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Immobilier : risque de dérapages au au Maghreb ?

Après une croissance soutenue ces dernières années, l’immobilier devrait connaître une année 2010 plus difficile, mais tous les segments du marché ne seront pas touchés à l’identique. L’immobilier de luxe et touristique pour une clientèle étrangère et locale aisée fera face à une phase corrective, après l’euphorie connue au Maroc et en Tunisie. La crise financière a rendu la demande internationale fragile et les investisseurs étrangers craintifs. Les déboires de Dubaï font planer le doute sur la continuation du plan Azur au Maroc (démarrages poussifs des stations Mazagan et Saïda). Début janvier, Sama Dubai a annoncé le gel de ses investissements au Maghreb et s’est retiré du projet Amwaj, près de Rabat (2 milliards de dollars).


Par ailleurs, la demande de logements destinés à la classe moyenne, très forte, se heurte aux prix élevés : de 2003 à 2008, ils ont triplé en Algérie, doublé à Marrakech et augmenté de plus de 40 % à Rabat et Casablanca. En Algérie, la correction a eu lieu en 2009 : les transactions immobilières y ont chuté de 80 % et les prix à la vente et à la location ont plongé respectivement de 40 et 30 %. Au Maroc, la diminution des taux d’intérêts (8,1 % en 2003, 5,75 % en 2009) et les aides publiques ont permis à plus de 50 000 foyers pauvres d’accéder à la propriété depuis 2005. Malgré les garde-fous qu’il a érigés, le royaume évitera-il l’implosion du marché immobilier en 2010 ?


Commentaire de Thierry : une amélioration rapide des conditions de crédit immobilier au Maroc et au Maghreb de manière générale serait de bon ton pour relancer ce secteur alors que les temps sont durs pour les locaux et les étrangers investisseurs.

Immobilier au maroc : Saïdia, station fantôme 5 mois après le lancement: hôtels, restaurants et golfs fermés Immobilier au maroc : Saïdia, station fantôme 5 mois après le lancement: hôtels, restaurants et golfs fermé

Station de Saidia

Station de Saidia

Un article engagé de l’économiste ci dessous, à propos de la station de Saidia, près de Oujda:
La station balnéaire de Saïdia n’en finit pas de faire parler d’elle! Cinq mois à peine après son lancement en juin, le site pilote du Plan Azur suscite des remous.
Toujours pas de plaques signalétiques pour trouver son chemin. Les parcours golfiques (124 ha) sont inexploités. Les deux hôtels de 5 étoiles, la médina d’une vingtaine de magasins et les restaurants fermés, zéro animation… «La station est morte depuis septembre», témoignent plusieurs sources sur place.
Après deux mois d’exercice (juillet et août), les deux hôtels Barcelo et Iberostar -respectivement de 614 et 485 chambres- ont fermé leurs portes en attendant des jours meilleurs! Les deux établissements devraient rouvrir en mars ou avril 2010. «Deux mois d’exercice par an sont-ils suffisants pour rentabiliser des investissements aussi lourds?», s’interrogent des opérateurs. Faute de clients, plusieurs artisans et commerçants, ayant loué des magasins dans la médina de la station, se plaignent car ils doivent coûte que coûte s’acquitter d’un loyer mensuel.
Depuis septembre, d’aucuns parlent de station fantôme: «De nombreux efforts ont été entrepris à la veille et pendant les Assises. Mais juste après la visite royale, le site a été déserté».
L’ire des écologistes reprend aussi. Le mouvement Esco Esco (Espace de solidarité et de coopération de l’Oriental) revient à la charge. Il dénonce la face cachée d’une offre balnéaire d’apparence séduisante, le non-respect de «la nature, l’environnement, les écosystèmes, la faune et la flore».
Les écolos de l’Oriental parlent déjà d’une dégradation avancée du site. En plus de la déforestation, de la rupture du cordon dunaire, de la destruction du littoral et autre désertification…, une régression accélérée de la plage de Saïdia a été constatée ces derniers mois. «L’érosion de la côte se fait à une vitesse plus accélérée que prévu», fustige le mouvement. «Le retrait de la ligne de côte se fait inexorablement au détriment de la plage», ajoute-t-il. De l’avis même des promoteurs du projet, «pour les besoins de développement des composantes de la station, des impacts ont eu lieu sur la faune et la flore du site». A ce titre, il a été décidé de mettre en place un observatoire de la nature et de la biodiversité, la construction d’un centre d’éducation environnementale ou encore la plantation des zones rasées.
D’ailleurs, un collectif d’associations écolo baptisé «L’écoloplateforme du Nord» vient de mettre une vidéo sur Youtube qui dénonce les dégâts écologiques irréversibles in situ en présence d’une délégation de députés verts français, dont la sénatrice Alima Thierry Boumediane. Un dossier exhaustif qui démontre l’impact écologique des aménagements touristiques sur cette partie a été remis à la sénatrice concernant la dégradation du littoral. La députée a promis de faire tout son possible pour porter cette affaire au Parlement européen.
Pour éviter l’ensablement du site, des évacuations en quantités importantes de sable sont effectuées au vu et au su de tous. De leur part, les riverains dénoncent des opérations de pillage de sable dans la zone.
Plus encore, ils pointent du doigt l’installation d’une vingtaine de cafétérias en béton qui, pourtant, «ont obtenu des autorisations pour occupation temporaire» au centre-ville. Mais depuis quand les constructions en béton relèvent-elles de l’occupation temporaire?
Le comble, «le conseil communal de Saïdia n’a jamais autorisé ces constructions», signalent plusieurs sources ayant requis l’anonymat. Mais qui se cache alors derrière ces autorisations?
Autre problème et non des moindres, une vingtaine d’acquéreurs anglais se plaignent toujours des retards de livraison de leurs villas. Aujourd’hui, et suite à la crise internationale, ils exigent carrément la restitution de leur argent auprès de la SAS (Société d’aménagement de Saïdia, filiale de Fadesa). Des plaintes ont été déposées à ce sujet auprès du Tribunal d’Oujda. Le dossier est entre les mains de Me Salima Faraji, avocate à Oujda. «Aujourd’hui, les villas sont prêtes ainsi que les permis d’habiter. Mais suite à la crise internationale, une vingtaine d’acquéreurs anglais exigent la restitution de leur apport qui est de 900.000 DH», confirme l’avocate.
Plus grave encore, l’épineux problème des eaux usées. De sources concordantes, la station d’épuration n’est pas opérationnelle. Du coup, les rejets menacent considérablement le SIBE (site d’intérêt écologique et biologique) de la Moulouya. Sur site, l’on se plaint d’odeurs pestilentielles en plus des formations de flaques importantes d’eaux dès qu’il commence à pleuvoir.
Pour rappel, L’Economiste avait déjà sollicité l’avis des autorités locales sur l’impact d’un tel projet sur l’environnement. Réponse: la probabilité d’une menace écologique n’est pas rejetée en bloc par les autorités et le promoteur, mais elle est contrebalancée par l’argument développement économique: «Avoir un souci écologique est un signe de bonne santé. Il est évident qu’il y a des déséquilibres lorsqu’on privilégie le béton à la nature. Mais il faut faire des choix», avait précisé le wali d’Oujda qui se disait sensible au discours écologiste. En revanche, «entre la préservation d’une tortue et la création d’une dynamique économique dans la région avec, à la carte, pas moins de 50.000 nouveaux emplois, et une recette de quelque 5 milliards de DH», le choix est vite fait.
A l’origine, avait rappellé le wali, le site en question n’a jamais focalisé l’attention de qui que ce soit. «C’était il y a quelques années une zone marécageuse qui rapportait zéro dirham à l’Etat». Les autorités ne rejettent pas l’argument écolo mais demandent aux «détracteurs d’étayer leurs critiques par des arguments qui ont une rigueur scientifique».




Marina et jerricans algériens

Invraisemblable! Toute une marina de 800 anneaux, qui plus est considérée parmi les 3 premiers ports de plaisance de la Méditerranée, ne dispose pas de station d’approvisionnement en carburant. Du coup, plusieurs yachts, bateaux de plaisance anglais et espagnols d’une valeur de 20 à 30 millions de DH ne trouvent pas le gasoil spécial à la marina, encore moins une station-service dédiée. Pour éviter la panne sèche, pas beaucoup de choix. Ce sont les bidons de 5 litres et jerricans remplis de carburant de contrebande en provenance d’Algérie qui sauvent la mise, témoignent plusieurs personnes. «Cela n’existe nulle part au monde. On ne s’amuse pas à ouvrir une marina sans la station de fuel», fustige le propriétaire d’un yacht.




Allergiques aux médias!

Depuis le reportage diffusé par France 5 sur les déboires de la station balnéaire en juin dernier, les journalistes seraient devenus persona non grata à Saïdia. De sources concordantes, «les autorités sont devenues allergiques aux médias». Pour faire correctement son reportage, désormais le journaliste doit se munir d’une autorisation spéciale ! Une consoeur hollandaise a même fait, le 19 novembre, les frais d’un contrôle musclé des autorités pour avoir pris des photos autour du SIBE. Ses photos ont été entièrement détruites.

A. R.

« Mazagan Beach Resort » honore près 1.500 visiteurs à l’occasion de la cérémonie marquant son ouverture officielle

la boite casino du superbe complexe

la boite casino du superbe complexe

La station touristique « Mazagan Beach Resort » a honoré près de 1.500 visiteurs lors d’une soirée artistique organisée samedi soir à l’occasion de son ouverture officielle.
La station a réservé un accueil des plus chaleureux aux nombreuses personnalités, du monde des arts, qui ont fait le déplacement pour fêter l’ouverture de « Mazagan Beach Resort », la 2-ème station du plan Azur à ouvrir ses portes après celle de Saidia.
La cérémonie d’ouverture du « Mazagan Beach Resort » s’est transformée en un spectacle, mêlant chants et danses populaires (Gnawa, Ahouache …), le tout sur fond du sons et lumières des feux d’artifice qui ont émerveillé les visiteurs nationaux et étrangers et illuminés le ciel de la ville d’El Jadida.
Cette soirée a été également agrémentée par des chansons interprétées par des groupes internationaux, des séquences musicales et de chorégraphie.


Les invités ont eu également l’occasion de découvrir la dernière touche hautement artistique de l’hôtel qui a abrité cette cérémonie et qui compte 500 chambres.
Cette ambiance festive a été également l’œuvre de quelque 2.000 agents qui ont décoré les lieux de 100 mille fleurs et autant de bougies sans oublier les chevaux parés pour l’occasion. Cette soirée, animée par 300 artistes populaires, a été transmise en directe par vidéo sur le site web de la station.
La station touristique « Mazagan beach Resort » qui a nécessité une enveloppe budgétaire de 3,1 milliards de dirhams et dont le chiffre d’affaires devrait atteindre 1,35 milliard de dirhams la première année, compte attirer près de 4 millions de visiteurs par an, dont 200.000 clients dans l’hôtel 5 étoiles qui dispose d’une capacité de 1000 lits.
Construit sur 250 ha le long d’une plage de 7 kilomètres, Mazagan Beach Resort est un complexe touristique balnéaire qui propose un hôtel cinq étoiles de luxe de 500 chambres, un club Lounge et un centre de conférences de plus de 2000 m2.
La station dispose également d’un golf de 18 trous, un centre de loisirs, un night-club, un SPA et un centre de remise en forme.

source map

Saidia : nouvel Eldorado ou bétonnerie de la nature ?

Ce reportage français de France 5 est censé montrer ce qui se passe à Saidia. Pour rappel, Saidia est ce coin magnifique de la méditerranée juste au nord de Oujda (frontière algérienne). Avec le nouvel aéroport international de Oujda, ainsi que toutes les infrastructures qui ont été construite, Saidia est un des endroits phares du plan de tourisme marocain. Imaginez : des plages magnifiques et vierges ! Alors qu’en face la costa del sol est bétonnée à ne plus savoir qu’en faire ?
Alors oui les belles plages sauvages sont en train de s’équiper, on passe des routes, on fait des lotissement des casinos, des boites, des hôtels de luxe etc…

Faut-il s’en offusquer ?

Votre avis m’intéresse : on peut en discuter ici

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SAIDIA OU LE GRAND FIASCO IMMOBILIER (video dm)

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Tout ce que je peux dire de plus pour l’instant c’est qu’il y a un grand nombre de projets immobiliers de très bon standings qui se développent. J’ai vu les crédits immobiliers demandés pour des projets dans cette région et les promoteurs ont souvent des garanties à mettre en face. Il y a aussi beaucoup d’investissement des emiratis. Vu les circonstances actuelle, il faut espérer que ces investissements en ralentissement pas, afin qu’on ne se retrouve pas face à un projet qui patauge. Quitte à habiller le coin, autant l’habiller bien.

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