Taux d’intérêt crédit Maroc : Décision de taux de Bank Al Maghrib du 30 mars 2010
BAM vient de publier sa récision de taux d’intérêt de Bank Al Maghrib du 30 mars 2010 pour le Maroc
Décision :
La réunion du conseil de la banque centrale, tenue aujourd’hui, a abouti à un statu quo du taux directeur à 3.25% ainsi qu’à une nouvelle réduction du taux de la réserve monétaire obligatoire de deux points à 6%.
Le maintien depuis une année du taux directeur à 3.25% répond à une logique inflationniste de stabilité des prix.
• La Banque Centrale a en effet, révisé à la baisse sa prévision centrale d’inflation de 50 points de base à 1.4%. Néanmoins, l’orientation générale reste sur des perspectives à la hausse, compte tenu de l’incertitude autour des cours des matières premières et d’une forte demande intérieure.
• La baisse de deux points du taux de la réserve monétaire est la cinquième en son genre en une année. Celle-ci témoigne de la persistance du manque de liquidité du système bancaire.
DETAILS :
Le maintien depuis une année du taux directeur à 3.25% répond à une logique inflationniste de stabilité des prix.
• La Banque Centrale a en effet, révisé à la baisse sa prévision centrale d’inflation de 50 points de base à 1.4%. Néanmoins, l’orientation générale reste sur des perspectives à la hausse, compte tenu de l’incertitude autour des cours des matières premières et d’une forte demande intérieure.
• La baisse de deux points du taux de la réserve monétaire est la cinquième en son genre en une année. Celle-ci témoigne de la persistance du manque de liquidité du système bancaire.
Par ailleurs, bien que la valeur ajoutée du secteur secondaire ait connu un ralentissement en 2009 à 1.6% du PIB, les estimations du HCP et de BAM s’accordent sur une note d’optimisme quant à sa contribution dans la formation du PIB en 2010. Selon ces deux autorités, la croissance globale serait située entre 3% et 4%. Elle restera toutefois intimement liée à l’évolution de la campagne agricole de 2010 et le rythme de reprise chez nos partenaires.
Les conditions monétaires, demeurent sur une évolution modérée de la masse monétaire M3, qui a atteint 5% au terme du mois de janvier, et 4.8% en février, en phase avec son évolution moyenne qui a été de 5.3% sur le quatrième trimestre de 2009.
Cette dynamique de la création monétaire vient conforter le rythme de croissance des concours à l’économie, qui, en dépit de leur ralentissement, demeurent encore dynamiques avec une hausse de 11.43% au mois de janvier, et de 12% en février, contre 9.15% et 10.35% respectivement en décembre et novembre 2009.
Par ailleurs, l’inflation, qui représente l’agrégat déterministe des orientations de Bank Al Maghrib en termes de décision de taux, se maintient toujours à des niveaux faibles. L’inflation générale et l’inflation sous-jacente ont affiché des chiffres négatifs en janvier respectivement de –0.7% et –0.2%. Celles-ci ont toutefois unanimement rebondit pour se chiffrer à 0.1% en février en glissement annuel.
Lors de la dernière réunion trimestrielle de décembre 2009, les anticipations de l’inflation sur un horizon de six trimestres ont été bien au-delà des réalisations de cet agrégat. En effet, alors que l’inflation a enregistré une moyenne de 0.2% au cours du quatrième trimestre de 2009, l’anticipation de l’inflation sur la même période a fait ressortir une hausse de 0.7%.
La banque centrale a ainsi révisé ses anticipations de l’inflation sur l’horizon des six prochains trimestres à la baisse, les faisant passer de 1.9% à 1.4% en moyenne. Toutefois, ses anticipations sur le deuxième trimestre de 2011 se situent autour de 2%, et prévoient une inflation sous-jacente modérée, ne dépassant pas 2%.
Par ailleurs, le conseil de Bank Al Maghrib a noté la persistance des pressions sur la liquidité imputables principalement à la détérioration des avoirs extérieurs. En effet, les injections hebdomadaires de la banque centrale via ses avances à 7 jours, qui se situent actuellement au seuil des 20 milliards de dirhams, conjuguées aux interventions du Trésor via ses placements à blanc, arrivent à peine à maintenir les taux interbancaires autour du taux directeur. Le marché monétaire demeure donc durablement très dépendant des instruments de liquidité, ce qui justifie la décision de réduire le taux de la réserve monétaire pour la cinquième fois depuis début 2009.


décembre 29th, 2010 at 14:46
Bonjour je suis Marocain résident en suisse et j’aimerais savoir pourquoi les banques n’applique pas les mêmes taux d’intérêts fixés pour un résident au Maroc et un MRE.
Merci