure où ils pourraient contribuer de façon significative au financement de la croissance économique marocaine.


La «Moucharaka» pas prisée par les Marocains
La palette des produits islamiques est construite autour de trois principaux produits. Il s’agit d’abord de la « Moucharaka » qui correspond à une adaptation islamique du capital investissement où la banque s’engage à financer un projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en fonction d’un ratio préétabli. Ce concept n’est pas prisé au Maroc. Ensuite de la « Ijara » où la banque achète un bien et le loue à son client avec une promesse de vente à terme. Enfin de la « Mourabaha », qui est un prêt à court terme sans intérêt rémunéré par une marge prédéterminée. Une offre qu’une large frange de la population attend afin d’accéder au crédit et à de nouveaux produits d’épargne sans avoir à se soucier du dilemme de conscience posé par les produits de financement conventionnels.

En effet, conjugué à des facteurs objectifs comme la faiblesse des revenus ou la part élevée de personnes analphabètes, le facteur culturel, dominé par l’aspect religieux, explique la réticence des Marocains à utiliser les instruments modernes de financement. Résultat. Un taux de bancarisation de moins de 40%. Et depuis longtemps, l’économie marocaine souffre d’un taux d’épargne faible, ce qui ne lui permet pas de financer le niveau d’investissement qui serait nécessaire au maintien d’une croissance économique forte et stable.


source : le matin

Immobilier au maroc : Saïdia, station fantôme 5 mois après le lancement: hôtels, restaurants et golfs fermés Immobilier au maroc : Saïdia, station fantôme 5 mois après le lancement: hôtels, restaurants et golfs fermé

Station de Saidia

Station de Saidia

Un article engagé de l’économiste ci dessous, à propos de la station de Saidia, près de Oujda:
La station balnéaire de Saïdia n’en finit pas de faire parler d’elle! Cinq mois à peine après son lancement en juin, le site pilote du Plan Azur suscite des remous.
Toujours pas de plaques signalétiques pour trouver son chemin. Les parcours golfiques (124 ha) sont inexploités. Les deux hôtels de 5 étoiles, la médina d’une vingtaine de magasins et les restaurants fermés, zéro animation… «La station est morte depuis septembre», témoignent plusieurs sources sur place.
Après deux mois d’exercice (juillet et août), les deux hôtels Barcelo et Iberostar -respectivement de 614 et 485 chambres- ont fermé leurs portes en attendant des jours meilleurs! Les deux établissements devraient rouvrir en mars ou avril 2010. «Deux mois d’exercice par an sont-ils suffisants pour rentabiliser des investissements aussi lourds?», s’interrogent des opérateurs. Faute de clients, plusieurs artisans et commerçants, ayant loué des magasins dans la médina de la station, se plaignent car ils doivent coûte que coûte s’acquitter d’un loyer mensuel.
Depuis septembre, d’aucuns parlent de station fantôme: «De nombreux efforts ont été entrepris à la veille et pendant les Assises. Mais juste après la visite royale, le site a été déserté».
L’ire des écologistes reprend aussi. Le mouvement Esco Esco (Espace de solidarité et de coopération de l’Oriental) revient à la charge. Il dénonce la face cachée d’une offre balnéaire d’apparence séduisante, le non-respect de «la nature, l’environnement, les écosystèmes, la faune et la flore».
Les écolos de l’Oriental parlent déjà d’une dégradation avancée du site. En plus de la déforestation, de la rupture du cordon dunaire, de la destruction du littoral et autre désertification…, une régression accélérée de la plage de Saïdia a été constatée ces derniers mois. «L’érosion de la côte se fait à une vitesse plus accélérée que prévu», fustige le mouvement. «Le retrait de la ligne de côte se fait inexorablement au détriment de la plage», ajoute-t-il. De l’avis même des promoteurs du projet, «pour les besoins de développement des composantes de la station, des impacts ont eu lieu sur la faune et la flore du site». A ce titre, il a été décidé de mettre en place un observatoire de la nature et de la biodiversité, la construction d’un centre d’éducation environnementale ou encore la plantation des zones rasées.
D’ailleurs, un collectif d’associations écolo baptisé «L’écoloplateforme du Nord» vient de mettre une vidéo sur Youtube qui dénonce les dégâts écologiques irréversibles in situ en présence d’une délégation de députés verts français, dont la sénatrice Alima Thierry Boumediane. Un dossier exhaustif qui démontre l’impact écologique des aménagements touristiques sur cette partie a été remis à la sénatrice concernant la dégradation du littoral. La députée a promis de faire tout son possible pour porter cette affaire au Parlement européen.
Pour éviter l’ensablement du site, des évacuations en quantités importantes de sable sont effectuées au vu et au su de tous. De leur part, les riverains dénoncent des opérations de pillage de sable dans la zone.
Plus encore, ils pointent du doigt l’installation d’une vingtaine de cafétérias en béton qui, pourtant, «ont obtenu des autorisations pour occupation temporaire» au centre-ville. Mais depuis quand les constructions en béton relèvent-elles de l’occupation temporaire?
Le comble, «le conseil communal de Saïdia n’a jamais autorisé ces constructions», signalent plusieurs sources ayant requis l’anonymat. Mais qui se cache alors derrière ces autorisations?
Autre problème et non des moindres, une vingtaine d’acquéreurs anglais se plaignent toujours des retards de livraison de leurs villas. Aujourd’hui, et suite à la crise internationale, ils exigent carrément la restitution de leur argent auprès de la SAS (Société d’aménagement de Saïdia, filiale de Fadesa). Des plaintes ont été déposées à ce sujet auprès du Tribunal d’Oujda. Le dossier est entre les mains de Me Salima Faraji, avocate à Oujda. «Aujourd’hui, les villas sont prêtes ainsi que les permis d’habiter. Mais suite à la crise internationale, une vingtaine d’acquéreurs anglais exigent la restitution de leur apport qui est de 900.000 DH», confirme l’avocate.
Plus grave encore, l’épineux problème des eaux usées. De sources concordantes, la station d’épuration n’est pas opérationnelle. Du coup, les rejets menacent considérablement le SIBE (site d’intérêt écologique et biologique) de la Moulouya. Sur site, l’on se plaint d’odeurs pestilentielles en plus des formations de flaques importantes d’eaux dès qu’il commence à pleuvoir.
Pour rappel, L’Economiste avait déjà sollicité l’avis des autorités locales sur l’impact d’un tel projet sur l’environnement. Réponse: la probabilité d’une menace écologique n’est pas rejetée en bloc par les autorités et le promoteur, mais elle est contrebalancée par l’argument développement économique: «Avoir un souci écologique est un signe de bonne santé. Il est évident qu’il y a des déséquilibres lorsqu’on privilégie le béton à la nature. Mais il faut faire des choix», avait précisé le wali d’Oujda qui se disait sensible au discours écologiste. En revanche, «entre la préservation d’une tortue et la création d’une dynamique économique dans la région avec, à la carte, pas moins de 50.000 nouveaux emplois, et une recette de quelque 5 milliards de DH», le choix est vite fait.
A l’origine, avait rappellé le wali, le site en question n’a jamais focalisé l’attention de qui que ce soit. «C’était il y a quelques années une zone marécageuse qui rapportait zéro dirham à l’Etat». Les autorités ne rejettent pas l’argument écolo mais demandent aux «détracteurs d’étayer leurs critiques par des arguments qui ont une rigueur scientifique».




Marina et jerricans algériens

Invraisemblable! Toute une marina de 800 anneaux, qui plus est considérée parmi les 3 premiers ports de plaisance de la Méditerranée, ne dispose pas de station d’approvisionnement en carburant. Du coup, plusieurs yachts, bateaux de plaisance anglais et espagnols d’une valeur de 20 à 30 millions de DH ne trouvent pas le gasoil spécial à la marina, encore moins une station-service dédiée. Pour éviter la panne sèche, pas beaucoup de choix. Ce sont les bidons de 5 litres et jerricans remplis de carburant de contrebande en provenance d’Algérie qui sauvent la mise, témoignent plusieurs personnes. «Cela n’existe nulle part au monde. On ne s’amuse pas à ouvrir une marina sans la station de fuel», fustige le propriétaire d’un yacht.




Allergiques aux médias!

Depuis le reportage diffusé par France 5 sur les déboires de la station balnéaire en juin dernier, les journalistes seraient devenus persona non grata à Saïdia. De sources concordantes, «les autorités sont devenues allergiques aux médias». Pour faire correctement son reportage, désormais le journaliste doit se munir d’une autorisation spéciale ! Une consoeur hollandaise a même fait, le 19 novembre, les frais d’un contrôle musclé des autorités pour avoir pris des photos autour du SIBE. Ses photos ont été entièrement détruites.

A. R.

Saidia : nouvel Eldorado ou bétonnerie de la nature ?

Ce reportage français de France 5 est censé montrer ce qui se passe à Saidia. Pour rappel, Saidia est ce coin magnifique de la méditerranée juste au nord de Oujda (frontière algérienne). Avec le nouvel aéroport international de Oujda, ainsi que toutes les infrastructures qui ont été construite, Saidia est un des endroits phares du plan de tourisme marocain. Imaginez : des plages magnifiques et vierges ! Alors qu’en face la costa del sol est bétonnée à ne plus savoir qu’en faire ?
Alors oui les belles plages sauvages sont en train de s’équiper, on passe des routes, on fait des lotissement des casinos, des boites, des hôtels de luxe etc…

Faut-il s’en offusquer ?

Votre avis m’intéresse : on peut en discuter ici

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SAIDIA OU LE GRAND FIASCO IMMOBILIER (video dm)

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Tout ce que je peux dire de plus pour l’instant c’est qu’il y a un grand nombre de projets immobiliers de très bon standings qui se développent. J’ai vu les crédits immobiliers demandés pour des projets dans cette région et les promoteurs ont souvent des garanties à mettre en face. Il y a aussi beaucoup d’investissement des emiratis. Vu les circonstances actuelle, il faut espérer que ces investissements en ralentissement pas, afin qu’on ne se retrouve pas face à un projet qui patauge. Quitte à habiller le coin, autant l’habiller bien.

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