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Plan pour les MRE : évolution des flux financiers et liens économiques avec le Maroc

Dans le rapport du plan VISION 2008 2012 pour les MRE (Marocain résidents à l’étranger), on trouve un gros chapitre sur les transfert d’argent et l’impact financier des MRE. En effet, plus de 10% de la population marocaine vit hors du Maroc !


Transferts : 9% du PIB

Une évolution toute aussi remarquable de la CMRE concerne sa contribution à l’économie nationale, davantage visible à travers les transferts de fonds. Ces derniers ont enregistré une évolution spectaculaire au cours des dix précédentes années.

Comme les footeux à l'étranger

Comme les footeux à l'étranger

Ils sont passés de l’ordre de 20 milliards de dhs en 1998 à plus de 57 Milliards de dhs en 2007 avec parfois des taux d’augmentation élevés, voire très élevés comme ce fut le cas en 2000 (+20,8%) et 2001 (+60,5%).
Pour l’année 2008 (fin octobre), les recettes M.R.E se sont stabilisées à 46 milliards de dhs contre 46 milliards de dhs, aussi, à fin octobre 2007.

En termes macroéconomiques, ces transferts représentaient, en 2005, 9% du PIB, 296% des investissements directs étrangers au Maroc, et 704% de l’aide publique au développement reçue par la Maroc, nonobstant leur impact sur la balance des paiements, les dépôts des banques, la cohésion sociale et la solidarité.


Ils constituent donc, de ce fait, un enjeu crucial pour la stabilité et le développement économique, social, humain et politique du pays tout entier.

L’impact des transferts des MRE sur l’équilibre des échanges commerciaux et avec l’extérieur prend une importance significative, car c’est grâce à ces transferts que la balance des paiements enregistre un solde net positif de 18,857 milliards de dhs qui se transformerait, sans les transferts des MRE, en un solde négatif de 36,269 milliards de dhs compte tenu du déficit de la balance commerciale de 138,83 milliards de dhs. A noter que les MRE ont accès au crédit immobilier au Maroc sans grand problème. Jusqu’au milieu de 2009 ils pouvaient emprunter plus de 100% même pour financer le black et les frais de notaire. Cette fin d’été il est plus difficile de trouver un prêt immobilier pour couvrir plus de 100 % (voir parfois pour couvrir 100%), car les banques savent qu’en ce moment les MRE sont plus menacés dans leur réalité économique et certains pourraient avoir des difficultés à rembourser leur credit.



Les transferts des M.R.E constituent aujourd’hui la première source de devises pour le pays et se placent devant les recettes de voyage.

L’analyse du comportement des transferts des MRE révèle un recours massif aux virements bancaires et dans une moindre mesure aux billets de banque et aux virements postaux.
Sur la période 2002-2007, 61% des transferts ont été réalisés par virements bancaires, 27% sous forme de billets de banque et 12% sous forme de virements postaux.

Ces derniers restent peu sollicités relativement au circuit bancaire. Leur part dans le total des transferts n’a cessé de régresser depuis le début de la décennie précédente en faveur du change direct des billets de banque.

Avantage pour le dédouanement des véhicules pour les Marocains retraités résidents à l’étranger

L’état fait un geste pour le dédouanement des véhicules des retraités marocains résidents à l’étranger.

Le Ministère chargé de la Communauté Marocaine Résidant à l’Etranger à le plaisir d’informer les Retraités Marocains Résidant à l’Etranger que dans le cadre de l’amélioration continue des prestations consenties à leur profit, il a été décidé d’un commun accord avec l’Administration des Douanes et Impôts Indirects et le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, de faire bénéficier cette catégorie de nos concitoyens, qu’elle soit résidente au Maroc ou à l’étranger, d’un régime de faveur consistant en l’octroi, à l’occasion du dédouanement de leurs véhicules, d’un abattement de 85% applicable sur la valeur à l’état neuf des-dits véhicules.

Cet abattement, réservé uniquement aux véhicules de tourisme, est subordonné au respect des conditions suivantes:

- limitation de cet avantage à un seul véhicule ;
- incessibilité du véhicule pendant une période de cinq (05) années ;
- limite d’âge du retraité à 60 ans et plus ;
- taxation sur la base d’une valeur estimée à l’état neuf, selon la marque, le modèle et les spécifications du véhicule considéré et ce, jusqu’à hauteur maximale de 300.000 dirhams. La tranche supérieure sera soumise au paiement des droits et taxes exigibles dans le cadre du droit commun ;
- séjour effectif à l’étranger d’au moins quinze (15) années. Cette condition est applicable également aux personnes ayant travaillé à l’étranger dans le cadre d’une mission ou d’un détachement et ce, quel que soit leur organisme d’appartenance (public, semi-public, privé ou autres);
- perception d’une pension de retraite du pays d’accueil allouée par un organisme de retraite. Ladite pension peut être versée également par un organisme national ou international au profit de personnes détachées auprès soit d’institutions internationales, soit de départements ou d’établissements nationaux établis à l’étranger;
- non cumul du bénéfice de l’abattement de 85% avec le régime du vieillissement prévu par la réglementation des douanes dans le cadre du retour définitif.


Les dossiers en l’objet sont à déposer auprès des services de la Circonscription douanière du ressort de l’intéressé, appuyés des documents ci-après désignés :

1- demande établie sur le «formulaire-type » fourni par le service, disponible également sur Internet à la rubrique MRE / Formulaires ;
2- justificatifs de la pension de retraite allouée;
3- justificatif du séjour à l’étranger d’au moins 15 ans délivré par le consulat du Maroc du ressort, ou tout autre document en tenant lieu ;
4- certificat d’identification du véhicule établi en double exemplaires par le centre immatriculateur du lieu de dédouanement
5- copie de la déclaration (D16bis ou D16ter) souscrite pour l’importation en admission temporaire du véhicule ;
6- copie de la carte d’identité nationale ;
7- facture d’achat pour les véhicules ayant moins de trois (03) mois d’âge.



Plus d’info sur le site des marocains du monde

Damane Sakane s’ouvre aux Mre pour leurs crédits immobiliers au Maroc

De justesse !

Juste avant l’engagement de la grande saison des retours au Pays l’état fait le geste qui compte : ouvrir Damane Sakane aux mre pour leurs crédits immobilier au Maroc ! En fait ils pourront adosser leur prêt à la garantie Damane Sakane, pour être plus précis. L’état va en plus subventionner à hauteur de 10% tout investissement avec un apport de 25% en devises .

Changement d’approche :

En effet, avant les MRE étaient vus comme de super richards qu’on allait pomper pendant leur passage au Maroc. Plus l’économie devient complexes, plus on se rend compte 1./ de la dépendance du pays à ses MRE 2./ de la difficulté ou des difficultés que ceux ci rencontrent dans leurs pays d’accueil.
Donc on les choye, on leur dit qu’on les aime.

Ce n’est pas la seule mesure pro-mre qui sorte ces dernières semaines, et de ce que j’ai entendu, ce ne sera pas la dernière. Les MRE galèrent, et le Maroc leur tends les bras. Leurs moyens financiers ont depuis les 12 derniers mois et si on les regarde en globalité énormément décru, et le pays, au lieu de chercher à prendre plus pour compenser, fait des gestes pour les inciter à venir et investir quand même.

La criiiiiiiiiise !

A priori le repli sur les 4 premiers mois de 2009 est de 14% dans les investissements MRE vers le Maroc. Les baisses des coûts de transfert par les banques, les mesures d’incitations de l’office des changes et de l’état, notamment avec Damane Sakane suffiront-ils à faire une grande saison 2009 ? Nous le saurons après l’été (et les effets encore imprévisible d’un ramadan à la fin de l’été!)

Thierry

Etude sur le secteur immobilier résidentiel au Maroc à l’horizon 2020

L’étude prospective sur le secteur immobilier résidentiel à l’horizon 2020 a pour objectifs de proposer une stratégie de développement du secteur immobilier.


Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace a lancé, récemment à Rabat, l’étude prospective sur le secteur immobilier résidentiel à l’horizon 2020. Présentée lors d’une rencontre présidée par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Taoufiq Hejira, cette étude a pour objectifs de proposer une stratégie nationale de développement du secteur immobilier et des plans régionaux et locaux d’investissement immobilier et de créer un observatoire de l’immobilier.

L’étude, qui doit s’appuyer sur les résultats des consultations régionales sur le secteur de l’immobilier, passe par deux phases, à savoir l’affinement et l’évaluation du secteur immobilier résidentiel durant la dernière décennie et la proposition d’une stratégie et d’un plan d’action pour le secteur à l’horizon 2020. S’exprimant à cette occasion, M. Hejira a précisé que cette étude vise à faire une «lecture objective de la réalité et des perspectives du secteur immobilier, une lecture partagée des indicateurs du secteur et la préservation de son rôle primordial dans l’économie nationale et dans la maîtrise du développement». Elle intervient, a-t-il estimé, dans une conjoncture marquée par la crise financière internationale qui devrait toucher l’immobilier national et qui s’est manifestée notamment par «un recul d’acquisition des logements secondaires par les retraités et les étrangers et un comportement d’attente chez le citoyen».

Deux exposés sur le diagnostic du secteur immobilier dans les régions de Tanger-Tétouan et de Marrakech-Tensift-Al Haouz durant la période 1998-2007 ont été présentés à cette occasion par les bureaux d’études BET Ayad-Etudes et AREA. Le diagnostic de la région de Tanger-Tétouan révèle une évolution démographique importante et une urbanisation estimée à une moyenne de 2,4 % par an qui s’est amplifiée par impacts du Port Tanger Med. La production de logements dans le secteur réglementaire en milieu urbain dans la région durant la dernière décennie s’est élevée à plus de 91.000 unités, soit une moyenne de 9.100 logements par an, relève le diagnostic, ajoutant que le déficit en logements en milieu urbain a été estimé à 85.700 en 2008. S’agissant de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, le diagnostic a noté que le nombre de logements a atteint 19.628 en 2007, soit une moyenne de 3.926 unités par an alors que le nombre d’autorisations a été de 9.743 durant la même année (une moyenne de 1.949/an). La rencontre a connu la participation des représentants de plusieurs départements ministériels et d’associations professionnelles du secteur.

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